19 Dec, 2018
lundi, 13 janvier 2014 22:47

12 janvier 2014, une marche en souvenir des disparus/es du séisme Spécial

Banderolles en mains, les marcheurs/marcheuses ont défilé les rues de Port-au-Prince Banderolles en mains, les marcheurs/marcheuses ont défilé les rues de Port-au-Prince GARR

Des déplacés-es de différents camps de la zone métropolitaine, des représentants-es des organisations de la société civile et des représentants-es d’organisations étrangères, ont marché dans les rues de Port-au-Prince, le 12 janvier 2014, date marquant le 4ème anniversaire du séisme du 12 janvier 2010. Cette marche a été organisée, sous les auspices du Collectif des organisations pour la Défense du droit au logement afin de saluer la mémoire des 300 mille victimes emportées par la catastrophe.

Banderoles et pancartes en main, plusieurs dizaines de personnes se sont massées devant les locaux de la Faculté d’Ethnologie, au Champ de Mars, place publique où des milliers de déplacés/es avaient pris refuge dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre. Le signal est lancé. Les participants/participantes venus de différents endroits du pays, ont laissé la place à destination du mémorial du cimetière de Port-au-Prince.

Tout au long de leur itinéraire, les marcheurs ont lancé des slogans hostiles aux autorités haïtiennes qui selon eux, n’ont pas fait une bonne gestion du dossier des victimes du 12 janvier.

Le Collectif des organisations pour la Défense du droit au logement a dressé un bilan avec de faibles réalisations dans le secteur de logement après la catastrophe. « 4 ans après le séisme, les conditions de logement des déplacés ne sont pas améliorées. Le gouvernement ne fait qu’apporter un palliatif, avec le programme 16/6, mais rien n’a réellement changé pour les victimes du 12 janvier. », a critiqué Geralda Sainville, la chargée de plaidoyer du GARR, organisation membre du Collectif.

Mme Sainville en a profité pour dénoncer les expulsions forcées qui se poursuivent dans les camps d’hébergement. « C’est inconcevable. Nous ne pouvons pas accepter qu’on inflige d’autres souffrances aux familles déplacées vivant déjà dans des conditions inacceptables. Les autorités doivent faire cesser ces expulsions qui sont une violation flagrante des conventions internationales relatives aux droits de la personne. », a ajouté la militante du droit au logement.

Les déplacés/es venus des camps de Christ-roi, de Delmas, de Carrefour, Canaan, etc. n’ont pas hésité à cracher leur ras-le-bol. Les propos frustrants et révoltants lancés témoignent leur dégoût de continuer à vivre sous les tentes, 4 ans après le tremblement de terre. « Les bâches sont délabrées. Les moustiques et les parasites nous envahissent. Nous n’en pouvons plus…. » ont-ils/elles répété en chœur. Ils/elles ont réclamé du gouvernement Martelly-Lamothe de bons programmes de logement afin qu’ils/elles puissent être relocalisés en toute dignité.

De la Rue Capois, en passant par la rue Cameau, les initiateurs de la marche ont fait un arrêt à l’angle de la rue Lafleur Duchène pour saluer la mémoire du professeur Jean Anil Louis Juste, assassiné quelques heures avant le tremblement de terre.

Arrivés au mémorial du cimetière de Port-au-Prince où une gerbe de fleur a été déposée, les représentants du Collectif ont interpelé les responsables de l’Etat afin que des mesures soient prises pour faire respecter les normes de construction et mettre en œuvre une politique nationale de logement priorisant la protection de l’environnement. « 12 janvier doit rester une date inoubliable pour le peuple haïtien et par devoir de mémoire, nous devons dire non aux constructions anarchiques, qui sont en majeure partie responsables de la catastrophe. », a déclaré Nancy Vigne, dans son message de circonstance. Elle recommande au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle d’intégrer dans l’enseignement en Haïti la formation sur le tremblement de terre pour que la population sache comment réagir au cas où se présente un autre séisme.

Signalons que cette marche est inscrite dans le cadre d’un ensemble d’activités organisées sous le thème : « 12 janvye 2010, 4 lane aprè anyen pa chanje pou majorite pèp ayisyen nan zafè lojman / 12 janvier 2010, 4 ans après, rien n’a changé pour la majorité de la population haïtienne dans le domaine de logement » par le Collectif pour la Défense du Droit au Logement pour marquer le 4ème anniversaire du séisme.

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Dernière modification le lundi, 13 janvier 2014 23:20

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