13 Dec, 2018
lundi, 17 décembre 2012 21:34

Intervention musclée de policiers au camp Pelé : 3 blessés par balle parmi eux un bébé de 7 mois Spécial

Des tentes déchirées par des agents de l'UDMO Des tentes déchirées par des agents de l'UDMO Photo : Doliscar jackson

Un groupe de déplacés/es du Camp Pelé, ont présenté une conférence de presse, le jeudi 13 décembre 2012,  pour dénoncer les violences exercées à leur encontre par des agents portant l’uniforme de l’Unité de Maintien de l’Ordre (UDMO). Bilan : 3 déplacés blessés par balles, d’autres sévèrement battus et 636 tentes déchirées à l’arme blanche.

« Des agents de l’UDMO ont tiré à hauteur d’homme sur nous, ils nous ont battus à coup de bottes et déchiré nos tentes. Nous réclamons justice et réparation », a revendiqué  Louis Jean David, l’un des membres du comité du Camp  Pelé, sous les regards révoltés des autres déplacés, présents à cette conférence réalisée dans les locaux de FRAKKA, à Delmas 3.

Selon ces derniers, ils organisaient un mouvement pacifique à l’entrée du Camp, situé au Boulevard Harry Truman, communément  appelé Bicentenaire, le 10 décembre 2012, afin d’attirer l’attention sur les mauvaises conditions dans lesquelles ils vivent.  Tôt dans la matinée, Ils avaient bloqué la route, empêchant les autobus de circuler librement. C’est à ce moment là, racontent les déplacés, que «des agents de l’UDMO, vêtus d’un uniforme de couleur crème, à bord de deux véhicules immatriculés 1-490, et 1-993, avaient violemment débarqué dans l’espace pour les forcer à mettre fin à leur mouvement ; Ils lançaient des gaz lacrymogènes et tiraient à hauteur d’homme sur les résidents du site.».

Apeurés, les déplacés/es se dispersaient en courant çà et là à travers le camp. Selon leurs témoignages, trois personnes seraient touchées par des projectiles des Agents de l’UDMO. Les victimes, présentes à la conférence, ont montré à tour de rôle des pansements couvrant des blessures soignées, disent-ils, à l’hôpital  Médecins Sans Frontières de Martissant, banlieue sud de la Capitale.  Princima Stanio Eustache, 48 ans, a reçu un projectile à l’épaule droite,  Christiamène Celais, 38 ans, a été atteint d’une balle au pied et son bébé de 7 mois qu’elle tenait dans ses bras lors de la manifestation a été touché au pied droit.

Il n’y pas que ces trois victimes. Plusieurs autres déplacés/es ont déclaré avoir été brutalisés par des agents de l’UDMO qui leur ont asséné des coups de bottes tandis que d’autres, avec canif en main, déchiraient leurs tentes. 

« Un agent m’a donné un coup de bottes au genou parce que j’avais tenté de l’empêcher de déchirer ma tente », a expliqué Michelle Irène, une déplacée âgée de 50 ans. « Je venais de prendre mes enfants de l’école et je m’apprêtais à rentrer dans le camp, quand un autre agent m’a bousculé », a confié Marie Delerne, une autre déplacée du camp.

Alors qu’on approche du 3e anniversaire du séisme du 12 janvier, les agressions contre les familles déplacées se multiplient dans les sites d’hébergement. Pourtant jusqu’à date les autorités n’ont pas encore établi des mécanismes de relocalisation pour l’ensemble des camps de l’aire métropolitaine.

 

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Dernière modification le mardi, 18 décembre 2012 20:39

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