11 Dec, 2018
mercredi, 20 juillet 2011 15:15

Plus de 7000 personnes rapatriées sur fond de dénonciations

Plus de 7000 personnes rapatriées sur fond de dénonciations © 2012, Google - Cnes / Spot Image, DigitalGlobe, Geoeye

 

Les données collectées sur place par le GARR révèlent qu’entre le 4 janvier et le 29 juin 2011, les autorités dominicaines ont reconduit à la frontière pas moins de 7 205 ressortissants-es haïtiens. Parmi ces rapatries-es, 6 567 hommes, 554 femmes, 13 fillettes et 71 garçonnets ont été dénombrés. La ville frontalière de Belladère (Centre) arrive en tête de liste des zones ayant accueilli le plus grand nombre de rapatriés-es pour cette période, soit 5 849 personnes.

Les données collectées sur place par le GARR révèlent qu’entre le 4 janvier et le 29 juin 2011, les autorités dominicaines ont reconduit à la frontière pas moins de 7 205 ressortissants-es haïtiens. Parmi ces rapatries-es, 6 567 hommes, 554 femmes, 13 fillettes et 71 garçonnets ont été dénombrés. La ville frontalière de Belladère (Centre) arrive en tête de liste des zones ayant accueilli le plus grand nombre de rapatriés-es pour cette période, soit 5 849 personnes.

Cette difficile situation que connaissent les migrants haïtiens, particulièrement les sans-papiers, a interpelé plusieurs institutions. C’est le cas, notamment de la Table Nationale pour les Migrations-République Dominicaine (MNM—RD). Au cours d’une conférence de presse donnée le 22 juin 2011, la MNM-RD a dénoncé le non respect par les autorités dominicaines des prescrits du Protocole d’Accord sur les mécanismes de Rapatriement conclu entre Haïti et la République Dominicaine en décembre 1999.

« Les expulsions sont réalisées de façon irrégulière et suspecte, pendant la nuit, les dimanches et les jours fériés ». a déploré William Charpentier, Coordonnateur de la MNM-RD. M. Charpentier s’en est pris aussi aux responsables dominicains en raison du fait que « la plupart des rapatriés sont interceptés en dehors de leur domicile. Ils sont expulsés en laissant leurs fils en état d’abandon dans les villes dominicaines ».

Le défenseur des Droits humains reproche également aux autorités dominicaines la brutalité qui accompagne généralement les rapatriements « Au moment des rapatriements, les ressortissants haïtiens sont victimes de violences physiques et verbales. Souvent des agents de la migration dominicaine, des militaires et des policiers, les dépouillent de leur argent sous prétexte qu’ils vont être libérés », a poursuivi le principal responsable de la MNM-RD.

La position des évêques catholiques et des participants à la réunion régionale sur la migration qui s’est tenue au Costa Rica le 3 juin 2011 n’est pas différente de celle de la Table Nationale pour les Migrations-République Dominicaine. Dans une déclaration rendue publique le même jour, ceux-ci ont instamment « pressé les nations de protéger les Haïtiens qui résident sur leur territoire et de continuer l’assistance économique à Haïti ».

Fin avril 2011, le Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) a réclamé un moratoire sur les déportations d’Haïtiens-Haïtiennes en raison du contexte post-séisme. « Les déportations des ressortissants haïtiens vers Haïti par les Etats et gouvernements des pays d’Amérique dont…la République Dominicaine constituent des violations des instruments internationaux de droits humains, dont le droit à la vie et à la dignité des personnes rapatriées » a critiqué le SJRM.

Autre réaction enregistrée autour des rapatriements d’Haïtiens durant la première moitié de l’année, celle de Monseigneur Ramón Benito de la Rosa y Carpio. évêque de Santiago, ville au Nord de la République Dominicaine. Fin janvier 2011, il a appelé ses compatriotes dominicains à traiter les immigrants haïtiens avec respect.

« Il faut conseiller à tout le pays, maintenant et toujours que face aux immigrants, il faut avoir du respect. Et s’il y a un quelconque problème, il faut le résoudre conformément à la loi », avait recommandé le haut dignitaire de l’Eglise catholique.

Pour sa part, dans une note datée du 7 janvier 2011, Amnesty International a exhorté les autorités concernées par la question de refoulement massif d’Haïtiens à cesser de les expulser, sous prétexte de prévenir la propagation de l’épidémie de choléra. L’institution les a invitées, de préférence, à soutenir le pays. « Haïti ne s’est pas encore remise de la terrible catastrophe naturelle qui l’a frappée. Plutôt que de renvoyer de force des personnes vers une situation désespérée, la République Dominicaine et d’autres pays doivent venir en aide à Haïti », a préconisé Javier Zuñiga, Conseiller spécial auprès d’Amnesty International.

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Dernière modification le mardi, 07 février 2012 20:48

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