11 Dec, 2018
jeudi, 20 février 2014 15:53

Le GARR et le Groupe Médialternatif s’unissent pour faciliter des meilleures couvertures de la thématique du logement dans les médias Spécial

Des participants/participantes lors de l'atelier organisé par le GARR et le GM à l'intention des journalistes haïtiens, à Port-au-Prince, le 14 février 2014 Des participants/participantes lors de l'atelier organisé par le GARR et le GM à l'intention des journalistes haïtiens, à Port-au-Prince, le 14 février 2014 Photo: Josué Michel

A l’initiative du GARR et du Groupe Médialternatif (GM), un atelier de formation sur «la thématique du logement dans les médias en Haïti» a été organisé à l’intention d’une vingtaine de journalistes haïtiens, le 14 février 2014, à Port-au-Prince. Cette séance de formation d’une journée visait à réfléchir avec les travailleurs de presse sur les enjeux et l’importance du logement dans un contexte post séisme et ensuite à dégager des opportunités pour une meilleure prise en compte de la question du logement dans l´agenda des médias.

Cet atelier de formation s’inscrivait aussi dans le cadre d’un partage d’expériences entre le GARR, le GM  avec des journalistes professionnels sur le mode de couverture médiatique  accordé à la question du logement.

La question du logement qui mérite une attention toute particulière, est peu abordée, par la presse haïtienne, a déclaré le Coordonnateur du Groupe Médialternatif, Gotson Pierre. Le responsable du GM a invité les travailleurs/travailleuses de presse à avoir «un nouveau mode de couverture et de traitement» autour de ce dossier tant négligé par certains médias haïtiens.

Le Coordonnateur du GARR, Jean Baptiste Azolin a dit observer une certaine incohérence dans les débats réalisés dans des médias autour de la problématique de logement qui, selon lui, devraient être enrichis.

« Cet atelier d’échanges va vous permettre de prendre en considération la question du Droit au logement en vue d’enrichir les débats.», a-t-il estimé.

La politique de logement en Haïti, le mode de relocalisation des personnes déplacées, l’aménagement du territoire, les nouvelles lois relatives à la propriété, telles ont été entre autres les préoccupations des journalistes.

Ces travailleurs/travailleuses de presse qui se sont montrés intéressés à cette thématique, ont indiqué avoir des contraintes  dans la couverture de certains dossiers y relatifs.

«Nous ne pouvons pas ignorer que la majorité des médias haïtiens accordent plus de priorité aux sujets politiques que ceux à caractère social.», ont regretté quelques-uns d’entre eux.

Suite aux exposés du Secrétaire Exécutif de la Plateforme des Organisations de Droits Humains (POHDH), Antonal Mortimé et du Professeur Hancy Pierre, les débats étaient plus animés.

Intervenant sur le Droit au logement et la lutte contre les expulsions forcées au regard des lois haïtiennes, M. Mortimé a condamné la façon dont les autorités  gouvernementales traitent le dossier des déplacés-es internes victimes du séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

«L’Etat a pour obligation de protéger chaque famille déplacée. Malheureusement, nous observons souvent des expulsions forcées qui se réalisent dans les camps en dehors des normes internationales, et cela au su et au vu des autorités. », a-t-il critiqué.

Le militant de droits humains a par ailleurs appelé les autorités haïtiennes à travailler au respect du droit des familles sinistrées qui, selon lui, doivent être relocalisées en toute dignité.

Pour le professeur Hancy Pierre qui passait en revue la politique publique en matière de logement en Haïti, l’Etat haïtien doit combattre l’exode rural dans le pays en définissant une politique publique au profit des fils et filles du pays.

«Une politique publique réglementée doit être envisagée par les autorités dans la résolution du problème de logement en Haïti.», a-t-il avancé.

Des représentants/représentantes de comités de trois (3) camps des déplacés notamment du ‘’KID, basé à Christ-Roi, de Canaan et du camp « peuple progressiste » en ont profité pour dénoncer les conditions dans lesquelles vivent les familles déplacées de ces sites d’hébergement.  

« Notre situation dans les camps se détériore de plus en plus. Nous sommes livrés à nous-mêmes. Les autorités qui devraient nous assister dans ces moments difficiles font fi de nous. Un avenir sombre et incertain se dessine devant nous...», se sont-ils plaints.

Au terme de cet atelier, les journalistes se sont engagés à travailler de concert avec les organisations œuvrant dans le domaine du droit au logement pour que le respect de ce droit devienne une réalité dans le pays.

 

 

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Dernière modification le jeudi, 20 février 2014 16:18

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