[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Organisations Partenaires Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://67.225.191.90 Wed, 14 Nov 2018 22:31:22 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr 87 ressortissants haïtiens et une Dominicaine interceptés en mer reconduits au Cap-Haïtien par des garde-côtes américains https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2019-87-ressortissants-haïtiens-et-une-dominicaine-interceptés-en-mer-reconduits-au-cap-haïtien-par-des-garde-côtes-américains https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2019-87-ressortissants-haïtiens-et-une-dominicaine-interceptés-en-mer-reconduits-au-cap-haïtien-par-des-garde-côtes-américains Les boat people lors de l'accueil

Des garde-côtes américains ont reconduit au Cap-Haïtien (Nord), le 10 novembre 2018,  87 ressortissants haïtiens et une Dominicaine.  Ces voyageurs se trouvaient à bord d’une embarcation de fortune qui se dirigeait clandestinement vers Nassau (Bahamas). Au nombre de ces boat people figurent 17 femmes, 55 hommes et 16 mineurs, a observé Jésula Blanc représentante du GARR à Ouanaminthe (Nord-est).

Les boat people ont été appréhendés près des eaux territoriales cubaines, le 7 novembre 2018, au moment où le navire qui les transportait, se trouvait en difficulté.

Ils sont originaires pour la plupart de diverses villes des départements du Nord-Ouest et du Nord entre autres, Port-de-Paix, Môle-Saint-Nicolas, l’Île de la Tortue, Saint-Louis du Nord.

Selon les informations recueillies par la représentante du GARR, l’embarquement a été fait à l’Île de la Tortue (Nord-ouest)  le 5 novembre 2018. Les voyageurs ont payé entre 2500 à 25000 Gourdes.

Au cours de leur parcours en mer, les migrantes et migrants clandestins se trouvaient en difficulté au large de Cuba  quand des garde-côtes américains qui étaient à bord d’un hélicoptère et d’un navire ont aperçu la petite embarcation. Ils se sont dirigés vers les garde-côtes  américains qui les ont appréhendés.

Les voyageurs interceptés ont déclaré avoir passé trois jours sans rien prendre à bord du bateau des garde-côtes américains avant d’être reconduits au Cap-Haïtien le 10 novembre 2018.

Ils/elles ont été accueillis par le GARR, OIM, SJM, IBESR, AVSI, ONM et la Croix-Rouge haïtienne.

Le GARR s’inquiète des conditions dans lesquelles de nombreux Haïtiennes et Haïtiens continuent de mettre leur vie en péril en haute mer à la recherche d’une vie meilleure.

Tout en appelant au renforcement de l’Office National de la Migration, il exhorte les autorités haïtiennes à mettre en place une politique de création d’emplois tout en envisageant de vrais programmes sociaux pour encourager les couches les plus vulnérables du pays à rester chez elles.   

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 12 Nov 2018 21:25:30 +0000
Retour en Haïti de 184 migrants en provenance de Chili : Le GARR s’inquiète https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2018-retour-en-haïti-de-184-migrants-en-provenance-de-chili-le-garr-s’inquiète https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2018-retour-en-haïti-de-184-migrants-en-provenance-de-chili-le-garr-s’inquiète Vue de deux migrants haïtiens qui revenaient de Chili le 7 novembre 2018

184 migrants haïtiens ont été reconduits à Port-au-Prince à bord d’un Boeing 767 appartenant à l’Armée de l’air chilienne dans l’après-midi du 7 novembre 2018. Onze membres de ladite armée, un médecin et un ambulancier les ont accompagnés. Des organismes de droits humains dont le GARR et Défenseurs Plus,  deux membres du gouvernement haïtien, des représentants de l’ONM, des journalistes haïtiens et étrangers  ainsi que des représentants diplomatiques chiliens ont été au rendez-vous dans le cadre de cet événement.   

D’un air frustré et déçu, des migrants n’ont pas caché leur mécontentement de leur mésaventure au Chili. Tel a été le cas de Daniela et Léon respectivement originaires de Léogâne (Ouest) et des Gonaïves (Artibonite).

Selon eux, les ressortissants haïtiens ne sont plus les bienvenus au Chili ces derniers jours. Le gouvernement chilien aurait accordé la priorité aux Vénézuéliens en raison de la crise socioéconomique à laquelle fait face actuellement le Venezuela. Ce qui rend difficile la vie de nombreux migrants haïtiens qui se retrouvent au pays de Sebastian Piñera.

 « Nous ne pouvons pas trouver du travail. Bon nombre de nos compatriotes crèvent de faim et dorment sur des places publiques malgré le froid. Nous n’avons pas d’autre choix que de retourner dans notre pays.», ont-ils confié au GARR. 

Des migrants dont les parents n’étaient pas présents pour les accueillir ont été contraints de faire la navette sur la cour de l’aéroport.  Ils ont fustigé le comportement des autorités haïtiennes qui, selon eux,  les ont abandonnés sans leur faciliter le retour dans leur ville natale.

Une situation qui a porté le GARR à assurer la prise en charge de certains d’entre eux en dépit de ses moyens financiers limités. Ils ont été nourris puis hébergés dans un hôtel de la zone métropolitaine pendant une nuit. Des frais de transport ont été mis à leur disposition afin qu’ils puissent rentrer chez eux. 

Soulignons qu’au cours de l’arrivée du premier groupe de ces 184 migrants haïtiens, des plats chauds et de l’eau leur ont été offerts par les autorités haïtiennes. 

Certains d’entre eux qui étaient en pleurs, ont refusé la nourriture. Ils ont caché leur visage tout en dénonçant  le comportement de certaines personnes qui s’amusaient à les filmer et les photographier. 

Le GARR déplore l’accueil qui a été réservé aux rapatriés.  Il croit que le gouvernement haïtien pourrait faire mieux pour accueillir honorablement ses ressortissantes et ressortissants. Ces derniers, on se le rappelle, ont fait des débours importants pour aller au Chili. 

Il exhorte les autorités haïtiennes à mieux coordonner leurs interventions en vue d’accueillir dans la dignité les prochains groupes de migrants. Aussi leur demande-t-il d’élaborer un plan de réinsertion au bénéfice de toutes les personnes reconduites en Haïti.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Fri, 09 Nov 2018 13:53:57 +0000
Chili: 176 migrants haïtiens bientôt de retour à Port-au-Prince https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/item/2017-chili-176-migrants-haïtiens-bientôt-de-retour-à-port-au-prince https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/item/2017-chili-176-migrants-haïtiens-bientôt-de-retour-à-port-au-prince Des migrants haïtiens au Chili

Dans une interview accordée à El Mercurio, le 4 novembre 2018, le  Sous-secrétaire du ministère de l’intérieur chilien, Rodrigo Ubilla a annoncé la reconduction en Haïti de 176 migrants. Prévue dans le cadre du « Plan humanitaire de retour volontaire », cette reconduction est fixée pour le 7 novembre 2018. 

Les migrants haïtiens concernés par cette mesure résidaient pour la plupart dans les communes chiliennes de Estación Central, Quilicura et dans la ville de Santiago.

Ils font partie d’un groupe de ressortissants haïtiens qui ont vécu pendant plusieurs mois au Chili et qui ne pouvaient pas trouver du travail.   

Selon M. Ubilla, le gouvernement chilien mettra à la disposition des Haïtiens un avion militaire qui les transportera gratuitement en Haïti.

 «Le décollage aura lieu mercredi. Ce sera un voyage pilote pour que nous puissions évaluer le programme et faire des ajustements nécessaires.», a-t-il indiqué.

Suite au premier vol attendu ce mercredi, des voyages en cascade sont prévus dans les prochains jours.

Rappelons que les migrants haïtiens inscrits dans le programme ne pourront pas revenir au Chili avant les 9  années à venir.

Le GARR appelle le gouvernement haïtien à mettre tout en œuvre pour accueillir dignement ses ressortissantes et ressortissants qui ont fait des débours importants pour se rendre au Chili en quête de meilleures conditions de vie.    

 

 

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Actualité Mon, 05 Nov 2018 20:26:35 +0000
Etats-Unis : Trump entend mettre fin au droit du sol https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2016-etats-unis-trump-entend-mettre-fin-au-droit-du-sol https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2016-etats-unis-trump-entend-mettre-fin-au-droit-du-sol Le président américain Donald Trump lors d'un meeting électoral à Murphysboro, dans l'Illinois, le 27 octobre 2018

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé, au cours d’une interview accordé à Axios, le 30 octobre 2018, vouloir réviser, par décret, le droit du sol (Jus soli) lequel droit stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine, a appris le GARR.

L’annonce de vouloir mettre fin à la citoyenneté pour les enfants de non-citoyens et les immigrants non autorisés nés sur le territoire américain a été faite en pleine campagne, soit une semaine avant les élections législatives américaines.

«Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des Etats-Unis... avec tous les avantages», a déclaré le président des Etats-Unis.

 Donald Trump, dans cet entretien télévisé, a poursuivi que «c’est ridicule, il faut que cela cesse» sans toutefois préciser la date à laquelle il compte implémenter son projet.

Selon plusieurs experts internationaux, le président américain devrait se heurter à des obstacles juridiques majeurs et certains pensent même qu’il ne pourra prendre une telle décision.

Cependant, le sénateur républicain Lindsey Graham a applaudi fortement  l’annonce de Donald Trump.

Il a souligné que le président est prêt à s’attaquer à ce qu’il appelle une «politique absurbe» qui, selon lui,  favorise l’immigration illégale aux Etats-Unis.

Donald Trump multiplie ces derniers jours les déclarations autour de la thématique de l’immigration. Des «villes de tentes» à la frontière avec le Mexique seront construites et les migrants devront attendre. Ceux qui n’obtiennent pas l’asile retourneront chez eux, a-t-il lancé fermement.

Le GARR estime que l’exécution d’un tel projet aura des conséquences totalement négatives sur l’avenir des migrants et de ses descendants et peut porter atteinte au droit à la nationalité de certaines personnes.

Il appelle à la mobilisation de toutes les organisations et institutions américaines qui ont l’habitude de prendre position pour la cause des droits de la personne en vue de faire obstacle à un tel projet. Il en appelle aussi aux organisations nationales, internationales et régionales à apporter leur solidarité afin d’éviter l’application de ce plan.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Wed, 31 Oct 2018 18:53:48 +0000
Une marchande haïtienne agressée physiquement par un militaire dominicain à Dajabón https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/droits-de-l-homme/item/2015-une-marchande-haïtienne-agressée-physiquement-par-un-militaire-dominicain-à-dajabón https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/droits-de-l-homme/item/2015-une-marchande-haïtienne-agressée-physiquement-par-un-militaire-dominicain-à-dajabón Wideline Saint Charles entourée de Jesula Blanc,responsable de plaidoyer au GARR et de Eliane Ménellus, représentante du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes

Wideline Saint Charles, 25 ans, a été victime d’abus de la part d’un militaire dominicain du Corps Spécialisé de Sécurité  Frontalière Terrestre (CESFRONT), le 28 octobre 2018.

L’incident s’est produit au moment où la jeune marchande tentait de traverser la frontière en passant par  le point non officiel de la rivière massacre. Elle était accompagnée d’autres marchands haïtiens qui se rendaient aussi en territoire dominicain pour s’acheter des produits en vue de les revendre en Haïti.

Des militaires dominicains auraient exigé 100 pesos aux marchandes et marchands haïtiens pour les faciliter l’entrée en territoire voisin.

Une fois terminé de collecter cette somme de quelques-uns d’entre eux/elles, l’un des militaires leur a intimé l’ordre de faire marche arrière en les menaçant avec son arme.

Tout le monde s’est mis à courir. Wideline est malheureusement tombée pendant sa course.

Le soldat dominicain s’est approché d’elle et l’a sévèrement frappée avec son arme. Elle a été fracturée gravement au bras gauche.

La jeune haïtienne a été transportée d’urgence à l’hôpital par un autre soldat dominicain. Son agresseur aurait été placé en garde à vue,  a appris le GARR.

Originaire des Gonaïves, département de l’Artibonite, Wideline vit à Ouanaminthe (Nord-est) depuis 1 an avec ses 3 enfants.

Le GARR s’inquiète de la façon dont des militaires dominicains traitent les commerçantes et commerçants haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine.   

Tout en condamnant cet incident regrettable, il appelle les représentants diplomatiques haïtiennes à Dajabon à accompagner la victime afin que justice lui soit rendue.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Droits de l'Homme Tue, 30 Oct 2018 19:33:00 +0000
République Dominicaine : Un étudiant haïtien tué par balle à Santiago https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2014-république-dominicaine-un-étudiant-haïtien-tué-par-balle-à-santiago https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2014-république-dominicaine-un-étudiant-haïtien-tué-par-balle-à-santiago Vue d'un cimetière

Wadner Petit Choutte, 25 ans, étudiant finissant en Médecine à l’Université Technologique de Santiago (UTESA) a été atteint d’une balle à la tête provenant d’une arme d’un policier dominicain dans la soirée du  22 octobre 2018.

Selon les informations rapportées par une partenaire dominicaine, l’incident s’est produit dans le secteur de Pékin, à Santiago, lors d’un affrontement violent opposant la police dominicaine à des chauffeurs de taxi-moto.  

Ces derniers manifestaient pour exiger aux autorités dominicaines la réduction du prix du carburant. Arrivant sur les lieux, l’un des policiers dominicains a tiré en l’air pour disperser la foule. Le jeune étudiant haïtien qui observait la scène de violence depuis son balcon a été atteint.

Dans un communiqué daté du 23 octobre 2018, le consulat haïtien à Santiago a déclaré regretter la façon dont M. Choute a perdu la vie.

Des représentants diplomatiques haïtiens ont déclaré avoir rencontré le procureur dominicain, Andreas Mena, qui était présent au centre hospitalier où le jeune étudiant haïtien a succombé à ses blessures.

Ils ont promis d’accompagner les parents de la victime dans le cadre du rapatriement de sa dépouille mortelle et des suites légales.

Le GARR déplore le comportement de la police dominicaine qui, par son manque de professionnalisme, a causé la mort du jeune étudiant haïtien après de longues années d’investissement de ses parents.  

Il demande que justice soit faite autour de ce grave et malheureux incident afin que la famille du défunt soit indemnisée. Le GARR exhorte les autorités dominicaines à prendre des mesures qui s’imposent pour éviter la reproduction des actes similaires.  

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 25 Oct 2018 19:05:43 +0000
Migration haïtienne au Chili : Un plan humanitaire de retour volontaire en Haïti pour des migrants haïtiens https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2013-migration-haïtienne-au-chili-un-plan-humanitaire-de-retour-volontaire-en-haïti-pour-des-migrants-haïtiens https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/2013-migration-haïtienne-au-chili-un-plan-humanitaire-de-retour-volontaire-en-haïti-pour-des-migrants-haïtiens Vue d'un migrant haïtien lors du lancement du processus d'inscription le 17 octobre 2018

Plan humanitaire de retour volontaire, tel est le nom d’un programme initié par le gouvernement chilien en vue de faciliter le retour volontaire en Haïti de certains migrants haïtiens, a appris le GARR auprès d’un partenaire chilien. Ce plan a débuté le 17 octobre 2018.

Selon Álvaro Bellolio, chef du Département des Affaires Etrangères et Migration au Chili, il s’agit d’un programme pour des Haïtiennes et Haïtiens qui se sont fait trompés en venant au Chili.

«  Etant donné qu’ils ne disposent d’aucun moyen financier alors qu’ils se retrouvent dans les rues et qu’ils souffrent, nous allons les aider à regagner leur pays d’origine. », a-t-il déclaré

Toutefois, M. Bellolio a indiqué que les migrants bénéficiaires du programme ne pourront pas retourner au Chili avant les 9 prochaines années.

Les migrants haïtiens intéressés par le plan humanitaire de retour volontaire peuvent s’inscrire en ligne à l’adresse suivante : http://www.extranjeria.gob.cl/ ou passer à l’un des bureaux accessibles dans diverses zones au Chili.

Ils doivent se présenter avec leur déclaration notariée dument signée et leur passeport valide. Cependant les dossiers de ceux et celles qui ont un antécédent judiciaire pendant avec la justice chilienne, seront analysés.

L’idée du Plan de retour volontaire des migrants haïtiens dans leur pays d’origine vient du député chilien Pedro Velásquez (régionaliste). Ce dernier avait emmené à la chambre des députés William Pierre, un migrant haïtien, pour dénoncer la situation précaire des ressortissants haïtiens au Chili.

De son côté, la communauté haïtienne au Chili avait remis en question la représentativité de William Pierre qui voulait se faire passer pour le porte-parole des migrants haïtiens.

Selon les données officielles, 165 000 migrants haïtiens vivent actuellement au Chili.

Soulignons qu’en avril 2018, l’administration Sebastián Piñera avait initié un plan de régularisation des étrangers. Environ 49,000 migrants haïtiens se sont fait inscrire, ont annoncé les autorités chiliennes.

Durant la même période, le gouvernement chilien avait annoncé toute une série de mesures visant à contrôler l’entrée des étrangers dans le pays. Au nombre de ces mesures figure l’imposition de visa aux Haïtiens.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 22 Oct 2018 20:07:57 +0000
Haïti/Etats-Unis : Vers un ouf de soulagement pour les bénéficiaires du Statut de Protection Temporaire (TPS) https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/item/2012-haïti-etats-unis-vers-un-ouf-de-soulagement-pour-les-bénéficiaires-du-statut-de-protection-temporaire-tps https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/item/2012-haïti-etats-unis-vers-un-ouf-de-soulagement-pour-les-bénéficiaires-du-statut-de-protection-temporaire-tps Photo: Google

Dans une injonction faite le 3 octobre 2018, Edward Chen, un juge fédéral de Californie, a appelé les autorités américaines à surseoir à la décision de mettre fin au programme de TPS dont sont bénéficiaires environ 58,000 migrantes et migrants haïtiens, a appris le GARR.

Edward Chen a indiqué avoir agi ainsi pour éviter aux bénéficiaires du programme et leurs enfants de subir des dommages irréparables.

Cette mesure judiciaire fait suite à une requête qui avait été déposée par des avocats de l’American Civil Liberties Union de Californie du Sud, du réseau NDLON (National Day Laborer Organizing Network) et d’un cabinet d’avocats privé au nom des bénéficiaires du TPS issus de quatre pays : Haïti, Salvador, Soudan et le Nicaragua. 

Selon les avocats, la décision du juge fédéral de suspendre temporairement l’annulation du TPS constitue un nouvel espoir pour les centaines de milliers bénéficiaires du programme qui vivent sous la menace constante d’expulsion des Etats-Unis. Cependant, elle est aussi une incertitude accrue.

Lors d’une conférence téléphonique tenue par l'Alliance nationale TPS, le 4 octobre 2018, Emi  MacLean, co-directrice juridique de NDLON, s’est dit réjouie de cette mesure.

« Cette décision est préliminaire. Nous devrons continuer à défendre devant les tribunaux, dans les rues et à Washington.», a-t-elle indiqué.

Marleine Bastien, directrice exécutive de Fanm Ayisyèn nan Miami, une organisation travaillant avec les migrants bénéficiaires du TPS aux Etats-Unis, a applaudi l’ordonnance du juge.

«Je félicite le juge Chen pour son courage. Je le remercie pour cet ouf de soulagement qu'il a apporté à des centaines de milliers de familles, y compris leurs enfants nés aux Etats-Unis d’Amérique. Car  la décision de l'administration Trump de mettre fin au TPS a été fondée sur le racisme et la xénophobie.», a déclaré  la militante des droits humains.

La décision ne s’étend que pour la durée du procès en Californie. La prochaine audience dans cette affaire est fixée au vendredi 26 octobre 2018.

Par ailleurs, l’administration Trump a déjà annoncé qu’elle ferait appel de l’ordonnance. Le porte-parole du ministère de la justice, Devin O'Malley, a déclaré que la décision «usurpe le rôle du pouvoir exécutif».

Le GARR salue la décision du juge Edward Chen,  favorable aux immigrantes et immigrants concernés par le TPS. Il appelle à la mobilisation en vue d’une solution durable et respectueuse des droits humains.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Actualité Tue, 09 Oct 2018 19:24:51 +0000
Tenue de la 7ème table de concertation à Belladère https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/garr/item/2011-tenue-de-la-7ème-table-de-concertation-à-belladère https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/garr/item/2011-tenue-de-la-7ème-table-de-concertation-à-belladère Photo: GARR

La Mairie de Belladère (Centre) en partenariat avec le GARR et OXFAM a organisé, le 13 août 2018, la 7ème table de concertation communale. Cette activité visait la mise en place d'un mécanisme de discussions autour des problèmes auxquels fait face la communauté de Belladère.

Communication sur l’état d’avancement des micro-projets institués dans le cadre du projet San Fòs Kote (FSFK),  communication sur l’état d’avancement de l’initiative liée à la foire éco-touristique et formation des commissions de suivi sur les activités de commémoration du 70ème anniversaire de la commune, ont été entre autres au menu des discussions.

Des représentantes et représentants de l’administration publique, d’organisations communautaires de base (OCB), des autorités locales et des travailleurs de presse ont été au rendez-vous.

Au terme de la rencontre, trois (3) commissions de suivi ont été formées. Il s'agit des commissions d’assainissement et de restauration, de sensibilisation et de sécurité. Elles auront pour mission de travailler notamment pour la pleine réussite de la commémoration du 70ème anniversaire de Belladère. 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Mon, 08 Oct 2018 19:28:09 +0000
Haïti/Journée mondiale de l’habitat : Un sit-in organisé pour réclamer justice et réparation en faveur des familles victimes de Pèlerin 5 https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/2009-haïti-journée-mondiale-de-l’habitat-un-sit-in-organisé-pour-réclamer-justice-et-réparation-en-faveur-des-familles-victimes-de-pèlerin-5 https://67.225.191.90/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/2009-haïti-journée-mondiale-de-l’habitat-un-sit-in-organisé-pour-réclamer-justice-et-réparation-en-faveur-des-familles-victimes-de-pèlerin-5 Des participantes et participants au sit-in du 1er octobre 2018 à Pèlerin 5

A l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de l’habitat, le lundi 1er octobre 2018, des organisations de la société civile haïtienne dont Konbit Ayisyen pou Lojman Altènatif (KAYLA) ont organisé un sit-in à Pèlerin 5, à proximité de la résidence du président haïtien, Jovenel Moïse. Cette activité à laquelle a pris part le GARR, visait notamment à réclamer justice et réparation pour les familles dont les maisons ont été détruites le 3 juillet 2018.

Brandissant une banderole et des pancartes préparées en cette occasion, les participantes et participants ont scandé pacifiquement des slogans pour dénoncer les préjudices qui ont été causés aux victimes de Pèlerin 5.

« Justice et réparation pour les victimes ! Nous sommes fatigués de dormir à la belle étoile. Unissons-nous pour le respect du droit au logement garanti par la Constitution du 29 mars 1987 en son article 22. »,   pouvait-on lire sur des pancartes.

Joinès Julis et Gesner Valsaint, deux des victimes qui répondaient aux questions du GARR,  ont déclaré que depuis la démolition de leurs maisons, ils dorment à la belle étoile avec leurs enfants.

Ils en ont profité pour demander aux autorités haïtiennes de pencher sur le sort des victimes  dont les droits ont été violés dans l’incident malheureux du 3 juillet 2018.

Reyneld  Sanon, Directeur exécutif de KAYLA, a critiqué le comportement des autorités policières qui ont démoli les maisons de paisibles citoyens sur ordre du commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Me Ocname Clamé Daméus.

M. Sanon plaide en faveur de l’indemnisation des familles victimes  qui ont droit à un logement décent.

Tout en condamnant ce qui s’était produit à Pèlerin 5 en juillet 2018, le GARR estime qu’il est urgent que l’actuel gouvernement haïtien rencontre les familles victimes afin d’agir en leur faveur.

Le premier lundi d’octobre de chaque année est désigné Journée mondiale de l’habitat par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 40/202 du 17 décembre 1985. Cette journée met l’accent sur le droit fondamental de tous et de toutes à un logement adéquat et rappelle également à la communauté internationale sa responsabilité collective dans l’avenir de l’habitat humain.  

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Mon, 01 Oct 2018 20:24:24 +0000