13 Nov, 2018

Cet article est une réédition en raison d’une erreur qui s’est glissée dans le traitement des données collectées.    

La fin du Plan national de régularisation des étrangers (PNRE) s’est soldée par des opérations massives de rapatriement d’Haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine. Au cours des sept derniers mois de l’année 2015, 22599 rapatriés et 32952 cas de retours spontanés dits volontaires avaient été recensés par le GARR.

Claude Nelson, surnommé Paradis, un ressortissant haïtien de 29 ans rapatrié à la frontière de Jimani/Malpasse dans un état critique, le 13 novembre 2015, a finalement retrouvé sa famille à Tiburon (commune du département du Sud d’Haïti), sa commune natale.

Les rapatriements et les retours spontanés se poursuivent au niveau des différents points frontaliers haïtiano-dominicains. Pour le mois de novembre 2015, 3191 rapatriés et 5821 cas de retours spontanés ont été  recensés.

Les autorités dominicaines continuent avec les opérations de rapatriements  d’Haïtiens/Haïtiennes à la frontière haïtiano-dominicaine. Pour le mois d’octobre 2015, dans le cadre d’un travail conjoint de monitoring, le GARR, le Service Jésuite aux Migrants (SJM), le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont enregistré 4344 rapatriés et 4258 cas de retours spontanés dits volontaires au niveau de la frontière.

Une situation de tension a régné aux environs de 6 heures 30 dans la matinée du jeudi 25 juin 2015, à la frontière de Belladère/Elias Piña.  A l’origine, un  chauffeur de taxi moto dénommé, Mercidieu Bazin, 31 ans, a été battu par des soldats dominicains, selon une source digne de foi.  

Depuis le début de l’année 2015,  la 3ème brigade des forces armées nationales dominicaines, basée à San Juan de la Maguana et celle de la 5ème dont le siège est à Barahona ont entamé conjointement avec la direction générale de la Migration, une persécution contre les étrangers, notamment les Haïtiens résidant et travaillant dans le sud du pays depuis de nombreuses années. Hier lundi 6 avril, des militaires dominicains ont menée une opération aux villes de Neyba, Barahona et Jimani où ils ont intercepté 57 ressortissants haïtiens. Ces derniers ont juste laissé leur emploi, se promenaient dans la rue quand un camion de l’armée nationale dominicaine se dirigeait vers eux. Cette pratique des autorités, empêche aux gens d’avoir accès au Plan National de Régularisation dont des milliers de personnes doivent bénéficier. Il ya quelques jours, l’armée nationale dominicaine avait commenté avoir rapatrié 40,000 personnes en seulement 70 jours, ce qui ne serait pas conforme aux procédures d’immigration et par conséquent, constituerait un obstacle pour l’accès à un statut régulier.

Christiane, une commerçante haïtienne de 25 ans, a été blessée au bras gauche par un projectile provenant d’une arme d’un militaire dominicain, le vendredi 27 mars 2015. L’incident est survenu à Cité 9, communément appelée Nan Refijye, commune d’Anse-à-Pitre (Sud-est d’Haïti). Cette zone est voisine de La Cuarenta, une localité frontalière dominicaine de Pedernales (République Dominicaine), a appris le GARR. 

Des militaires dominicains ont rapatrié, ce jeudi 5 mars, 16 ressortissants-es haïtiens dont 12 hommes et 4 femmes à la frontière de Belladère/Elias Piña. Accueillies aux environs de 2h pm, au bureau du GARR à Belladère, ces personnes étaient dans un état très critique. Selon leurs déclarations, elles avaient été enfermées par les autorités dominicaines pendant deux jours sans manger à la prison d’Azua, une province de la République Dominicaine.

 

Au cours d’une conférence de presse donnée à Port-au-Prince, à l’occasion de la célébration du 66ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 2014, le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) a présenté divers cas de violations de droits humains enregistrés à la frontière et dans des communes frontalières.  Il en a profité pour exhorter les autorités haïtiennes à travailler pour que le respect des droits humains devienne une réalité à la frontière haïtiano-dominicaine.

Le Centre Robert  F. Kennedy (RFK) a exprimé ses inquiétudes par rapport  à l’application  discriminatoire  de nouvelles politiques d’immigration aux Bahamas. Selon les informations collectées par cet organisme de droits humains, les agents de l’immigration bahamienne ont mené des raids d’arrestation massive au sein de la communauté migrante haïtienne aux Bahamas, les 1er et 2 novembre 2014. Ils ont par la suite augmenté leur présence aux alentours des écoles publiques où il y a une forte concentration d’élèves nés de parents haïtiens.   

 

Publié dans Migrants

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