[comgarr] La levée de certaines barrières : Une condition nécess aire à l'investissement des capitaux de la diaspora en Haïti
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Mar 24 Oct 16:24:04 EDT 2006
La levée de certaines barrières : Une condition nécessaire à
l'investissement des capitaux de la diaspora en Haïti
Port-au-Prince, 26 juillet 2006. Dans une entrevue accordée au Groupe
d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), à l’occasion du forum intitulé
« Diaspora Reconnections » tenu à Port-au-Prince les 12 et 13 juillet
2006, Prophète Joseph, un linguiste haïtien résidant au Canada, a évoqué
divers blocages à l’investissement vers Haïti, des capitaux d’Haïtiens
vivant à l’étranger.
M. Prophète Joseph a cité : « l’absence de structure pour l’absorption des
avoirs de la diaspora, le problème de la double nationalité, l’inexistence
de loi sur la concurrence, la corruption quasi institutionnalisée, une
tendance au monopole commercial, l’insécurité, l’absence d’infrastructure
de base, » comme autant d’obstacles dissuasifs à l’investissement des
capitaux d’Haïtiens de l’étranger.
Face à ces blocages, Prophète Joseph propose une transformation de
l’appareil étatique et une nouvelle approche du secteur privé local par
rapport aux investissements de la diaspora. Il plaide pour la
transparence, une certaine ouverture ainsi que la création d’une
législation sur l’investissement. Il a mis l’accent sur la question de la
double nationalité affirmant que « le fait d’empêcher à quelqu’un de jouir
de sa nationalité d’origine est une violation d’un droit humain
fondamental.»
De l’avis du linguiste, Haïti a beaucoup d’opportunités avec son
environnement, sa langue, sa culture, sa position géographique, pour
développer l’industrie du tourisme et, en ce sens, la diaspora peut servir
de relais. La diaspora, a-t-il soutenu, « constitue un groupe stratégique
pour le tourisme en Haïti, mais il faut un cadre pour l’attirer ».
Selon Prophète Joseph, les Haïtiens-nes vivant à l’étranger et leurs
descendants disposeraient d’environ 50 milliards de dollars de capitaux
qu’ils/elles pourraient investir en Haïti. Cette communauté d’environ 4
millions de personnes peut également apporter son savoir faire au pays
dans divers domaines. Elle pourrait, en outre, choisir Haïti comme
destination touristique et donc apporter de l’argent frais au pays ; car
des Haïtiens vivant à l’étranger consentent des dépenses chiffrées à près
de trois (3) milliards de dollars annuellement pour des séjours
touristiques dans des pays autres qu’Haïti, indique Prophète Joseph.
Signalons que la question de la jouissance des Droits Civils et Politiques
des Haïtiens d’origine est au centre des débats en Haïti depuis les
élections de 2006.(Fin de texte, GARR 26 juillet 2006.)
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