[comgarr] Solidarite Frontalière appelle les autorités haïtiennes et domi nicaines à garantir la sécurité d'un enfant séquestré et à éviter un massacre d'haïtiens à la frontière

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Lun 23 Oct 15:21:19 EDT 2006


Solidarite Frontalière appelle les autorités haïtiennes et dominicaines à
garantir la sécurité d'un enfant séquestré et à éviter un massacre
d'haïtiens à la frontière

Port-au-Prince, 04-11-04.  Solidarité Frontalière lance un appel pressant
aux autorités des deux pays pour résoudre le cas d’un enfant séquestré à
Dajabon depuis le lundi premier novembre 2004 par des présumés trafiquants
de drogue haitiens et dominicains.   

Dans la matinée de ce jeudi 4 novembre, des personnes armées de bâtons et
de machettes ont manifesté en face de l’Hôpital de Dajabon en menaçant de
commencer à tuer des Haitiens si le cas de séquestration n’était pas
résolu dans le plus bref délai et l’enfant libéré.  Il est nécessaire que
les autorités civiles, militaires et consulaires des deux côtés de la
frontière fassent lumière sur ce qui s’est passé réellement avec l’enfant
et mènent une enquête approfondie sur cette affaire. 

Ce dernier cas, qui a réveillé l’attention de la population, est survenu
le lundi premier novembre 2004, à deux heures de l’après-midi quand fut
découvert la disparition de Javier  Rodríguez Liriano, 13 ans, de
nationalité dominicaine, suite à un appel téléphonique réalisé à partir
d’Haiti vers le portable d’un sergent attaché à la caserne de Beller. 
Selon les informations obtenues, ce sergent, avait, quelques heures
auparavant, écrit sur le bras de l’enfant séquestré son numéro de
téléphone pour que ce dernier le transmette à sa soeur dont il serait
amoureux. 

Dans ce cas précis, plusieurs éléments qui vont au-delà d’un simple
kidnapping, devraient être pris en considération:  on parle d’un
trafiquant haitien qui n’aurait pas été payé pour son travail, d’un kilo
de cocaïne jeté, d’un militaire qui connaît l’enfant, d’un numéro de
téléphone en Haití à partir duquel répond l’enfant qui pleure en disant
qu’il a un pistolet pointé à sa tête, etc. 

Ce kidnapping aurait été réalisé à un point frontalier à proximité d’un
poste militaire où l’on assiste régulièrement à toutes sortes de trafic
tels que:  vente illégale de combustibles, trafic de véhicules, de
drogue,d’immigrants sans papiers etc. 

Il est important de souligner que ce n’est pas la première fois que de
tels incidents se répètent à la frontière du Nord-Est sans qu’aucun
éclaircissement ne soit apporté à l’opinion publique.  Nous pouvons citer
le cas d’une  fillette dominicaine qui fut séquestrée par un trafiquant de
drogue haïtien; celui d’un jeune, dont le cadavre a été retrouvé dans un
canal sur la route menant à Montecristi et qui, selon les informations,
était impliqué dans le trafic de drogue et d’armes; celui de trois
dominicains et d’un policier haïtien qui furent arrêtés pour trafic de
drogue et libérés le jour même sans que personne n’ait su ce qui s’était
réellement passé.... 

Face à cette réalité, Solidarité Frontalière pense qu’il est urgent que
les autorités prennent leur responsabilité pour mener une bonne
investigation, porter des correctifs et informer objectivement la
population. Sinon, le ressentiment populaire va continuer, ce qui peut
dégénérer en des manifestations violentes contre n’importe qui n’ayant
rien à voir dans les actes graves de délinquance qui ne cessent de frapper
la zone frontalière.
 
Il est important que les autorités des deux pays fassent le nécessaire
pour éviter que le désordre et l’irrationalité soient la note dominante
des relations entre les peuples haïtiens et dominicains à la frontière et
que le droit et la légalité soient les valeurs communes partagées entre
les deux peuples tant dans la population civile que parmi les autorités
elles-mêmes. 

Solidaridad Fronteriza, Traduction GARR




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