[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Actualité Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. http://www.garr-haiti.org Tue, 14 Aug 2018 09:43:40 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Haïti : Une tornade a fait 34 familles victimes dans la commune de Fonds-Verrettes http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1992-haïti-une-tornade-a-fait-34-familles-victimes-dans-la-commune-de-fonds-verrettes http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1992-haïti-une-tornade-a-fait-34-familles-victimes-dans-la-commune-de-fonds-verrettes Une victime devant les ruines de sa maison détruite

Une personne blessée au crâne, deux autres fracturées au dos, des plantations ravagées, 27 maisons endommagées et 7 autres totalement détruites, tels ont été les dégâts enregistrés lors du passage d’une tornade ayant frappé la commune frontalière de Fonds-Verrettes (Ouest), le 5 août 2018.

Selon les informations rapportées par Jean Lestin L. Menès, un partenaire du GARR, ce tourbillon de vents extrêmement violents sortirait de la commune de Thiotte (Sud-est) pour se diriger vers «Gwo Cheval, Boukan Pis et Meyè», trois localités de Fonds-Verrettes.

Un mineur qui se trouvait à l’intérieur d’une maison, a été blessé par une pierre au moment de l’effondrement de cette maison.

Deux autres personnes ont été fracturées respectivement au dos et à la jambe tandis qu’elles essayaient de quitter leurs domiciles.   

Les familles victimes dont les maisons ont été détruites par la tornade, se retrouvent pour l’instant chez des proches. Elles font face à de sérieuses difficultés socio-économiques. Elles espèrent recevoir de l’assistance pour les aider à sortir de cette situation, a déclaré la même source.

Il convient de souligner que les 23 et 24 mai 2004, de fortes inondations avaient ravagé  la commune de Fonds-Verrettes. D’énormes pertes en vies humaines avaient été enregistrées, des plantations avaient été complètement détruites et plus d’un millier de familles avaient perdu leurs maisons.

Des promesses de reconstruction ou de déplacement de ladite commune frontalière ont été faites par les autorités haïtiennes.  Cependant, elles n’ont pas été tenues.

La population de la commune continue d’abattre les arbres en toute quiétude pour subvenir à ses besoins. Ce qui a renforcé la déforestation qui avait déjà été observée  bien avant le passage de la tragédie.

Le GARR attire l’attention des autorités haïtiennes sur l’urgente nécessité de voler au secours des familles victimes de la récente tornade à Fonds-Verrettes.   

Il en profite pour leur demander de mettre à la disposition des paysans de la région des semences, des engrais et des outils agricoles à un prix abordable. Ce qui leur permettra de développer leur production agricole et de freiner ainsi la destruction de la forêt des pins qui constitue une réserve très importante pour Haïti.

 

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Actualité Tue, 07 Aug 2018 19:51:56 +0000
Renforcer le rôle des leaders communautaires dans l’accueil des personnes rapatriées au niveau de la frontière http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1991-renforcer-le-rôle-des-leaders-communautaires-dans-l’accueil-des-personnes-rapatriées-au-niveau-de-la-frontière http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1991-renforcer-le-rôle-des-leaders-communautaires-dans-l’accueil-des-personnes-rapatriées-au-niveau-de-la-frontière Des participantes et participants suite à une séance de formation à Ganthier

Sous le leadership du GARR, une série d’ateliers ont été réalisés de janvier 2017 à juillet 2018 dans les communes frontalières d’Haïti. Le plus récent s’est déroulé dans la commune de Ganthier, le 31 juillet 2018.

A travers ces activités, le GARR se donne pour mission de renforcer la connaissance et la capacité des leaders communautaires, notamment les autorités locales, les religieux, les jeunes, les femmes, les professionnels des médias et les représentants d’organisations communautaires de base (OCB). Ce qui permettra de constituer des réseaux plus efficaces dans les communes frontalières qui accueillent quotidiennement des migrantes et migrants  haïtiens rapatriés.

Ces ateliers constituent aussi un espace de dialogue qui vise à promouvoir des échanges entre les participantes et participants provenant de différents secteurs tout en identifiant des domaines de collaboration au niveau des communautés.

Le GARR se propose, par ailleurs, d’engager dans les communautés frontalières des réflexions sur les stratégies de lutte contre les problèmes qui les affectent tels que la migration irrégulière, le problème d’état civil et d’autres violations de droits humains.

Au cours de ces séances de travail avec les communautés frontalières, l’institution de promotion et de défense des droits des migrants a présenté les résultats obtenus dans ses différentes interventions à la frontière, notamment ceux relatifs à l’accueil et à la réinsertion des rapatriés.

Soulignons que le GARR fournit depuis 27 ans une assistance humanitaire aux migrantes et migrants haïtiens rapatriés de la République Dominicaine. A travers cette assistance, les rapatriés reçoivent généralement un appui psychosocial, de la nourriture, des vêtements, un appui médical, de l’hébergement et des frais de transport.

En ce qui concerne le volet réinsertion, les rapatriés reçoivent une assistance financière pour mener des activités génératrices de revenus (AGR), des logements sociaux et un accompagnement pour régulariser leur situation à l’état civil.

Les personnes réinsérées sont formées sur des thématiques liées aux droits humains. Celles qui sont bénéficiaires de l’appui économique sont outillées en gestion des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Un appui scolaire est également fourni aux enfants rapatriés.

Tout en se croyant redevable envers les bénéficiaires de ses différents programmes, le GARR travaille à porter les leaders communautaires à être de véritables acteurs pour de réels changements dans leurs communautés. Une stratégie efficace pour améliorer l’accompagnement des migrantes et migrants haïtiens rapatriés de la République Dominicaine.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 03 Aug 2018 16:03:48 +0000
Un délai de 3 mois accordé par la CIDH aux autorités dominicaines pour se prononcer sur le dossier d’un migrant haïtien agressé en République Dominicaine http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1983-un-délai-de-3-mois-accordé-par-la-cidh-aux-autorités-dominicaines-pour-se-prononcer-sur-le-dossier-d’un-migrant-haïtien-agressé-en-république-dominicaine http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1983-un-délai-de-3-mois-accordé-par-la-cidh-aux-autorités-dominicaines-pour-se-prononcer-sur-le-dossier-d’un-migrant-haïtien-agressé-en-république-dominicaine Jean Wilkens Guillaume lors de la conférence de presse

La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) accorde un délai de  trois mois  à  l’Etat dominicain pour s’expliquer des actes de violence qui avaient été perpétrés en République Dominicaine, en 2007,  à l’encontre de Jean Wilkens Guillaume, un migrant haïtien de 47 ans.  

Au cours d’une conférence de presse tenue au Bureau du GARR à Christ-roi (Port-au-Prince), le 1er août 2018,  M. Guillaume  a déclaré résider en République Dominicaine depuis 1994. Il travaillait dans le domaine du tourisme et de la construction.

En 2007, au moment où il vaquait à ses activités, trois agents de l’immigration dominicaine lui ont demandé de leur présenter son document.

M. Guillaume leur a soumis sa carte de résidence valide. Les agents de l’immigration ont confisqué ce document et l’ont battu sévèrement.  Ce qui l’avait empêché de continuer à travailler, a-t-il expliqué.

Le migrant haïtien avait porté plaintes sans succès auprès de la police et de la justice dominicaine.  Trois mois plus tard, sa carte de résidence lui avait été remise après qu’il eut contacté les représentants diplomatiques haïtiens à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo et sollicité l’appui des organisations des droits humains en République Dominicaine.  

En 2011, M. Guillaume allait être arrêté et mis en prison à Haina où il a passé 1 mois et 17 jours avant d’être  rapatrié au point frontalier de Comendador/Elias Piña. Il avait été accueilli au bureau régional du GARR à Belladère.

Selon les explications du migrant haïtien, il n’avait pas été en situation irrégulière en territoire voisin au moment de sa reconduction à la frontière.   

N’ayant pas été satisfait de la décision des autorités de la migration dominicaine, il est retourné en République Dominicaine durant la même année.

Le 30 juillet 2013, il avait saisi la CIDH en vue de porter l’Etat dominicain à lui rendre justice et réparation pour le préjudice qui lui avait été causé.

Dans une correspondance datée du 19 avril 2018 adressée  à l’Etat dominicain dont une copie a été transmise à Jean Wilkens Guillaume, la CIDH a informé le gouvernement dominicain «qu’un délai de trois mois lui a été accordé pour présenter ses remarques, conformément à l'article 30 du règlement intérieur de ladite institution de droits humains».

Jean Wilkens Guillaume qui s’est montré satisfait de la démarche de la CIDH, a indiqué qu’il ne baissera pas les bras jusqu’à l’aboutissement du dossier.  

La CIDH est un organe principal et autonome de l'Organisation des États américains (OEA), dont le mandat découle de la Charte de l'OEA et la Convention américaine des droits de l'homme. La Commission a pour mandat de promouvoir le respect des droits humains dans la région et agit comme un organe consultatif de l'OEA en la matière.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 03 Aug 2018 12:44:27 +0000
Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains: cela ne peut plus durer, les droits des victimes doivent être la priorité, affirme le Secrétaire général http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1982-journée-mondiale-de-la-lutte-contre-la-traite-d’êtres-humains-cela-ne-peut-plus-durer-les-droits-des-victimes-doivent-être-la-priorité-affirme-le-secrétaire-général http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1982-journée-mondiale-de-la-lutte-contre-la-traite-d’êtres-humains-cela-ne-peut-plus-durer-les-droits-des-victimes-doivent-être-la-priorité-affirme-le-secrétaire-général Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains: cela ne peut plus durer, les droits des victimes doivent être la priorité, affirme le Secrétaire général

Dans un message à l’occasion de la Journée mondiale contre la traite d’êtres humains célébrée le 30 juillet de chaque année, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres appelle à la protection et au soutien des victimes de traite des personnes. M. Guterres s’est dit déterminé à prendre des dispositions pour que les trafiquants soient traduits en justice.

Le GARR partage avec vous l’intégralité du message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres :

La traite des êtres humains est un crime odieux qui se nourrit des inégalités, de l’instabilité et des conflits.  Les trafiquants exploitent l’espoir et la détresse d’autrui, et s’attaquent aux plus démunis en les privant de leurs droits fondamentaux.

Les enfants et les jeunes, les migrants et les réfugiés sont des cibles de choix.  Les femmes et les filles se retrouvent encore et toujours dans la ligne de mire.  Nous parlons ici d’exploitation sexuelle odieuse, dont font partie la prostitution contrainte, le mariage forcé et l’esclavage sexuel.  Nous parlons ici du commerce effroyable des organes humains.

La traite des êtres humains est multiforme et ignore les frontières.  Trop souvent les trafiquants agissent en toute impunité, et leurs crimes sont loin de recevoir l’attention requise.  Cela ne peut plus durer.

L’ONU est déterminée à prendre des dispositions pour que les trafiquants soient traduits en justice tout en s’attachant à protéger et soutenir leurs victimes.  Les droits des victimes doivent devenir la priorité – qu’il s’agisse des victimes des trafiquants, des passeurs ou d’autres formes modernes d’esclavage ou d’exploitation.

Dans leur projet de pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières qui sera adopté en décembre, les États Membres se sont montrés résolus à prévenir, combattre et éliminer la traite des êtres humains dans le contexte des migrations internationales.

En cette Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, nous devons nous rassembler autour des questions fondamentales que sont la prévention, la protection et les poursuites afin de construire un avenir où ce crime ne saurait exister. 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Actualité Mon, 30 Jul 2018 19:31:19 +0000
28873 rapatrié-e-s et 680 retourné-e-s spontanés recensés pour le premier semestre de l’année 2018 http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1981-28873-rapatrié-e-s-et-680-retourné-e-s-spontanés-recensés-pour-le-premier-semestre-de-l’année-2018 http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1981-28873-rapatrié-e-s-et-680-retourné-e-s-spontanés-recensés-pour-le-premier-semestre-de-l’année-2018 Vue d'une opération de rapatriements

Les autorités de la migration dominicaine continuent de durcir le ton dans les opérations de rapatriement à la frontière haïtiano-dominicaine. Durant les six premiers mois de l’année 2018, 28873 cas de rapatriement et 680 retournés spontanés ont été recensés par le GARR  au niveau des points frontaliers officiels et non officiels. Beaucoup de mineurs non accompagnés ont été dénombrés parmi lesquels 124 ont été enregistrés par le GARR. Ces données statistiques, on se le rappelle, ne correspondent pas toujours à la totalité des migrantes et migrants rapatriés.  

 

Bastonnades, confiscation de documents de voyage et des cartes de résidence du PNRE des migrantes et migrants, vol d’objets de valeur dont des téléphones portables ont été entre autres les divers cas de violations des droits humains qui ont été recensés et dénoncés par les personnes rapatriées qui avaient été accueillies par le GARR.

Voltaire Domond, 35 ans et Thabot Charles, 26 ans, deux migrants haïtiens, se sont vus confisquer leurs passeports munis d’un visa valide avant d’être reconduits au point frontalier Carisal/Comendador, à Belladère en février 2018. Ces derniers sont respectivement originaires de Saint-Raphaël (Nord) et de Saint-Michel-de-l’Attalaye (Artibonite).

Mogène Pierre dont le téléphone portable a été confisqué lors de son rapatriement, a dénoncé également le comportement d’un militaire dominicain qui aurait saisi sa carte de résidence du PNRE appartenant à un autre rapatrié.  

Mis à part la question de confiscation de documents d’identité et de voyage, le traitement accordé aux rapatriés est criant. Les migrantes et migrants sont arrivés pour la plupart à la frontière dans des conditions déshumanisantes avec des vêtements sales, des chaussures et vêtements déchirés.

Bon nombre d’entre eux ont déclaré avoir été violemment frappés par des militaires et des agents de la migration durant le processus de leur rapatriement. « Du centre de détention jusqu’à notre arrivée à la frontière, nous avons été malmenés et traités avec mépris. », ont-ils dénoncé.

Au Bureau du GARR à Belladère, plusieurs migrants ont été reçus avec des blessures graves. Le cas le plus récent est celui de Rochenel Jean, un migrant de  27 ans. Il a été sévèrement attaqué à l’arme blanche par 3 civils dominicains qui avaient investi son domicile dans la nuit du 26 juin 2018. Deux jours après,  les autorités dominicaines l’ont rapatrié sans qu’il ait obtenu justice et réparation pour le préjudice qui lui a été causé.

Soulignons que les violations des droits humains sont commises comme une lettre à la poste lors des opérations de rapatriement. Une situation qui inquiète vivement le GARR qui assure depuis près de 27 ans le monitoring au niveau de la frontière.

Un autre fait courant, les autorités dominicaines n’ont pas accordé du temps aux migrants pour récupérer les biens acquis pendant de longues années de travail en République voisine.

Selon les données enregistrés, les migrantes et migrants rapatriés au cours du premier semestre de 2018 ont vécu entre trois mois et dix ans en territoire dominicain.

Il convient de noter que Carisal/Comendador (Centre) est le point frontalier ayant accueilli le plus grand nombre de rapatriés avec un total de 13722. La frontière d’Ouanaminthe (Nord-est) vient en deuxième position avec un effectif de 11417 personnes rapatriées. Celle d’Anse-à-Pitres/Pedernales (Sud-est) a accueilli plus de 1500 rapatriés. Viennent enfin Malpasse/Jimani (Ouest) avec 1946 rapatriés et Cornillon/Grand-Bois un point non officiel du département de l’Ouest avec un total de 228 personnes.

Rappelons que les rapatriements et retours spontanés qui ont été observés à Anse-à-Pitres (Sud-est) étaient provoqués notamment par l’assassinat d’un couple dominicain survenu à Las Mercedes (Pedernales) en février 2018. 60 nouveaux cas de rapatriement avaient été également observés le 20 juin 2018.

San Juan de la Maguana, Santo Domingo, Las Mercedes, Barahona, Higuey, San Pedro de Macoris, sont entre autres les différentes villes dominicaines où les migrantes et migrants haïtiens rapatriés ont vécu.

Le GARR plaide en faveur du respect des droits des migrants haïtiens dans les opérations de rapatriement. Il appelle une fois de plus le gouvernement haïtien à se soucier davantage des droits économiques de ses ressortissantes et ressortissants qui sont livrés à eux-mêmes en territoire dominicain.

Il en profite pour attirer l’attention de l’Etat haïtien sur la fin de la prolongation des cartes de résidence octroyées aux migrants haïtiens dans le cadre du (PNRE) qui est prévue le 26 août 2018. Les bénéficiaires dudit programme qui s’estiment à environ 239 000 migrants seront sous la menace de déportation.

A noter que 274557 migrants dont 134291 rapatriés et 140266 retournés spontanés se sont retrouvés en Haïti de juillet 2015 à juin 2018 sans être jusqu’ici réinsérés.

Il est urgent que les autorités haïtiennes entrent en pourparlers avec l’Etat dominicain pour éviter un éventuel rapatriement massif dans les mois à venir.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 05 Jul 2018 19:39:44 +0000
Un migrant haïtien agressé à coups de machette en République Dominicaine http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1980-un-migrant-haïtien-agressé-à-coups-de-machette-en-république-dominicaine http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1980-un-migrant-haïtien-agressé-à-coups-de-machette-en-république-dominicaine Drapeaux d'Haiti et de la République Dominicaine

Rochenel Jean, un migrant haïtien de 27 ans, a été sévèrement attaqué à l’arme blanche par 3 civils dominicains dans la nuit du 26 juin 2017. L’incident regrettable est survenu à Juan de Herrera, une municipalité de la province dominicaine de San Juan, a rapporté Louistan Dormévil, animateur du GARR à Belladère.

Après avoir reçu plusieurs coups de machette des assaillants dominicains qui ont investi son domicile,  M. Jean a déclaré avoir eu la vie sauve parce qu’il faisait semblant d’être mort.  

Les malfrats dominicains ont emporté presque tout ce qu’il avait à la maison entre autres, un appareil de radio, un téléviseur et un ventilateur.

Le migrant haïtien s’était rendu rapidement à l’hôpital en vue de recevoir des soins que nécessitait son cas. Après avoir été soigné, le médecin dominicain l’a remis aux agents de la Direction générale de la migration.   

Il a été rapatrié, le 28 juin 2018, au point frontalier de Carisal/Elias, à Belladère, après avoir  été gardé pendant une nuit dans un centre carcéral à Haina.

Originaire de Cerca-la-Source, Rochenel Jean travaillait dans le domaine de la construction en République Dominicaine et y a vécu 10 ans.

Il a fustigé le comportement des autorités de la migration dominicaine qui l’ont rapatrié en Haïti bien qu’il ait été victime sans avoir eu la possibilité d’obtenir justice et réparation pour le préjudice qui lui a été causé.

Il convient de rappeler que le 18 février 2018, à Los Morenos, une localité de Villa Mella, Jodesty Prucien, un migrant haïtien de 39 ans avait été aussi  victime d’une attaque de la part de 2 voleurs dominicains. Ces derniers avaient investi son domicile et l’avaient assassiné à l’arme blanche, selon les témoignages de la femme du défunt. 

L'agresseur dominicain avait  été appréhendé par la police et relâché quelques jours plus tard.

Le GARR s’est dit inquiété des actes de violence perpétrés à l’encontre des migrants haïtiens en République Dominicaine.

Il appelle les autorités haïtiennes à travailler de concert avec l’Etat dominicain pour que Rochenel Jean et toutes les autres victimes puissent obtenir justice et réparation.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Mon, 02 Jul 2018 20:15:11 +0000
60 migrants haïtiens rapatriés au point frontalier Anse-à-Pitres/Pedernales http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1978-60-migrants-haïtiens-rapatriés-au-point-frontalier-anse-à-pitres-pedernales http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1978-60-migrants-haïtiens-rapatriés-au-point-frontalier-anse-à-pitres-pedernales Vue d'une opération de rapatriements

Les autorités de la migration dominicaine ont reconduit 60 migrants haïtiens à la frontière Anse-à-Pitres/Pedernales (Sud-est), le 20 juin 2018. De ce nombre, 34 ont été enregistrés par le GARR dont 31 hommes et 3 femmes.

Originaires en majorité d’Anse-à-Pitres et de Thiotte, les migrants haïtiens vivaient à Juancho, une localité de Pedernales, République Dominicaine.

Beaucoup d’entre eux ont vécu d’un à cinq ans en territoire dominicain et travaillaient dans le domaine de l’agriculture et de la construction, ont-ils déclaré.

 Les migrants haïtiens étaient  arrivés en Haïti dans des conditions critiques avec des vêtements sales et déchirés. Car la majorité d’entre eux ont été appréhendés au moment où ils étaient en train de travailler. D’autres ont été forcés de quitter leur domicile sous la menace des agents de l’immigration qui étaient accompagnés de militaires dominicains.

«Nous travaillions dans une plantation quand des agents de l’immigration et des militaires dominicains nous ont arrêtés et frappés  pour nous contraindre de monter dans un bus.», ont-ils dénoncé.  

Le GARR s’indigne des conditions dans lesquelles les autorités dominicaines effectuent les opérations de rapatriement à la frontière haïtiano-dominicaine.

Il plaide en faveur du respect des droits de tous  les ressortissantes et ressortissants haïtiens lors des rapatriements.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Mon, 25 Jun 2018 12:48:28 +0000
Déclaration du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, pour la Journée mondiale 2018 du réfugié http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1974-déclaration-du-haut-commissaire-des-nations-unies-pour-les-réfugiés-filippo-grandi-pour-la-journée-mondiale-2018-du-réfugié http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1974-déclaration-du-haut-commissaire-des-nations-unies-pour-les-réfugiés-filippo-grandi-pour-la-journée-mondiale-2018-du-réfugié Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

Le GARR partage avec vous l'intégralité de la déclaration du Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié célébrée le 20 juin de chaque année :

 

En cette Journée mondiale du réfugié, nous témoignons de notre solidarité avec les réfugiés et les communautés qui les accueillent. Avec l’éclatement, la récurrence, la persistance et l’intensification des conflits, 68,5 millions de personnes sont arrachées de leurs foyers chaque jour. Neuf sur dix d’entre elles se trouvent dans leur propre pays ou des pays voisins et l’impact est colossal : sur les réfugiés eux-mêmes et sur les communautés qui leur ouvrent les portes. Aujourd’hui, plus que jamais, prendre soin des réfugiés doit être une responsabilité mondiale et partagée. Il est temps de faire les choses différemment.

Un nouveau modèle est à l’essai et il donne des résultats positifs ; il est fondé sur l’équité et la justice ainsi que sur les valeurs et les normes humanitaires. Les pays et les communautés doivent recevoir un soutien plus systématique et durable lorsqu’ils assument la tâche de venir en aide aux familles déracinées. Les réfugiés eux-mêmes doivent être inclus dans leurs nouvelles communautés et se voir offrir la chance de réaliser leur potentiel. De plus, des solutions s’imposent pour aider les réfugiés à rentrer chez eux lorsque les conditions le permettent ou à reconstruire leur existence ailleurs. Le Pacte mondial sur les réfugiés — dont l’adoption est prévue cette année — vise la concrétisation de ces objectifs.

Il est essentiel d’adapter les lois et les politiques. Toutefois, ce sont les populations et les communautés locales qui se retrouvent en première ligne à l’arrivée des réfugiés et leur accueil change concrètement des vies - entre le rejet et l’inclusion, entre le désespoir et l’espoir, entre être laissé pour compte et se construire un nouvel avenir. C’est là que commence le partage de la responsabilité à l’égard des réfugiés.

Nous voyons cette dynamique à l’œuvre chaque jour : à Beyrouth, au Liban ; à Cox’s Bazar, au Bangladesh ; à Yumbe, en Ouganda ; à Francfort, en Allemagne ; à Lima, au Pérou ainsi que dans d’innombrables villes et villages du monde entier. Ce sont les hommes, les femmes et les enfants, les organisations locales, les groupes confessionnels, les enseignants, les entreprises locales et les dirigeants municipaux qui changent les choses - avec humanité, compassion et solidarité.

Ces communautés sont souvent marginalisées elles aussi, qu’elles se situent dans des zones frontalières isolées ou qu’elles soient dépourvues financièrement. Dans l’immense majorité des cas, elles partagent ce qu’elles ont lorsque les réfugiés arrivent, motivées par la compassion et le sens de la dignité humaine. Et lorsque les gens unissent leurs forces, les résultats dépassent l’espérance.

Qui sont ces héros du quotidien ? Des êtres humains qui savent ce que signifie appartenir à une communauté et qui sont prêts à aider autrui à y trouver leur place, que ce soit en leur tendant directement la main ou en travaillant avec eux dans le cadre d’églises ou de mosquées, de groupes scolaires, d’équipes sportives, de coopératives ou de groupes de jeunesse. Certains étaient eux-mêmes des réfugiés et savent ce que cela signifie. Grâce à leur générosité, ils mettent en lumière le potentiel des réfugiés et la multitude des occasions de leur venir en aide.

Aider les réfugiés à reconstruire leur existence engage chacun d’entre nous et notre action conjuguée afin que les réfugiés puissent réaliser ce que la plupart d’entre nous tiennent pour acquis : l’éducation, un endroit où vivre en sécurité, un emploi, l’appartenance à une communauté. Avec le temps, l’impact est considérable pour les familles réfugiées et pour ceux qui les accueillent.

En cette Journée mondiale du réfugié, il est temps de reconnaître leur humanité en action et de nous engager individuellement et collectivement auprès d’eux pour accueillir et soutenir les réfugiés dans nos écoles, nos quartiers et nos lieux de travail. C’est là que commence la solidarité - avec chacun d’entre nous.

 

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Actualité Wed, 20 Jun 2018 13:57:42 +0000
102 migrants haïtiens interceptés au large de Providenciales http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1972-102-migrants-haïtiens-interceptés-au-large-de-providenciales http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1972-102-migrants-haïtiens-interceptés-au-large-de-providenciales Archives GARR

Les autorités des Îles Turques-et-Caïques ont intercepté 102 migrants haïtiens au large de Providenciales tôt dans la matinée du mardi 19 juin 2018. Au nombre de ces ressortissants haïtiens, figurent 74 hommes, 27 femmes et un enfant dont le sexe n’a pas été révélé.

Selon les informations fournies par une partenaire du GARR, ces migrantes et migrants haïtiens se trouvaient à bord d’une petite embarcation qui se dirigerait aux Iles Turques-et-Caïques.

Ils/elles ont été appréhendés et conduits à South Dock, le port principal des Îles Turques-et-Caïques, pour être dirigés vers un centre carcéral dudit territoire britannique. Ces migrantes et migrants haïtiens seront déportés vers leur pays d’origine dans les prochains jours, a indiqué la même source.

Il convient de souligner que 97 migrants haïtiens dont 79 hommes et 18 femmes  avaient été aussi appréhendés à Providenciales  dans des conditions similaires, le 17 juin 2018.

Le GARR est très préoccupé par la façon dont les Haïtiens continuent de mettre leur vie en péril dans des voyages irréguliers et incertains.

Il appelle une fois de plus les autorités haïtiennes à prendre en compte les revendications des couches défavorisées du pays qui sont livrées à elles-mêmes et qui considèrent l’émigration comme  leur seule planche de salut.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Tue, 19 Jun 2018 20:02:08 +0000
République Dominicaine : 18 ans après le «Massacre de Guayubin», justice rendue mais réparation non encore obtenue http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1971-république-dominicaine-18-ans-après-le-massacre-de-guayubin-justice-rendue-mais-réparation-non-encore-obtenue http://www.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1971-république-dominicaine-18-ans-après-le-massacre-de-guayubin-justice-rendue-mais-réparation-non-encore-obtenue Archives GARR

Ce 18 juin 2018 ramène le 18ème anniversaire du «Massacre de Guayubin » en République Dominicaine où six Haïtiens et  un ressortissant dominicain ont perdu la vie et plusieurs autres personnes avaient été blessées. Ce triste événement est survenu après que des militaires dominicains eurent ouvert le feu sur un véhicule qui transportait un groupe de personnes en majorité des Haïtiens. Certains des survivants ont été reconduits à la frontière de manière arbitraire, sans formalité. Les blessés n’avaient reçu aucune assistance médicale et les dépouilles des personnes qui ont été tuées avaient été inhumées immédiatement dans une fosse commune, en territoire dominicain, sans avoir été identifiées.

Les soldats dominicains qui avaient commis cet acte barbare et répréhensible, avaient été traduits en juillet 2000 pour homicide, par devant le tribunal militaire.  Après 5 années de tergiversation et de dilatoires, l’affaire avait été finalement entendue. Cependant les militaires inculpés allaient être innocentés 5 jours plus tard malgré les demandes qui ont été produites par des victimes de se faire auditionner devant les tribunaux civils.

Suite au blocage du dossier en République Dominicaine, en 2005, les victimes, avec l'Appui du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), du Centre Culturel Dominico-Haitien (CCDH) et de la Clinique Internationale de Droits Humains (CIDDHU), avaient décidé de saisir les instances du système interaméricain de protection des droits de l’homme. Il allait y être mené une longue et fastidieuse procédure durant plus de 7 ans.

Le 29 novembre 2012, les démarches menées ont été gratifiées par le prononcé du verdict de la Cour interaméraine des droits de l’homme ayant condamné l’Etat dominicain pour les violations des droits humains tout en lui faisant injonction de verser une indemnité de 927,000 dollars américains en réparation aux victimes. Un délai de 6 mois à un an avait été également octroyé aux autorités dominicaines pour exécuter l’arrêt. Mais, rien n’est fait jusqu’ à date.

Les institutions pétitionnaires dont le GARR avaient déjà rédigé et soumis, le 10 juillet 2014, un rapport à la CIDH pour attirer son attention sur le refus de l’Etat dominicain d’appliquer la sentence. De son côté, cette institution judiciaire de protection des droits de l’homme, dans une correspondance datée du 27 juillet 2014, avait demandé aux autorités dominicaines de produire un rapport sur l’état d’avancement des mesures de réparation civile.

Depuis lors, les pétitionnaires ne cessent de multiplier les démarches auprès des autorités dominicaines qui, malheureusement, font semblant de ne pas comprendre.

Le GARR , le CCDH et la CIDDHU qui représentent et appuient les victimes du massacre de Guayubin depuis environ 18 ans, dénoncent une fois de plus la mauvaise foi des autorités dominicaines qui refusent d'exécuter les mesures issues du verdict de la Cour IDH, particulièrement celles exigeant le dédommagement des victimes survivantes et ayants droits des victimes décédées.

Tout en appelant à la solidarité de tous et de toutes, les organisations pétitionnaires renouvellent leur engagement de continuer la lutte pour que l’Etat dominicain applique les mesures de cette sentence et respecte les droits des migrantes et migrants haïtiens sur leur territoire.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 19 Jun 2018 14:53:36 +0000