[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Personnes Déplacées Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://www.3ww.garr-haiti.org Sun, 20 May 2018 12:31:47 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Haïti/République Dominicaine : Le GARR appelle la population haïtienne à la prudence face aux informations circulant sur les réseaux sociaux https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1882-haïti-république-dominicaine-le-garr-appelle-la-population-haïtienne-à-la-prudence-face-aux-informations-circulant-sur-les-réseaux-sociaux https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1882-haïti-république-dominicaine-le-garr-appelle-la-population-haïtienne-à-la-prudence-face-aux-informations-circulant-sur-les-réseaux-sociaux Haïti/République Dominicaine : Le GARR appelle la population haïtienne à la prudence face aux informations circulant sur les réseaux sociaux

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) observe depuis plusieurs jours une situation de panique créée dans l’esprit de la population haïtienne tant en Haïti qu’à l’étranger. Laquelle situation est due à la diffusion des informations ou messages vocaux, vidéos et photos sur les réseaux sociaux qui montrent des scènes de violence contre les migrantes et migrants haïtiens vivant en République Dominicaine.

Le GARR informe que depuis la propagation de ces informations susceptibles de provoquer un climat de tension entre Haïti et la République Dominicaine, qu’il a contacté plusieurs représentants de ses organisations partenaires dominicaines. Selon eux, ces nouvelles qui sont présentées comme des faits actualisés, se révèlent totalement fausses. Cependant certaines de ces informations constituent des événements qui ont eu lieu en 2015 en République voisine notamment, à Ortega, dans la municipalité de Moca, au Sud-est de la Province dominicaine "Espaillat".

Par ailleurs, les représentants d’organisations partenaires dominicaines du GARR ont déclaré qu’au Nord et au Nord-est de la République Dominicaine notamment, à  Cibao et Bávaro, plusieurs migrants haïtiens sont l’objet de sérieuses menaces verbales de la part des groupes civils dominicains. Ces derniers réclament l’expulsion de tous les  ressortissants haïtiens en territoire dominicain depuis plusieurs semaines.

Tout en appelant à la vigilance, le GARR en profite pour exhorter les personnes concernées par la diffusion de ces messages conflictuels, à promouvoir une culture de paix et de convivialité qui puisse favoriser des relations harmonieuses entre les deux Etats insulaires.

Il demande aux autorités haïtiennes à poursuivre les pourparlers avec l’Etat dominicain afin que les menaces verbales proférées à l’encontre des ressortissantes et ressortissants haïtiens ne se transforment pas en agressions physiques.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Mon, 31 Jul 2017 20:43:44 +0000
Haïti/logements : Le GREPPKA appelle les autorités haïtiennes à assumer leurs responsabilités https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1809-haïti-logements-le-greppka-appelle-les-autorités-haïtiennes-à-assumer-leurs-responsabilités https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1809-haïti-logements-le-greppka-appelle-les-autorités-haïtiennes-à-assumer-leurs-responsabilités M. Reyneld Sanon et Mme Géralda Sainville lors de la conférence

Le Groupe de Réflexion et de Plaidoyer sur la Problématique de Logement (GREPPKA) attire l’attention sur la nécessité de repenser le mode de construction de logement en Haïti.  Au cours d’une conférence de presse tenue au bureau du GARR à Port-au-Prince, le 11 janvier 2017, les responsables de ce regroupement demandent aux autorités haïtiennes de tirer des leçons du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 qui avait causé la mort de plus de 250 mille personnes en Haïti.

Reyneld Sanon, secrétaire exécutif de KAY LA et membre du GREPPKA s’est dit indigné du fait que 7 ans après le passage de ce tremblement de terre,  aucun suivi n’a été fait sur le guide de construction de logements qui a été élaboré par les autorités haïtiennes.  Ce qui fait que l’Etat haïtien n’a jusqu’à date pas le contrôle sur le type et les qualités de matériaux utilisés dans la construction de maisons notamment ceux provenant de la République voisine.

M. Sanon a appelé les dirigeants haïtiens à se pencher sur le sort des milliers de personnes déplacées qui  croupissent encore sous des tentes dans des camps du département de l’Ouest.

Il a rappelé que 1280 logements sociaux ont été construits au village Lumane Casimir (Nord de la Port-au-Prince) sur 3000 qui ont été annoncés par les autorités. Les services de base, selon lui, sont quasiment inexistants dans ce village  et certaines de ces maisons ne sont pas encore habitées.

Pour faire face au problème de déficit de logements sociaux en Haïti, l’Etat haïtien a créé l’Unité de Construction de Logement et de Bâtiments Publics (UCLBP), une entité parallèle à l’EPPLS (Entreprise Publique de Promotion de Logements Sociaux).

M. Sanon dit regretter que les propositions qui ont été faites par l’UCLBP par rapport à l’élaboration d’une Politique Nationale de Logements et de l’Habitat, n’incitent pas l’Etat haïtien à améliorer la situation de ceux et celles qui n’ont pas les moyens de construire ni de louer une maison décente.

Selon lui, cette politique nationale est profitable aux propriétaires de maisons qui ne font qu’augmenter davantage le prix de location de maisons au détriment des locataires.

De son côté,  Géralda Sainville, responsable de communication et plaidoyer au GARR qui fait aussi partie du GREPPKA, a souligné que la problématique de logement devait être une urgence nationale pour l’Etat haïtien.

Mme Sainville exhorte les autorités haïtiennes à prendre les dispositions nécessaires pour y apporter une réponse systématique.

La représentante du GARR a formulé plusieurs recommandations, notamment prendre des dispositions à travers le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) pour actualiser le guide de construction et d’assurer un suivi systématique du mode de construction des bâtiments en Haïti ; doter les municipalités d’accompagnements techniques en vue de les faciliter à jouer leur rôle de réglementer et suivre la construction  des maisons sur tout le territoire et créer une banque de logements ou encourager d’autres acteurs à l’établir en vue de garantir des crédits logement à ceux/celles qui ne disposent pas de moyens.

Le GREPPKA est un collectif formé de 6 organisations nationales et internationales dont GARR, ITECA, MCC, CWS, KAY LA et SSID. Il fait le plaidoyer pour le respect du droit au logement en Haïti et  porter l’Etat haïtien à envisager une meilleure politique publique dans ce domaine.  

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Thu, 12 Jan 2017 20:44:23 +0000
61,302 personnes déplacées internes croupissent encore sous des tentes en Haïti https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1762-61302-personnes-déplacées-internes-croupissent-encore-sous-des-tentes-en-haïti https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1762-61302-personnes-déplacées-internes-croupissent-encore-sous-des-tentes-en-haïti Vue du site d'hébergement de Gaston Magwon à Carrefour en 2013

61,302 Personnes déplacées du séisme du 12 janvier 2010 vivent encore dans 33 sites d’hébergement, selon un rapport publié le 30 juin 2016 par l’OIM.  Les trois (3) communes qui ont la population déplacée la plus importante sont Delmas avec un total de 9,930 familles soit 32,637 personnes, Croix-des-Bouquets, 2,477 ménages soit 10,799 personnes et Léogâne où 1,025 familles ont été dénombrées soit 4,200 personnes. 5 sites par commune ont été aussi recensés.  

Carrefour, Cité Soleil, Gressier, Pétion-Ville, Port-au-Prince et Tabarre figurent également parmi les autres communes contenant jusqu’à date des déplacés internes, lit-on dans le rapport.

Suite à des visites de terrain réalisées entre le  1er avril et le 30 juin 2016, 3 camps ont été fermés, a précisé le rapport. 268 ménages soit 1,004 personnes ont été relocalisés grâce à des programmes de retour assistés.

De juillet 2010 à juin 2016, 82,589 familles soit 277,807 personnes ont bénéficié des  programmes de retour de l’organisation qui ont permis la fermeture de 545 sites. Durant la même période,  une diminution de 95.4% du nombre de ménages déplacés a été observée, a poursuivi le rapport.

Plusieurs organisations nationales dont le GARR n’avaient pas hésité à questionner le programme de subvention au loyer, quoiqu’il ait permis à un grand nombre de personnes de laisser les sites. Ce programme mené par l’Etat haïtien et des organismes internationaux, selon ces organisations, n’a pas offert de solutions durables en matière de logement aux familles victimes du séisme.  Ce qui fait que bon nombre de bénéficiaires dudit programme se retrouvent dans la rue après une année de loyer. Or l’Etat haïtien a l’impérieuse obligation de garantir le droit au logement de toutes les familles haïtiennes, selon les prescrits de sa Constitution et des instruments internationaux en la matière.

Pourtant, plus de six ans après, il est regrettable de voir qu’il n’y a pas toujours d’autres projets de logement social en support avec ce programme de relocalisation.

Le GARR qui plaide pour le respect du droit au logement des familles déplacées n’a de cesse promouvoir la coopérative de logement comme alternative pour faire face au déficit criant de logement en Haïti. Mis à part des actions de plaidoyer auprès des différentes institutions étatiques qui interviennent dans ce domaine, 5 coopératives de logement ont pris naissance avec le support de l’institution dans le  Plateau Central où une centaine de maisons ont été construites après le séisme.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Fri, 01 Jul 2016 19:36:43 +0000
12 janvier 2010: 6 ans après séisme, la crise de logement perdure https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1716-12-janvier-2010-6-ans-après-séisme-la-crise-de-logement-perdure https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1716-12-janvier-2010-6-ans-après-séisme-la-crise-de-logement-perdure 12 janvier 2010: 6 ans après  séisme, la crise de logement perdure

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) et la Coordination pour le Développement des 15 Blocs de Canaan (CODE-15 Canaan) ont organisé,  le 11 janvier 2016, une conférence de presse autour de la problématique de logement. Lors de cette conférence réalisée dans les locaux du GARR, les conférenciers ont plaidé en faveur d’un  programme de logement social pour les familles haïtiennes qui vivent dans des conditions critiques.

Six ans après la catastrophe du 12 janvier le constat est désolant. La crise de logement affecte presque toutes les catégories sociales, selon Géralda Sainville, responsable de la section de communication et plaidoyer  du GARR. Dans les quartiers de Port-au-Prince, dans les villes de Provinces, les services et infrastructures de base font cruellement défaut, a-t-elle ajouté.

A observer la manière dont les constructions se font  actuellement, la catastrophe du 12 janvier ne semble laisser aucune leçon dans la mémoire du peuple haïtien. Tout en saluant les efforts de publication des normes de construction du Ministère des Travaux Publics, Transport et Communication, Mme Sainville croit que  beaucoup reste à faire pour sensibiliser et les faire appliquer dans les municipalités.

La représentante du GARR s’est aussi interrogée sur le fait que les logements inaugurés au village de Lumane Casimir et à Zoranje s’estimant à 74 millions de dollars, lesquels logements  qui ont été financés respectivement par les fonds de Petrocaribe et par la BID, ne sont jusqu’ici pas encore occupés par les principaux bénéficiaires. En dépit des efforts déployés par le gouvernement haïtien de concert avec ses partenaires internationaux pour l’élaboration d’une politique nationale de logement et de l’habitat, aucun suivi effectif n’a été fait jusqu’à présent par les autorités haïtiennes en vue de son application.

Géralda Sainville appelle les autorités haïtiennes à prendre des mesures qui s’imposent pour que le document relatif à la politique nationale de logement ne reste pas dans le tiroir.

Hubert Jean- Louis, membre de la Coordination pour le Développement des 15 Blocs de Canaan (CODE-15 Canaan), a dressé lors de son intervention, un tableau sombre sur les conditions de vie de la population de Canaan. 6 ans après le passage du séisme  ayant ravagé Port-au-Prince et ses environs, les occupants de Canaan n’ont toujours pas accès aux services de base.

Le représentant de la plateforme CODE-15 Canaan appelle le gouvernement haïtien à travailler en vue de palier à cette situation. «Nous autres qui vivons à Canaan, nous n’avons pas d’encadrement. Nous n’avons pas d’accès à l’éducation, aux soins de santé, au marché public, à l’eau potable, et non plus à un cimetière.», s’est-il plaint.

Il a par ailleurs demandé aux responsables de l’Unité de Construction de Logement et Bâtiments Publics (UCLBP) à travailler de concert avec les leaders des Organisations Non Gouvernementales pour qu’ils puissent mener des actions durables.  

La population a besoin d'actions durables. Les autorités haïtiennes doivent aussi encourager les diverses initiatives prises par des organisations de la société civile haïtienne dont le GARR qui a expérimenté un projet de coopératives de logements au bénéfice d’une centaine de familles dans la commune de Lascahobas, département du Centre d’Haïti.

La représentante  du GARR en a profité pour exhorter l’Etat à mettre en place un cadre légal et à créer des fonds visant à encadrer le mouvement des coopératives de logements dans le pays. Ce qui permettra l’amélioration des conditions des familles haïtiennes relatives à un logement décent.

Soulignons que selon le rapport de l’OIM publié au mois de mars 2015, environ seize mille (16 000) familles déplacées  croupissent encore  dans 66 camps d’hébergement à travers la zone métropolitaine.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 12 Jan 2016 22:26:58 +0000
Haïti/Commémoration : Des femmes de Canaan s’unissent pour renforcer leur leadership https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1603-haïti-commémoration-des-femmes-de-canaan-s’unissent-pour-renforcer-leur-leadership https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1603-haïti-commémoration-des-femmes-de-canaan-s’unissent-pour-renforcer-leur-leadership Des participants en majorité des femmes, lors de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme, le 8 mars 2015.

«Fanm, an n ranfòse Lidèchip nou pou kondisyon lavi n ka chanje- Femmes, renforçons notre leadership pour  changer nos conditions de vie.», c’est autour de ce thème que diverses organisations féminines provenant de 15 blocs de Canaan ont commémoré, la Journée Internationale de la Femme, le dimanche 8 mars  2015.

Réunies au Centre Olympique de l’Espoir à l’angle de la Route 9 et de la Nationale #1, les femmes de Canaan ont marqué cette journée réalisée,  avec l’appui du GARR, par une séance de sensibilisation et  des animations culturelles.

Animées d’un sentiment optimiste pour développer leur leadership féminin et voir aussi améliorer leurs conditions de vie, les femmes de Canaan estiment que par la solidarité elles arriveront à faire tomber  la marginalisation dont elles sont victimes dans cette zone délaissée.

«  Nous voulons nous organiser pour dire aux autorités haïtiennes que nous avons droit aux services de base. Car nous ne pouvons pas accepter cette marginalisation dont nous sommes victimes à Canaan. »,a déclaré Erlande Brutus, représentante des organisations féminines à Canaan 1.

Intervenant en la circonstance, la coordonnatrice de Solidarite Fanm Lakay (SOFALA), Sanièce Petit-Phat qui faisait une brève historique de la lutte des femmes, a mis l’accent sur les acquis du mouvement féministe un peu partout dans le monde. Elle s’est arrêtée principalement  sur la particularité et le cheminement de ce mouvement en Haïti.

Mme Petit-Phat a indiqué aux participantes qu’elles doivent aussi prendre en compte les efforts déjà déployés par les femmes haïtiennes et s’armer de courage pour continuer la lutte pour l’égalité et la jouissance des droits y relatifs.

« Vous ne devez pas seulement vous réunir pour commémorer cette date importante dans la lutte des femmes mais aussi pour vous interroger à savoir où vous en êtes. Ce qui vous permettra de mieux vous organiser pour développer ce leadership tant souhaité.», a-t-elle martelé.

La participation des femmes constitue un élément fondamental pour développer le leadership des femmes  telle a été l’avis de la Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR, Mme Géralda Sainville.

Mme Sainville  a encouragé les femmes de Canaan à s’organiser davantage pour renforcer leur leadership. Elle les a exhortées à participer pleinement dans les espaces d’échanges relatifs au développement de leur zone. Car leur implication aidera à une prise en compte réelle de leurs besoins spécifiques.

 « Votre participation est un premier pas pour vous faire entendre. Vous devez investir les espaces où l'on discute de votre vie, de votre famille et de votre communauté. Vous devez aussi vous affirmer et vous organiser pour mieux faire passer vos revendications.», leur a-t-elle suggéré.

Des chants engagés, des sketchs, des poèmes et des  rubriques de santé ont été aussi à l’ordre du jour pour commémorer cette activité célébrée par des femmes chaque année à travers le monde.

Au terme de cette commémoration, des présents ont été remis symboliquement à des femmes âgées qui participaient à la cérémonie. Elles ont été choisies en raison de leur âge.

 

 

 

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 10 Mar 2015 02:58:46 +0000
Haïti/Séisme: Cinq ans après, les résidents (es) de Canaan se plaignent du laxisme des autorités haïtiennes à intervenir dans la zone https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1575-haïti-séisme-cinq-ans-après-les-résidents-es-de-canaan-se-plaignent-du-laxisme-des-autorités-haïtiennes-à-intervenir-dans-la-zone https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1575-haïti-séisme-cinq-ans-après-les-résidents-es-de-canaan-se-plaignent-du-laxisme-des-autorités-haïtiennes-à-intervenir-dans-la-zone Vue partielle de l'assistance lors de la journée de réflexion réalisée à Canaan

A l’initiative du GARR et de la plateforme d’organisations Canaan Uni pour le Développement (CUD), une journée de réflexion a été organisée à Canaan, le vendredi 9 janvier 2015, pour commémorer le 5ème anniversaire du séisme du 12 janvier 2010. «An n mobilize pou n fòse Leta ayisyen amelyore kondisyon lojman nan peyi a, Mobilisons-nous pour contraindre l’Etat haïtien à améliorer les conditions de logement en Haïti.», c’est autour de ce thème que se sont réunis plusieurs dizaines de déplacés-es pour réfléchir sur les mauvaises conditions de vie auxquelles font face les résidents-es de Canaan.

Cinq ans (5) après la catastrophe ayant fait environ 300 000 morts, endommagé 250 000 maisons et occasionné 1,5 millions de sans abris, ces personnes déplacées qui sont plusieurs milliers et occupant cet espace dénommé ‘’Canaan’’, se sont montrées confiantes dans la lutte contre la marginalisation dont elles déclarent être victimes.

Intervenant en la circonstance, le Coordonnateur du CUD, Marceno Métellus s’est montré préoccupé des choses négatives qui se disent dans les médias au sujet des familles qui occupent l’espace de Canaan au lendemain du passage du séisme.

« Nous condamnons énergiquement cette mise à l’index dont est victime la population de Canaan qui est souvent traitée comme des bandits par des gens malintentionnés. Nous voulons leur dire que nous sommes des citoyens-es honnêtes et paisibles qui avons occupé cet espace suite à la déclaration d’utilité publique de la zone. Nous n’acceptons pas que nous soyons traités de parias. », a-t-il martelé.

M. Métellus a dit regretter que cinq ans après le cataclysme, les autorités haïtiennes ne se donnent pas la peine d’accompagner la population afin qu’elle puisse vivre dans la dignité humaine.

« Les autorités haïtiennes ne font que cautionner la perception négative que beaucoup de gens ont de la population de Canaan. L’absence des services de base est un exemple concret.», a-t-il déclaré.

Le représentant des déplacés-es de Canaan en a profité pour dénoncer le comportement d’un groupe de personnes se réclamant proches du pouvoir en place qui tentent de temps à autre d’expulser les occupants-es du village.

Il a cité en exemple l’opération de démolition de maisons survenue au Village  Grâce de Dieu, le 5 novembre 2014. Cette opération était conduite par des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) accompagnés d’hommes de main.

La Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR, Géralda Sainville qui animait une séance de réflexion en cette occasion, a invité les occupants-es de ce méga village à se mobiliser pour contraindre les autorités haïtiennes à prendre une position officielle sur l’avenir de cette zone complètement délaissée. Elle a mis l’accent sur l’obligation de l’Etat haïtien de respecter et protéger le droit au logement garanti par les instruments internationaux ratifiés par Haïti. De plus il est reconnu par la Législation haïtienne.

«Le Droit au logement est reconnu par la Constitution haïtienne du 29 mars 1987 en son article 22. Vous devez vous organiser en vue de la pleine jouissance de ce droit.», a-t-elle souligné.

Cette journée à laquelle ont participé des représentants-es d’organisations nationale et internationale œuvrant dans la thématique du Droit au logement, a été l’occasion pour les résidents-es de Canaan de travailler sur un cahier de charges qui devrait être soumis aux autorités haïtiennes dans les prochains jours. Au nombre des recommandations figurent la mise en place d’infrastructures de base, l’aménagement de l’espace et le recensement des familles.

Aux termes de la journée, un groupe de femmes déplacées résidant à Canaan ont présenté une prestation culturelle traitant des mauvaises conditions de vie auxquelles sont confrontés les occupants-es de la zone.

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Personnes Déplacées Mon, 12 Jan 2015 20:41:10 +0000
Haïti/Relocalisation des déplacés du camp KID : Des occupants se disent insatisfaits https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1559-haïti-relocalisation-des-déplacés-es-du-camp-kid-des-occupants-es-se-disent-insatisfaits https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1559-haïti-relocalisation-des-déplacés-es-du-camp-kid-des-occupants-es-se-disent-insatisfaits Le camp Kid, à Christ-Roi, le 3 décembre 2014

Le processus de relocalisation des 450 familles déplacées du camp KID à Christ-Roi entamé le 21 août 2014 par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) de concert avec la mairie de Port-au-Prince, est à sa phase finale. Cependant, des familles estimées à plus de 60 dont les dossiers n’ont pas été retenus, se montrent insatisfaites et réclament une reconsidération de leur situation.

 

Dans le cadre de ce programme, chaque famille a reçu 20,000.00 gourdes pour payer la location d’un espace d’habitation, a appris le GARR.

Au moment de démolir leurs tentes, le 3 décembre 2014, des déplacés ont critiqué les agents de la mairie de Port-au-Prince qui ne leur laissent pas assez de temps pour pouvoir se préparer à quitter l’espace.

« Que nous ayons trouvé un autre endroit ou non, les agents de la mairie nous ont intimé l’ordre de démolir nos abris dans un délai ne dépassant pas 3 jours. », s’est plainte une déplacée.

Mme Odile qui résidait au camp KID depuis le 13 janvier 2010, en a profité pour remercier le GARR qui, selon elle, avait donné un accompagnement digne de droits humains aux familles déplacées de Christ-Roi depuis le lendemain du tremblement de terre.

« Les déplacés de Christ-Roi, notamment ceux du camp KID, doivent beaucoup au GARR. N’était-ce l’accompagnement de cet organisme de droits humains, la faim nous aurait tués.», a-t-elle déclaré.

De son côté, Johanne qui faisait office de porte-parole des familles déplacées n’ayant pas encore reçu leurs frais de relocalisation, a critiqué le comportement des autorités qui, a-t-elle indiqué, décident de mettre à l’index une catégorie de familles sous prétexte qu’elles ne disposent pas de documents d’identité.

« Les familles victimes du séisme ne sont pas responsables de n’avoir pas de documents. Il revient à l’Etat haïtien de mettre en place de vrais programmes qui permettront aux victimes du séisme de recouvrer leurs documents perdus au moment de la catastrophe.», a-t-elle souligné.

Pour sa part, Marie Hélène, une autre déplacée, a déploré l’empressement des autorités à relocaliser les occupants-es du site sans leur donner du temps pour chercher une maison où ils pourront vivre en toute dignité.

Elle a par ailleurs exhorté les autorités haïtiennes à octroyer un meilleur traitement aux familles déplacées victimes du séisme du 12 janvier.

Soulignons que le rapport publié par l’OIM en septembre 2014 a fait état de plus de 85,000.00 familles déplacées qui résident encore dans 123 camps d’hébergement d’Haïti.    

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Thu, 04 Dec 2014 14:03:50 +0000
Le GARR dénonce les violations liées à la démolition des maisons des familles du Village Grâce de Dieu, à Canaan https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1547-le-garr-dénonce-les-violations-liées-à-la-démolition-des-maisons-des-familles-du-village-grâce-de-dieu-à-canaan https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1547-le-garr-dénonce-les-violations-liées-à-la-démolition-des-maisons-des-familles-du-village-grâce-de-dieu-à-canaan Image d'une maison détruite lors d'une opération menée par des agents de l'UDMO et des hommes de main à ''Village Grâce de Dieu'', le 5 novembre 2014.

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) s’est vivement préoccupé des violations réalisées à l’encontre des familles du Village  Grâce de Dieu, lors d’une opération de démolition de maisons, le 5 novembre 2014. Cet acte perpétré par des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) accompagné des hommes de main, a montré, encore une fois, l’obligation pour les autorités haïtiennes de garantir le droit à la vie des déplacés/es.

Selon des témoignages, des agents de l’Unité Départementale de maintien d’ordre (UDMO), accompagnés des hommes armés de marteaux et  de bâtons, ont investi violemment le village Grâce de Dieu, dans la zone de Canaan (Nord d’Haïti) où ils ont démoli plusieurs maisons, aux environs de 4 heures dans l’après midi du 5 novembre 2014.

Lors de cette opération menée pendant environ trois heures dans ce village, plusieurs familles qui résistaient à la destruction de leurs maisons ont été brutalisées, d’après les informations recueillies sur place.

« Des agents de l’UDMO qui  étaient à bord d’un pick up de couleur grise immatriculé 1-598 nous ont frappés violemment. Ils n’ont pas hésité à frapper une  femme enceinte de 4 mois que nous avons dû transporter rapidement à l’hôpital », ont raconté les victimes, lors d’une visite du GARR.

Une maison et des rangées de parpaings sans toitures ont été complètement détruites mis à part des murs de clôtures de plusieurs maisons. « Je pris beaucoup de peine avant d’économiser de l’argent pour achever ma petite maison, maintenant je suis à la rue. Des bandits l’ont détruite avec tous mes effets », s’est plainte une dame qui dit participer dans  des tontines pour construire son logement afin d’habiter avec ses trois enfants.

Le 7 novembre 2014, les familles victimes ont voulu barrer la route nationale # 1, en entreposant des barricades sur la chaussée. Des policiers du commissariat de Croix-des-Bouquets ont intervenu et lancé du gaz lacrymogène pour disperser la foule qui se massait près du village. Deux jeunes hommes ont été arrêtés puis libérés quelques minutes après sous l’influence d’autres manifestants.

A plusieurs reprises, les familles vivant à Canaan, en majorité des déplacés/es du séisme, sont victimes d’opérations de ce genre. En Décembre et février 2013, des expulsions entachées de bastonnades ont été perpétrées à leur encontre par des particuliers se réclamant propriétaires de plusieurs parcelles de cet espace.

Connaissant la réalité du pays où bon nombre de familles haïtiennes peuvent prendre plusieurs années avant de construire ou d’achever leurs maisons, le GARR exhorte les autorités à prendre des mesures adéquates afin de suspendre les expulsions forcées des habitants-es du village.

Le GARR croit que des particuliers bénéficiant de la complaisance des agents du gouvernement, n’ont pas le droit de mettre en péril la vie des familles installées à Canaan, sous aucun prétexte que ce soit. Sans nier le droit qu’ont ces gens se disant propriétaires de réclamer leurs parcelles, il estime que les procédures en matière d’expulsion prévue par la Législation nationale doivent être bien appliquées, car la fin ne justifie pas les moyens.

D’autant plus qu’il revient au Gouvernement haïtien d’assurer le relogement des familles si besoin est, tout en leur offrant des alternatives viables. Car en tant que citoyens/citoyennes, les autorités haïtiennes ont pour obligation de leur garantir la sécurité d’occupation et le droit à la terre tout en cherchant des solutions durables à leurs besoins de logements.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Mon, 10 Nov 2014 21:52:16 +0000
Haïti/Journée mondiale de l’Habitat : Des modèles associatifs s’imposent https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1538-haïti-journée-mondiale-de-l’habitat-des-modèles-associatifs-s’imposent https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1538-haïti-journée-mondiale-de-l’habitat-des-modèles-associatifs-s’imposent Les professeurs Jean Rénold Elie et Richener Noël lors de la conférence-débat

« Coopérative de logement, une alternative pour améliorer les conditions des familles en Haïti. », c’est sous ce thème que le GARR conjointement avec des leaders de Coopératives de logement évoluant à Port-au-Prince et à la Lascahobas, a organisé une journée de réflexion impliquant des représentants de différents secteurs de la société civile haïtienne, notamment l’université, des déplacés, des organisations de base et non gouvernementales.

Les familles haïtiennes de la classe moyenne doivent se pencher sur des formes solidaires pour faire face à leur problème de logement. Cette affirmation est confirmée à travers les différentes interventions faites lors d’une conférence-débat, tenue le 6 octobre 2014, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Habitat.

« Contrairement aux pressions abusives de l’économie néolibérale, l’économie solidaire sociale, incluant les coopératives, les mutuelles et les associations qui priorisent les individus et le travail, peut être une issue favorable pour Haïti. », souligne le Professeur Jean Rénold Elie, lors de cette conférence.

Tout en faisant une analyse historique des différentes formes de coopératives, le docteur en sociologie a critiqué l’Etat haïtien qui n’a jamais établi des mécanismes favorables à la croissance de ce modèle de développement existé dans le pays depuis 1920.

«Même si l’Etat proclame la liberté d’association, l’analyse des instruments juridiques servant de cadre légal aux coopératives a montré que l’Etat haïtien cherchait plutôt à contrôler le mouvement. », déclare-t-il.

Heureusement, il y a toujours une tendance à la solidarité dans la société haïtienne, ajoute le président du Conseil d’Administration de la Faculté des Sciences Humaines, une entité de l’Université d’Etat d’Haïti. Et, l’objet même de la coopérative de manière générale est de permettre à des individus de se regrouper et de réunir leurs moyens afin d’atteindre un objectif commun qui leur serait difficile d’attendre individuellement.

Ce à quoi répondent les coopératives de logement en Haïti. Contrairement aux autres formes de coopératives, notamment agricoles, d’épargnes et de crédit, les coopératives de logement ne sont pas très répandues. « Elles peuvent aider à un grand nombre de familles de se procurer d’un logement décent et d’avoir accès à des services de base, inexistants dans la majorité des quartiers défavorisés. », conclut-il

La journée a été aussi l’occasion pour le Professeur Richener Noël, Assistant Recherche du Groupe Urgence Rehabilitation Developpement (URD), d’échanger avec l’assistance sur la notion d’Habitat. Cette dernière se réfère selon lui, non seulement à la construction du logement en tant que tel, mais aussi au cadre de vie de manière générale. Ce qui implique également la disponibilité des services.

En analysant la réponse de l’Etat haïtien pour améliorer l’habitat après le séisme, il a montré que beaucoup reste à faire.

« L’un des plus grands défis pour le gouvernement haïtien, c’est de reconstruire sans mettre en danger les générations futures. », soutient le docteur en géographie urbaine.

En effet, l’accès au logement décent demeure l’un des plus grands défis pour les familles haïtiennes, quatre ans et quelques mois après le séisme. Vivre dans un espace digne met en évidence plusieurs paramètres notamment accessibilité aux services de base et sécurité. Cela relève d’une volonté politique des autorités concernées.

Teintée de prestations culturelles, la journée a été aussi marquée par la promotion des modèles associatifs pour résoudre le problème de logement en Haïti.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 14 Oct 2014 16:12:50 +0000
Journée Mondiale de l’Habitat : Le GARR invite les autorités haïtiennes à prioriser le bien-être de la population dans les projets de développement https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1530-journée-mondiale-de-l’habitat-le-garr-invite-les-autorités-haïtiennes-à-prioriser-le-bien-être-de-la-population-dans-les-projets-de-développement https://www.3ww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1530-journée-mondiale-de-l’habitat-le-garr-invite-les-autorités-haïtiennes-à-prioriser-le-bien-être-de-la-population-dans-les-projets-de-développement Journée Mondiale de l’Habitat : Le GARR invite les autorités haïtiennes à prioriser le bien-être de la population dans les projets de développement

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Habitat, commémorée le premier lundi d’octobre de chaque année, Le GARR invite les autorités haïtiennes, tous les secteurs de la vie nationale, à réfléchir ensemble sur les décisions à prendre pour améliorer les conditions de l’habitat en Haïti.

Analysant le thème: « Donnons la voix aux bidonvilles. », retenu  par l’ONU pour le 6 octobre 2014, le GARR estime qu’il est plus que nécessaire d’adapter les programmes de logement aux besoins réels des déplacés/es, des familles à faibles revenus vivant dans les quartiers défavorisées afin d’améliorer leurs conditions de vie.

En effet, à l’approche du cinquième anniversaire de la catastrophe du 12  janvier 2010, c’est le moment de faire un bilan des interventions réalisées par le gouvernement, les organisations internationales en vue de corriger les faiblesses relatives à la quantité et la  qualité souvent relevées dans presque tous les rapports d’évaluation de l’action humanitaire après le séisme.

La population des camps diminue considérablement. Pourtant, des quartiers informels dépourvus de services de base pullulent au su et au vu des autorités concernées par la question de logement dans le pays.

La journée Mondiale de l’Habitat, dédiée aussi à la campagne « Zéro Expulsions » de l’Alliance Internationale pour les Habitants (AIH) contre les expulsions forcées, met aussi en évidence l’obligation pour l’Etat haïtien de prioriser le bien-être de la population dans les programmes de développement afin de bannir les expulsions forcées enregistrées dans les camps d’hébergement et dans plusieurs villes du pays.

Dans plusieurs régions, les cris des familles paysannes expulsées de leurs propriétés se multiplient et deviennent retentissants. A l’Île-à-Vache, à Caracol, les projets avec de grands enjeux économiques font augmenter le nombre de paysans/es sans terre. L’expropriation est légale, certes, pourvu que les procédures soient claires et bien appliquées. La démolition des maisons du Centre-ville de Port-au-Prince en juin 2014 renforce les inquiétudes des militants/es du droit au logement.

Construire les villes pour les gens pour une vie plus digne. Ce slogan est lancé depuis des années par les peuples de différents pays à travers le monde. Le GARR maintient ce message pour Haïti tout en invitant les autorités à favoriser l’implication des citoyens/citoyennes dans la reconstruction de leur pays.

Le GARR salue la publication, par le gouvernement haïtien,  du document cadre de la Politique nationale de logement et de l’Habitat (PNLH). Il espère que la mise en œuvre d’une telle politique assurera la rupture avec les vieilles pratiques exclusives pour enfin permettre à toutes les familles haïtiennes de vivre dans un espace digne. 

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Personnes Déplacées Sun, 05 Oct 2014 02:57:31 +0000