19 Nov, 2018
mardi, 12 mai 2015 18:28

Des ouvriers agricoles rapatriés-es à Savanette Spécial

Des ressortissants-es haïtiens rapatriés-es sur la frontière de Belladère/Elias Pina Des ressortissants-es haïtiens rapatriés-es sur la frontière de Belladère/Elias Pina Photo : Thierry Dutoit
Des  vagues de rapatriements  sont observés entre les 2 et 8 mai  2015  sur la frontière de Cañada/Miguel, à Savanette (Centre d’Haïti). Selon les membres du Comité de droits humains du RFJS de la commune, plus de 200 ressortissants-es haïtiens en majorité des ouvriers agricoles auraient été rapatriés durant cette période.
Les rapatriés-es,  en majorité des hommes,  viennent pour la plupart de provinces dominicaines, notamment  de San Juan de la Maguana, de Hondo Valle et Cercado. Ils/elles ont été déportés-es par des militaires dominicains au moment où ils/elles devaient recevoir leur moitié des récoltes des propriétaires dominicains, ont-ils  témoigné. Venant  en majorité des localités de Savanette telles que  Calumette, Michel, Gros Monbin, Trois Mapou et Cadette, ils/elles avaient traversé la frontière pour aller travailler la terre sous forme de métayage en territoire voisin. Ils cultivaient le maïs et les haricots.
 
Cette situation est monnaie courante, a expliqué un membre du comité de droits humains qui assure régulièrement le monitoring sur ce point frontalier. A chaque période de récolte spécifiquement la récolte du maïs, on enregistre un nombre important de travailleurs saisonniers haïtiens rapatriés, qui disent être abusés par des propriétaires dominicains.  D’après le militant, ces derniers  seraient entendus avec des militaires dominicains pour se débarrasser de ces cultivateurs haïtiens afin de garder toute la récolte pour eux-mêmes.
 
Selon un rapport publié en 2013 par le Programme des Nations unies pour l’Environnement, les ouvriers agricoles haïtiens qui traversent la frontière de manière irrégulière sont victimes de non-paiement de salaires, de mauvaises conditions  de travail et d’expulsions. Même s’ils apportent un apport considérable à l’économie du pays voisin, ils sont confrontés à de grandes difficultés. Ils ne peuvent généralement recourir à la justice dominicaine parce qu’ils ne sont pas des migrants-es réguliers, ils n’ont non plus aucun support des  autorités haïtiennes pour trouver réparation lorsqu’ils sont l’objet d’abus.
 
Parallèlement, en marge de la fin du PNRE, les rapatriements se poursuivent sur les autres points frontaliers haïtiano-dominicains. Seulement pour les quatre premiers mois de l’année, le GARR a recensé 1998 rapatriés-es dont 1636 hommes, 226 femmes et 136 enfants sur la frontière de Belladère/Elias Piña.
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Dernière modification le mardi, 12 mai 2015 18:42

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