19 Nov, 2018
vendredi, 10 juillet 2015 19:45

La Commission Episcopale Justice et Paix (CE-JILAP) a commémoré la Journée nationale contre la violence Spécial

Des membres de la CE-JILAP lors de la Journée nationale contre violence, le 9 juillet 2015 Des membres de la CE-JILAP lors de la Journée nationale contre violence, le 9 juillet 2015 Photo: Josué Michel

«Violence et criminalité en Haïti, que faire dans le cadre d’une construction démocratique ?», c’est autour de ce thème que la Commission Episcopale Justice et Paix (CE-JILAP) a commémoré à Port-au-Prince, le 9 juillet 2015, la journée nationale contre la violence.

Messe en mémoire des victimes disparues dans des circonstances diverses de 2002 à 2015, conférence de presse, conférences-débat, telles ont été les différentes activités réalisées en la circonstance.

Dans son homélie, le père Jean Hansen a plaidé pour une société non violente axée sur la justice et la solidarité, une société où la vie doit toujours triompher sur la mort.

Il en a profité pour inviter les actuels et futurs dirigeants haïtiens à travailler en vue de l’établissement d’un climat de sécurité dans le pays.

«Non à la mort ! Oui à la vie ! Nous voulons construire un pays où règnent la paix, la générosité et la justice.», a-t-il déclaré.

Cette journée a été aussi l’occasion pour la CE-JILAP de présenter son rapport sur la violence enregistrée dans la zone métropolitaine pendant le premier semestre de l’année 2015.  507 cas de victimes de violences dont 445 personnes tuées par balles sont les chiffres avancés par cette institution pour cette période.

Intervenant en la circonstance, la directrice nationale de Justice et Paix, Jocelyne Colas Noël, a fustigé le comportement des autorités haïtiennes qui, selon elle, n’ont rien fait pour combattre la violence et freiner la machine de l’insécurité.

«La montée vertigineuse des actes de violences en Haïti prouve clairement que les dirigeants n’ont pas la volonté réelle  de garantir le droit à la vie de la population haïtienne. Bien qu’au niveau de la commission nous ayons déjà formulé diverses recommandations au gouvernement en ce sens.», a-t-elle martelé.

De son côté, le responsable d’observation à la CE-JILAP, Me Rovelsond Appolon, s’est dit indigné de la façon dont l’Etat haïtien gère la question des personnes victimes de violence dans le pays.  

Au terme de cette activité, la CE-JILAP a formulé diverses recommandations aux autorités haïtiennes. Parmi ces recommandations, figurent l’utilisation des outils technologiques et scientifiques dans le travail de la police nationale, la création d’un cadre sécuritaire dans les zones d’activités commerciales intenses et dans les communautés dites zones de non droit, l’opérationnalisation des points fixes de police dans plusieurs coins du pays, notamment dans  la zone métropolitaine et la dépolitisation du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN).

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Dernière modification le vendredi, 10 juillet 2015 20:02

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