[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Haïti-République dominicaine Relations Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://mail.new.garr-haiti.org Sun, 31 May 2020 23:39:54 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr COVID 19: Entre mesures restrictives, confusions et incapacités au niveau de la frontière https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1770-covid-19-entre-mesures-restrictives-confusions-et-incapacités-au-niveau-de-la-frontière https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1770-covid-19-entre-mesures-restrictives-confusions-et-incapacités-au-niveau-de-la-frontière Tôt, ce 17 mars 2020, les barrières du point frontalier Malpasse/Jimani sont fermées

Le chef du gouvernement a annoncé, le 15 mars 2020, plusieurs mesures pour prévenir l’entrée du virus COVID-19 sur le territoire haïtien. Parmi ces mesures, la fermeture de la frontière entre Haïti et la République dominicaine a été priorisée pour le lundi 16 mars, à minuit. Le manque de précision autour de la communication de cette  décision  semble semer la confusion au niveau des communautés frontalières…

Tôt ce mardi 17 mars, les locaux logeant les Bureaux de Douane et de l’Immigration étaient totalement fermés dans les points officiels de Malpasse et Ouanaminthe. Les fonctionnaires publics, notamment les agents de l’immigration qui travaillent au niveau de la frontière sont absents. De loin,  les portails dominicains restent ouverts, facilitant l’entrée ou la sortie des usagers de la frontière.  Au niveau de Carizal, les fonctionnaires sont présents mais les barrières de ce point restent fermées. Les agents de santé sont là, mais très peu de personnes font dépistage du Covid-19.

La décision du gouvernement de fermer la frontière avec la République Dominicaine a fait son effet. Mais les gens ne saisissent pas vraiment la teneur de cette décision par rapport au fonctionnement des marchés frontaliers qui demeurent une activité capitale pour les gens de la frontière.

Notons que le lundi 16 mars 2020, un jour de marché frontalier, les activités commerciales ont été réalisées dans tous les points frontaliers officiels et non officiels. Les transporteurs assurant le trajet Haïti et République dominicaine ont travaillé comme à l’accoutumée.  Les usagers et usagères de la frontière se sont bousculés, essayant de franchir les barrières qui séparent les deux Etats voisins. La première observation qui saute aux yeux, c’est la difficulté de tester toutes les personnes qui fréquentent les marchés frontaliers en raison de l’affluence constatée dans les points frontaliers Carizal/Elias Pina,  Malpasse/ Jimani et Ouanaminthe/Dajabon.

Au point frontalier Carizal /Elias Pina, à Belladère (Centre), certaines mesures sont adoptées du côté d’Haïti, mais elles restent insuffisantes. Trois agents de santé sont placés dans les locaux où sont logés les bureaux de la Douane et de l’immigration. Ils procèdent à un test de dépistage pour  toutes les personnes (Haïtiens ou étrangers) qui viennent de la République dominicaine. Des matériels de sensibilisation leur sont aussi distribués.

Toutefois, quelques faiblesses étaient visibles. Seuls les ressortissant-e-s haïtiens munis de passeports ont pu subir le test. Au niveau de la porte d’entrée du côté d’Haïti, aucune disposition n’est prise afin de tester les usagers de la frontière qui n’ont pas de passeport, alors qu’ils constituent la majorité de ceux et celles qui traversent la frontière. De plus, tous les agents ne disposent pas d’équipements pour se protéger comme c’est le cas des agents de l’Office national de la migration (ONM) qui accueillent quotidiennement les rapatrié-e-s. Ils n’ont pas de matériels de prévention comme masques, gants, gels hydro alcooliques, serviettes jetables, etc. 

A Malpasse/Jimani (Ouest) les observations étaient moins décevantes. Mais il y avait aussi moins de fréquentations. Les tests de dépistage touchent quasiment tout le monde, mais les agents de santé arrivent très tard par rapport à l’ouverture du marché. Des groupes tels que les cambistes, les marchandes de nourritures, les chauffeurs de taxis motos et des membres de la communauté discutent de la décision du gouvernement haïtien de fermer officiellement la frontière. « Comment allons-nous survivre ? », se questionnent-ils/elles.

Au niveau de Ouanaminthe/Dajabon (Nord Est), un embouteillage monstre a été observé. Les camions de marchandises faisaient de longue file d’attente. Les Dominicains procèdent au test de dépistage par groupe de 15 ou de 20 personnes. Les gens exprimaient leur impatience. Les marchand-e-s et d’autres acheteurs qui ne pouvaient plus attendre ont emprunté la route passant par la rivière Massacre, trompant ainsi la vigilance des autorités. Ce qui n’est pas un fait nouveau.

Du côté d’Haïti, les tests de dépistage se font au bureau de l’immigration de ce point frontalier. Ce qui fait que les travailleurs journaliers, les marchand-e-s et acheteurs ne disposant pas de passeports ni de visa n’ont pas pu bénéficier de ce test.

Anse-à-Pitres/Perdenales (Sud-est), est le point frontalier où il y a moins de transactions par rapport aux autres points officiels. Le GARR a observé que le marché frontalier fonctionne comme d’habitude. Une équipe d’agents de santé fait le test de dépistage à tout le monde. Toutefois les gens de la communauté ne sont pas mieux informés par rapport au risque de propagation de la maladie du Covid-19 et la décision de fermer la frontière.

Soulignons que lors d’une conférence de presse en date du 15 mars 2020, le Premier Ministre haïtien Joseph Jouthe a annoncé la fermeture de la frontière entre Haïti et la République dominicaine dès le lundi 16 mars à minuit. Toutefois, le chef du gouvernement  n’a pas mis de restrictions concernant le transport des marchandises en provenance du territoire dominicain. Car selon lui,  cela  ne nécessite pas la présence de beaucoup de personnes.

 « C’est une question de sécurité nationale. Nous conseillons à tout le monde d’éviter les attroupements. Notre objectif c’est zéro mort du coronavirus. Prenez des précautions, s’il vous plaît. », a-t-il déclaré.

La frontière  est une zone d’activités commerciales. Les marchés frontaliers sont des espaces d’attroupement sans oublier les centaines de migrant-e-s qui arrivent à la frontière lors des opérations de rapatriement et autres. Il n’est pas tout à fait clair si le Premier ministre faisait référence également aux marchés.

Par rapport aux mesures de « contrôle » mises en place pour les points frontaliers, l’on se demande si les nombreux points de passage non officiels ne sont pas aussi concernés. Il revient donc aux autorités haïtiennes de faire la lumière sur la question. A rappeler que quatorze communes frontalières concentrent à elles seules la majorité des points de passage entre les deux Etats partageant l’Île. Pourtant, l’observation du GARR a montré que les gens savent très peu de la maladie et ne sont pas informés des mesures restrictives du gouvernement et des tests de dépistage sont disponibles seulement dans les points officiels.

Face à ce constat, le GARR invite les autorités haïtiennes, en particulier le chef du gouvernement, à prendre les mesures suivantes pour un meilleur atterrissage de sa décision en vue de prévenir l’introduction et la propagation du COVID-19 en Haïti :

  • S’assurer de la circulation d’une communication claire, adaptée à la réalité frontalière et aux différents groupes concernés.  Plus spécifiquement dire clairement si les marchés frontaliers sont concernés ou non par les mesures concernant le transport de marchandises à la frontière.
  • Fournir des équipements de protection adéquats aux agents qui travaillent à la frontière ;
  • Renforcer les relations avec les autorités locales de toutes les communes frontalières pour que les consignes puissent être respectées dans les points officiels aussi bien que dans les points non officiels. 
  • Utiliser les structures communautaires pour activer la sensibilisation sur les comportements à adopter face à la maladie dans les sections communales.

Sans l’accompagnement approprié, le GARR craint que les mesures restrictives annoncées pour la frontière ne contribuent pas à augmenter la contrebande et les risques d’entrée du COVID-19 dans le pays.

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 17 Mar 2020 17:08:47 +0000
Coronavirus en République Dominicaine : le GARR invite les autorités haïtiennes à être sur leurs gardes https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1769-l https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1769-l Coronavirus en République Dominicaine : le GARR invite les autorités haïtiennes à être sur leurs gardes

Actuellement, 5 personnes dont trois étrangers et deux Dominicains sont en isolement à l’Hôpital militaire Ramon de Lara, en République Dominicaine. Les autorités attendent les résultats avant de confirmer si ces personnes sont atteintes du Covid-19. Entre temps, un touriste belge qui était sous observation avec les 5 cas suspects est décédé le 9 mars 2020 lors de son transfert au centre d’isolement.

Parallèlement, 5 cas ont déjà été confirmés sur le territoire dominicain. Il s’agit de trois Dominicains, dont un enfant de 12 ans, qui venaient tous d’Italie et deux étrangers. Selon les déclarations du ministre de la Santé publique Rafael Sánchez Cárdenas rapportées par la presse, les personnes infectées du coronavirus sont sous contrôle et la population n’a pas à s’inquiéter.

Le GARR a contacté des partenaires dominicains qui ont fait état d’une atmosphère apparemment calme même si les gens restent sur leurs gardes cherchant à éviter toute possibilité de contamination. Ils ont affirmé que le gouvernement dominicain a mis en place un système de détection et d'investigation dans les ports et aéroports et même au niveau de la frontière en vue de contrôler l’entrée et la sortie d’éventuels suspects contaminés par le Covid-19.

En Haïti, une note du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) en date du 4 mars 2020, a annoncé un renforcement de la surveillance épidémiologique pour le dépistage du COVID-19 dans les points d'entrée(PoE). D’autres mesures ont été également annoncées pour éviter l’entrée du Covid-19 sur le territoire haïtien, parmi lesquelles la mise à disposition des équipements de Protection Individuelle(EPI) dans les aéroports de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien, dans les directions sanitaires départementales et dans les sites sentinels.

Le GARR qui fait le monitoring au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine, constate qu’à travers les quatre points frontaliers officiels, les autorités haïtiennes via les directions départementales de la santé prennent des initiatives de concert avec des acteurs de la société civile. Toutefois, certaines paraissent plus structurées que d’autres et des centres de dépistage et de prise en charge du coronavirus ne sont pas encore visibles.

Pourtant, les communautés frontalières n’hésitent pas à exprimer de plus en plus leurs préoccupations par rapport à la propagation de la maladie. Dans les rues et dans les marchés frontaliers les gens ne parlent que du virus. Dans d’autres points frontaliers non officiels, des initiatives communautaires mettent l’accent sur les consignes pour éviter d’être infecté.

Le GARR croit qu’un système d’alerte permanente au niveau national avec un focus sur la frontière est plus que nécessaire. Il encourage les autorités sanitaires à divulguer des informations précises sur les centres de référence au cas où il y aurait un cas suspect.

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Haïti-République dominicaine Relations Wed, 11 Mar 2020 14:50:13 +0000
Levée de grève : Un ouf de soulagement pour les usager-e-s de la frontière Malpasse/Jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1761-levée-de-grève-un-ouf-de-soulagement-pour-les-usager-e-s-de-la-frontière-malpasse-jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1761-levée-de-grève-un-ouf-de-soulagement-pour-les-usager-e-s-de-la-frontière-malpasse-jimani Vue des activités à Malpasse/Jimani le  août 2019

 Les activités ont repris au point frontalier Malpasse/Jimani ce vendredi 9 août 2019 suite à la libération du transporteur haïtien, Jean Orile Cénat, le 8 août écoulé. Ce dernier a été libéré après le paiement par le Syndicat de transport haïtiano-dominicain de cent soixante mille (160,000) pesos aux autorités dominicaines, a rapporté Geordanis Joseph, responsable communal du GARR à Ganthier.

Le vendredi 9 août 2019, les autobus assurant le trajet Haïti-République dominicaine ont été au rendez-vous. Les petit-e-s commerçant-e-s haïtiens ont eu accès comme à l’ordinaire au marché frontalier dominicain de Jimani. La douane haïtienne de Malpasse a repris du service.

Les activités ont été paralysées au point frontalier Malpasse/Jimani depuis le 1er août 2019 suite au mouvement de grève du Syndicat de transport haïtiano-dominicain pour exiger la libération de Jean Orile Cénat.

Ce dernier avait été impliqué dans un accident de circulation survenu à Azua (République dominicaine), le 26 avril 2019. Cinq ressortissants dominicains ont été malheureusement tués sur le coup.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 09 Aug 2019 20:11:59 +0000
Un grand pas vers la levée de la grève des syndicalistes transporteurs haïtiens à la frontière Malpasse/Jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1760-un-grand-pas-vers-la-levée-de-la-grève-des-syndicalistes-transporteurs-haïtiens-à-la-frontière-malpasse-jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1760-un-grand-pas-vers-la-levée-de-la-grève-des-syndicalistes-transporteurs-haïtiens-à-la-frontière-malpasse-jimani Vue de la barricade entreposée à l'entrée du point frontalier Malpasse-Jimani

Les responsables du Syndicat de transport haïtiano-dominicain (Syn-Trans-Haido) ont annoncé avoir déjà remis, le 7 août  2019, cent soixante mille (160,000) pesos aux autorités dominicaines contre la libération du transporteur haïtien, Jean Orile Cénat, détenu en prison préventive en République dominicaine depuis le 26 avril 2019.

Dans un entretien avec le GARR, Jean Willio Siméon, secrétaire général de Syns-Trans-Haido, a déclaré que des pourparlers sont engagés depuis plus de trois jours entre les syndicalistes transporteurs haïtiens, la compagnie d’assurance et les autorités dominicaines.

Ces rencontres ont permis au syndicat d’aboutir pour le moment à une réduction de 10% sur la somme de deux cent mille (200,000) pesos exigée par la compagnie d’assurance dominicaine.  

Selon M. Siméon, ce montant vise à indemniser les parents des victimes de l’accident de circulation survenu à Azua le 26 avril 2019. Dans cet accident, cinq ressortissants dominicains ont été tués suite au choc causé par la collision de leur véhicule avec celui du transporteur haïtien.

Le secrétaire général du Syndicat de transport haïtiano-dominicain a soutenu par ailleurs que les activités ne reprendront à Malpasse/Jimani qu’après la libération de Jean Orile Cénat.

Le jeudi 8 août 2019, ce point frontalier est resté toujours barricadé à l’aide de deux camions qui empêchent l’entrée sur le territoire haïtien de véhicules dominicains. La douane haïtienne de Malpasse n’a pas fonctionné, a observé Geordanis Joseph, responsable communal du GARR à Ganthier.

Du côté de Jimani (République dominicaine), le marché frontalier a fonctionné, selon la même source.Des petit-e-s commerçant-e-s provenant d’Haïti ont eu l’accès à ce marché en faisant à pied la traversée en vue de s’approvisionner.

Il convient de souligner que le point frontalier Malpasse/Jimani est fermé depuis le 1er août 2019 en raison de la grève observée par les syndicalistes transporteurs haïtiano-dominicains. Ils exigent la libération de l’un des leurs, Jean Orile Cénat, arrêté et détenu en prison préventive en territoire dominicain.  

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 08 Aug 2019 18:04:33 +0000
Mouvement de grève à la frontière Malpasse/Jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1745-mouvement-de-grève-à-la-frontière-malpasse-jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1745-mouvement-de-grève-à-la-frontière-malpasse-jimani Vue de gros camions placés devant la barrière pour empêcher l’entrée sur le territoire haïtien de véhicules dominicains

Les syndicalistes transporteurs haïtiens ont repris, le jeudi 1er août 2019,  le mouvement de grève annoncé depuis le 5 juin 2019 à Malpase/Jimani. Ils protestent contre le comportement des autorités dominicaines qui, selon eux, n’ont pas respecté leur promesse de libération d’Orile Cénat, l’un des leurs. Ce dernier a été arrêté en avril 2019 suite à un accident de circulation impliquant le véhicule qu’il conduisait sur le territoire dominicain. Cinq ressortissants dominicains qui se trouvaient à bord d’un autre véhicule ont été tués.

Contrairement au 1er août 2019 où les activités commerciales ont été perturbées, ce vendredi 2 août, tout est au point mort. De gros camions sont placés devant la barrière pour empêcher l’entrée sur le territoire haïtien de véhicules dominicains. Les petit-e-s commerçant-e-s qui effectuent leurs transactions coutumières à Malpasse ont dû  rebrousser chemin.  Les activités n’ont pas non plus fonctionné au niveau de la douane (côté haïtien).

Dans un entretien avec le GARR, Jean Sanet Nelson, président du syndicat de transport haïtiano-dominicain (Syn-trans-haïdo), a déclaré que le mouvement de grève sera maintenu jusqu’à la libération du chauffeur haïtien.

Il en a profité pour dénoncer le comportement des autorités judiciaires dominicaines qui n’auraient pas respecté leur engagement de libérer le transporteur haïtien le 12 juin 2019.

M. Nelson a indiqué par ailleurs que selon les règlements relatifs à l’accident de circulation sur le territoire dominicain, «le chauffeur haïtien devrait être libéré néanmoins la signature d’un protocole d’engagement visant à indemniser les victimes».

Le GARR appelle les autorités haïtiennes à entreprendre des pourparlers avec l’Etat dominicain en vue d’obtenir une solution favorable entre les deux parties concernées. Ce qui facilitera la reprise des activités au point frontalier Malpasse/Jimani.  

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 02 Aug 2019 12:20:39 +0000
Rapatriements à la frontière: bilan semestriel de l’année 2019 avec un pic pour le mois de juin https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1736-rapatriements-à-la-frontière-bilan-semestriel-de-l’année-2019-avec-un-pic-pour-le-mois-de-juin https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1736-rapatriements-à-la-frontière-bilan-semestriel-de-l’année-2019-avec-un-pic-pour-le-mois-de-juin Vue d'une opération de rapatriements d'Haïtiens de la République Dominicaine

Les autorités dominicaines ont durci le ton au cours des six premiers mois de l’année soit de janvier à juin 2019. 52510 cas de rapatriement, 109 mineurs non accompagnés et 700 retourné-e-s spontanés ont été recensés au niveau des points frontaliers officiels et non officiels entre Haïti et la République Dominicaine.

Le GARR a observé, au cours du mois de juin, une grande augmentation du nombre des migrant-e-s rapatriés à la frontière haïtiano-dominicaine. La commune de Ferrier (Nord-Est) qui n’a que des points de passage non-officiels vient en tête de liste avec un total 6876 dont 5093 Hommes, 1524 Femmes, 236 garçonnets et 23 fillettes. Ensuite vient Belladère, commune frontalière du Centre avec 2882 rapatriés dont 2595 Hommes et 283 Femmes. Il y a 4 enfants, tous de petits garçons.

Dans le processus de rapatriement, les enfants reçoivent les mêmes traitements que les adultes, à savoir bastonnades, violences, mauvaises conditions de détentions, dépossessions, etc. Les constats sont les mêmes, les femmes quoique en quantité réduite par rapport aux hommes subissent les dures épreuves et sont plus à risque d’être harcelées ou violées.

Dans la même logique, trois autres communes s’ensuivent. Ce sont respectivement  Ouanaminthe (Nord-Est) avec 2353 rapatrié-e-s et deux communes du département de l’Ouest dont Malpasse avec 208 rapatrié-e-s et Cornillon/Grand-Bois qui a une particularité avec les retours spontanés qui sont au nombre de 85. Ce qui fait un total de 12374 rapatrié-e-s rien que pour le mois de juin 2019. Une augmentation de plus 23.5 % par rapport aux mois antérieurs.

Les raisons de cette augmentation peuvent être multiples. Etant en période pré-électorale, les autorités dominicaines veulent attirer l’attention dans la société dominicaine. Comme c’est toujours le cas, le dossier migratoire est agité pour avoir d’autres sympathisants afin de grossir son électorat dominicain. Parallèlement, le gouvernement dominicain veut rester à l’écart des caméras internationales, il rapatrie ainsi les migrant-e-s dans les points non officiels afin que les violations souvent dénoncées par les rapatrié-e-s soient passées inaperçues dans la presse internationale.

Les migrant-e-s rapatriés au cours du premier semestre de l’année 2019 ont vécu entre un mois et dix ans en République dominicaine. La majorité d’entre eux vivaient dans les villes dominicaines de Las Matas, San Juan de la Maguana, San Cristóbal, Santiago, Barahona, Higuey, San Pedro de Macoris et à Santo Domingo.

Les méthodes utilisées dans les opérations de rapatriement par les autorités dominicaines sont toujours controversées. Au niveau du discours, elles prétendent respecter les normes, pourtant les faits les contredisent. De plus, le Protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriement qui a été signé en décembre 1999 par les deux Etats qui partagent l’Île, n’a aucune force contraignante. C’est pourquoi les agents de la migration dominicaine le rejettent d’un revers de main.

D’un autre côté, le gouvernement haïtien fait l’autruche dans le dossier. N’ayant pas la légitimité pour exiger quoique ce soit puisque lui non plus, il n’a pas respecté les clauses inscrites qui le concernent dans ledit document.

Le GARR croit que, face à l’état actuel des choses, les deux Etats doivent faire montre de responsabilité en discutant sur le dossier avec franchise et la volonté d’inciter un réel changement favorable aux bons rapports binationaux et au respect des droits humains des personnes migrantes.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 11 Jul 2019 20:47:50 +0000
Reprise des activités à Malpasse/Jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1735-reprise-des-activités-à-malpasse-jimani https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1735-reprise-des-activités-à-malpasse-jimani Vue des activités à Malpasse/Jimani le 6 juin 2019

Les activités ont repris au point frontalier de Malpasse/Jimani le mercredi 5 juin 2019. Les syndicalistes transporteurs haïtiens ont mis fin à leur mouvement de grève qui avait été lancé le 3 juin dernier. Ils exigeaient la libération d’Orile Cénat, un camionneur haïtien arrêté et mis en détention depuis plus d'un mois par la police dominicaine

En effet, une entente a été trouvée entre les autorités dominicaines et les responsables du syndicat de transport haïtiano-dominicain (Syn-trans-haïdo) au terme d’une réunion tenue à Malpasse le 5 juin 2019, a rapporté Geordanis Joseph, animateur du GARR à Ganthier.

Cependant, les syndicalistes n’écartent pas la possibilité de reprendre le mouvement de grève au cas où les autorités dominicaines n’auraient pas respecté la date du 11 juin prochain prévue pour la libération du conducteur haïtien, selon la même source.

Ce jeudi 6 juin 2019, des autobus assurant le trajet Haïti-République Dominicaine ont été remarqués. Les activités ont aussi repris au niveau de la douane de Malpasse. La présence des petit-e-s commerçant-e-s qui effectuent leurs transactions coutumières presqu’au quotidien  à ce point frontalier a été remarquée.

Orile Cénat allait être mis aux arrêts suite à un accident regrettable qu’il a eu en territoire dominicain. Le ressortissant haïtien transportait des marchandises en provenance de la République voisine. Un chauffeur dominicain qui conduisait une voiture aurait tenté de le dépasser. Cinq Dominicains qui se trouvaient à bord dudit véhicule ont été malheureusement tués.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 06 Jun 2019 18:23:29 +0000
Le GARR s’inquiète de la recrudescence des cas d’assassinat d’Haïtiens en République Dominicaine https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1757-le-garr-s’inquiète-de-la-recrudescence-des-cas-d’assassinat-d’haïtiens-en-république-dominicaine https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1757-le-garr-s’inquiète-de-la-recrudescence-des-cas-d’assassinat-d’haïtiens-en-république-dominicaine Drapeaux d'Haiti et de la République Dominicaine

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) attire l’attention des autorités haïtiennes sur la flambée des actes de violences perpétrés à l’encontre des migrants haïtiens tant à la frontière qu’en territoire dominicain.

Dans la matinée du 11 mai 2019 à Bella Colina (Ouest de Santo Domingo), le nommé Emmanuel Augustin, un migrant haïtien de 33 ans, a été assassiné. Ce meurtre aurait été commis par deux civils dominicains qui étaient armés de pistolets.

Selon les informations communiquées par Alexis Alphonse, représentant du Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) à Ferrier  (Nord-est), la victime pilotait une motocyclette quand les malfrats lui ont tiré dessus. Il a été atteint de deux balles dont une à la tête et une autre au ventre. Après avoir commis l’acte barbare, les assassins sont partis rapidement avec le  véhicule du jeune haïtien.

Transporté d’urgence à un centre hospitalier dominicain,  Emmanuel Augustin qui a vécu pendant 17 ans à Santo Domingo, a succombé à ses blessures.  Sans autopsie, le corps sans vie de ce père de famille de trois enfants a été rapatrié en Haïti,  le 12 mai 2019.  Ses funérailles ont été chantées le 13 mai 2019 à Mont-Organisé (Nord-est), sa ville natale.

Lors d’un entretien téléphonique avec le GARR, Chédeline Pierre, femme du défunt, a souligné que les deux présumés meurtriers dominicains dont l’identité n’a pas été révélée, auraient été appréhendés par la police dominicaine.

La jeune femme haïtienne de 28 ans s’est plainte par ailleurs du fait qu’elle est contrainte d’assurer seule la charge de ses trois enfants respectivement âgés de 8 ans, 4 ans et de 15 mois.

Il convient de souligner que le 25 février 2019, Athis Charles, un agriculteur haïtien avait été tué par balle  par un militaire dominicain à Paso Sena (localité dominicaine située dans la province de Pedernales).  Ce dernier lui avait tiré dessus parce qu’il n’était pas en mesure de lui donner 200 pesos qu’il lui réclamait.

A Belladère (Centre), le 15 mars 2019, un Haïtien connu sous le nom de Dadou François avait été tué par balles provenant des armes de militaires dominicains. Plusieurs autres ont été aussi blessés non loin du point frontalier officiel de Carissal /Comendador.

Selon les informations disponibles, des militaires dominicains ont débarqué à Carissal (côté haïtien) dans le but de récupérer un terrain qui serait la propriété de l’Etat dominicain en vue de la construction d’un mur frontalier. Cette situation avait provoqué des «affrontements» entre des civils haïtiens et des militaires dominicains qui, eux-mêmes, étaient munis de chars d’assaut, d’hélicoptères et de drones. Un communiqué du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales publié, le 17 mars 2019, avait fait état de la délimitation confirmant que le terrain est la propriété de l’Etat dominicain.

Le GARR croit qu’il est temps que cessent ces actes barbares récurrents à l’encontre des Haïtiens tant à la frontière qu’en République Dominicaine. Il appelle les autorités haïtiennes à exiger de l’Etat dominicain l’aboutissement des enquêtes visant à punir les auteurs et co-auteurs.

Enfin, il exhorte les représentants diplomatiques haïtiennes en République Dominicaine à accompagner les parents des victimes, notamment ceux d’Emmanuel Augustin afin qu’ils puissent obtenir justice et réparation. 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 07 May 2019 15:07:40 +0000
23941 rapatrié-e-s et 265 retourné-e-s spontanés recensés au cours du premier trimestre de l’année 2019 https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1758-23941-rapatrié-e-s-et-265-retourné-e-s-spontanés-recensés-au-cours-du-premier-trimestre-de-l’année-2019 https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1758-23941-rapatrié-e-s-et-265-retourné-e-s-spontanés-recensés-au-cours-du-premier-trimestre-de-l’année-2019 Vue d'une opération de rapatriement

Les autorités de la migration dominicaine continuent avec les opérations de rapatriement massif  à la frontière haïtiano-dominicaine. Au cours des trois premiers mois de l’année 2019, 23941 cas de rapatriement et 265 retournés spontanés ont été recensés par le GARR au niveau des points frontaliers officiels et non officiels. Des mineurs non accompagnés n’ont pas non plus été épargnés. Soixante-dix-neuf (79) ont été enregistrés à Malpasse (Ouest) et dans des points non officiels de la commune de Ferrier (Nord-est).       

Passeport en mains avec un visa dominicain valide, un étudiant haïtien ayant requis l’anonymat a été accueilli au bureau du GARR à Belladère, le 15 mars 2019. Il a indiqué avoir été reconduit à la frontière en dépit de la présentation de son document de voyage aux agents de la migration dominicaine lors des opérations.

Originaire de Jérémie, ce dernier étudiait la Technique de construction et du bâtiment en territoire dominicain. Il a dénoncé le comportement des militaires dominicains qui auraient déchiré 5 passeports valides et des permis de séjour qui appartenaient à des migrants haïtiens.  

D’autres rapatriés accueillis au bureau du GARR se sont plaints d’avoir été dépossédés des objets de valeur au centre carcéral d’Haïna, une ville située au sud de la République dominicaine dans la province de San Cristóbal, avant leur reconduction à la frontière.

Le mauvais traitement réservé aux migrantes et migrants haïtiens lors des rapatriements est récurrent : confiscation de documents de voyage, vol d’objet de valeur, bastonnade, etc. La liste est longue en matière de violations des droits des rapatrié-e-s reconduits à la frontière.

Selon les données recueillies, les Haïtiennes et Haïtiens rapatriés au cours des trois premiers mois de l’année 2019 ont vécu entre trois mois et cinq ans en République Dominicaine. La majorité d’entre eux vivaient dans les villes dominicaines de San Juan de la Maguana, Barahona, Higuey, San Pedro de Macoris, Las Matas et à Santo Domingo.

Parallèlement, il a été constaté pour ce premier trimestre que les points frontaliers non officiels d’Ouanaminthe/Dajabón dont nombreux se trouvent dans la commune de Ferrier, ont accueilli plus de migrant-e-s rapatriés avec un total de 10844.  

La frontière officielle de Carisal/Elias Piña (Centre) vient en deuxième position avec un effectif de 6830 personnes suivie du point officiel d’Ouanaminthe/Dajabón où 6089 ont été dénombrés.  Viennent en dernier lieu le point officiel de Malpasse/Jimani (Ouest) avec 113 rapatriés enregistrés pour seulement le mois de mars 2019 et celui non officiel de Cornillon/Grand-Bois ayant pour sa part accueilli 65 rapatriés en février et mars 2019.  

Il convient de souligner que les données statistiques communiquées par le GARR ne correspondent pas toujours à la totalité des personnes rapatriées. Cela s’explique d’une part par l’incapacité de l'instituion d’être présente dans tous les points frontaliers non officiels, et d’autre part par la reconduction des migrants haïtiens à la frontière en dehors des heures prévues par le Protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriement.

Le GARR attire l’attention des autorités haïtiennes sur la nécessité de travailler avec le gouvernement dominicain en vue du respect des droits des migrants haïtiens dans les opérations de rapatriement.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 09 Apr 2019 18:53:12 +0000
République Dominicaine : Un ressortissant haïtien lâchement tué par un militaire dominicain à Pedernales https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1752-république-dominicaine-un-ressortissant-haïtien-lâchement-tué-par-un-militaire-dominicain-à-pedernales https://mail.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1752-république-dominicaine-un-ressortissant-haïtien-lâchement-tué-par-un-militaire-dominicain-à-pedernales Vue d'un cimetière haïtien

Un agriculteur de 33 ans connu sous le nom d’Athis Charles a été tué par balle d’un militaire dominicain dans l’après-midi du 25 février 2019. L’incident regrettable est survenu au moment où la victime, père de 3 enfants, se trouvait à Paso Sena,  une localité dominicaine de Pedernales,  a informé Jasmin Jean Kellermann, animateur du GARR à Anse-à-Pitres (Sud est d’Haïti).

M. Charles traversait la frontière au quotidien pour couper du bois sec qu’il revenait vendre à Anse-à-Pitres. Le jour de sa mort, tandis qu’il s’adonnait à ses activités, un militaire dominicain lui a demandé 200 pesos.  Etant donné qu’il n’était pas en mesure de donner au soldat la somme exigée, ce dernier lui a réclamé sa machette en le braquant avec une arme.  L’Haïtien qui tentait de s’échapper a reçu une balle au pied droit  de son agresseur et il est resté au sol.

D’autres militaires dominicains qui observaient la scène barbare ont transporté d’urgence M. Charles à un centre hospitalier de Pedernales où il  a succombé  à ses blessures. Son cadavre a été rapatrié en Haïti le mardi 26 février 2019.

Le représentant du GARR à Anse-à-Pitres, le maire de ladite commune frontalière ainsi que le juge de paix ont accompagné la femme du défunt qui a porté plainte auprès de la justice dominicaine à Pedernales.

Soulignons que le samedi 22 février 2019, Edno Etienne, 27 ans, un migrant haïtien a été tué par un policier dominicain à  Platanal, une communauté de Santiago. Ce drame est survenu lors d’un prétendu affrontement entre des policiers dominicains et des migrants haïtiens.

Selon les informations rapportées par la police dominicaine, une enquête a été ouverte par le Département des homicides de la République Dominicaine afin de faire la lumière autour des circonstances précises de la mort du jeune migrant haïtien.

Tout en condamnant les conditions dans lesquelles ces deux ressortissants haïtiens ont perdu la vie, le GARR exhorte les autorités haïtiennes à exiger de l’Etat dominicain un rapport d’enquête clarifiant les circonstances de ces deux homicides.

Il en profite pour appeler le gouvernement haïtien à travailler pour améliorer les conditions d’existence des résidentes et résidents des zones frontalières qui sont livrés à eux-mêmes. Ce qui les éviterait d’aller risquer leur vie en territoire dominicain.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 26 Feb 2019 15:05:56 +0000