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16 Dec, 2017
dimanche, 20 novembre 2011 18:26

Rapport du GARR autour de l’incident survenu à Savane Bonm (Cornillon/Grand-Bois) et les représailles contre des Haïtiens à Descubierta (RD)

Rapport du GARR autour de l’incident survenu à Savane  Bonm (Cornillon/Grand-Bois)  et les représailles contre des Haïtiens à Descubierta (RD) © GARR, 2011

 

 

L’incident s’est produit au marché de Savann Bonm, une localité frontalière de Boucan Bois Pin, Première Section Communale de Cornillon/Grand-Bois. Le Dominicain atteint est un commerçant qui a l’habitude de fréquenter régulièrement ce marché qui a lieu tous les mercredi entre Haïtiens et Dominicains. Quant à Salmane, il est reconnu dans la zone comme aide-police, c’est-à-dire une sorte d’informateur de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

 Suite aux informations faisant état de l’assassinat de plusieurs Haïtiens en représailles à la mort d’un Dominicain dans la zone de Savann Bonm, commune de Cornillon/Grand-Bois, une délégation¹ conduite par le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) s’est rendue sur les lieux, le dimanche 13 novembre 2011, afin d’enquêter sur ce qui s’était passé. La délégation a eu des entretiens avec la population dans la zone et des autorités des deux pays, notamment le Maire de la Commune de Cornillon/Grand-Bois, des policiers cantonnés dans la commune et des militaires dominicains.

A Port-au-Prince, une équipe du GARR a eu également, le dimanche 13 novembre 2011, des entretiens avec trois membres de GASET (Groupe d’Actions pour la Sauvegarde de l’Environnement et du Tourisme), une organisation implantée dans la commune de Cornillon/Grand-Bois et dont les membres basés à Port-au-Prince se trouvaient en contact avec la population de cette commune tout de suite après le déclenchement des incidents. Le 13 novembre la délégation accompagnée du député de la circonscription, M. Baptiste Lamarre, du Maire Alix Bien-aimé, d’autres autorités locales et de parents de victimes, a rencontré des militaires dominicains cantonnés dans la zone. Les informations recueillies auprès de différentes sources ont permis au GARR d’établir les faits ayant conduit aux incidents et d’en dresser un bilan partiel.

Les faits

Selon les informations recueillies, le mercredi 9 novembre 2011 aux environs de 4h p.m, Daniel Montero Diaz, citoyen dominicain, a été atteint d’une balle tirée par Denis Lozamard, un Haïtien plus connu sous le nom de Salmane. Transporté en territoire dominicain, Daniel Montero a rendu l’âme aux environs de 9h p.m alors que ses proches étaient en train de l’emmener à l’hôpital.

L’incident s’est produit au marché de Savann Bonm, une localité frontalière de Boucan Bois Pin, Première Section Communale de Cornillon/Grand-Bois. Le Dominicain atteint est un commerçant qui a l’habitude de fréquenter régulièrement ce marché qui a lieu tous les mercredi entre Haïtiens et Dominicains. Quant à Salmane, il est reconnu dans la zone comme aide-police, c’est-à-dire une sorte d’informateur de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

Tous les témoignages concordent sur le fait que cet homicide serait involontaire. Le citoyen dominicain qui entretient de bonnes relations avec ses voisins tentait de calmer les esprits pendant un affrontement à l’arme blanche (couteau) qui opposait, selon certains, un groupe d’Haïtiens entre eux et selon d’autres un groupe d’Haïtiens à des Dominicains, au terme d’une partie de dominos. La délégation a recueilli le témoignage suivant d’un policier de la zone de Cornillon/Grand-Bois.

« Pour calmer le jeu, le nommé Salmane est intervenu avec un 9 mm. Il a dégainé, puis tiré en l’air. Paraît-il qu’au moment de baisser son arme, un autre coup est parti ; le projectile a atteint le nommé Diaz au dos », a expliqué le policier au GARR.

Aux dires d’un policier affecté au Commissariat de Cornillon/Grand Bois qui reprend des témoignages qui lui ont été rapportés, au moment où ses proches assuraient son transport à l’hôpital, la victime avait pris la défense des paysans haïtiens basés à Cacique, localité dominicaine située non loin de Savane Bonm. « Les paysans n’y sont pour rien. Il ne faut pas vous en prendre à eux en représailles. J’ai été attaqué par un bandit du nom de Salmane ». aurait déclaré Daniel Montero Diaz ».

Toutefois, suite à l’incident, des Haïtiens qui se trouvaient dans les localités avoisinantes en territoire dominicain, ont été attaqués par des proches du Dominicain décédé. Plusieurs ressortissants haïtiens ont ainsi trouvé la mort, certains par strangulation, d’autres ont été blessés et transportés à l’hôpital et d’autres sont portés disparus.

Quant à Salmane, accusé d’avoir tiré la balle qui a atteint le dominicain, il a pris la fuite. Le juge de paix de la commune, Jonathan Mériland accompagné d’agents de la police nationale, a perquisitionné sa maison au lendemain de ce grave incident. Deux mandats d’amener ont été décernés contre lui. .

Bilan des incidents

Les informations recueillies permettent au GARR de dresser le bilan suivant :

a) Les personnes assassinées

En plus du Dominicain qui a succombé à sa blessure par balle, tous les témoignages concordent sur les noms de trois citoyens haïtiens dont les cadavres ont été vus en territoire dominicain. Mais seulement un cadavre a été transporté à la frontière et remis aux parents.

Le mercredi 16 novembre 2011, deux (2) autres cadavres non identifiés ont été retrouvés non loin de la caserne dominicaine de Cacique. Des témoins rapportent qu’ils commençaient à entrer en putréfaction.

Voici les noms des personnes dont plusieurs témoignages confirment qu’elles ont été tuées :

Anil Déjoie, 22 ans qui travaillait comme cultivateur en territoire dominicain serait mort par strangulation, selon les témoignages de ses proches. « On l’a retrouvé le cou attaché à un arbre. Ses bourreaux ont utilisé le jacket qu’il portait et son ceinturon pour commettre leur forfait et ont abandonné son corps sur un terrain en friche », a confié le cousin de la victime, Maurice Jean François à la délégation du GARR. C’est le seul corps qui ait été transporté en Haïti. Les funérailles de Anil Déjoie ont été chantées, le samedi 12 novembre 2011, à Cornillon/Grand Bois, peu de temps après que les autorités dominicaines eurent remis le cadavre à leurs homologues haïtiennes, a précisé le Maire principal de la commune, Alix Bien-aimé.

Dieubon ainsi connu. Selon les informations fournies par les autorités de Cornillon/Grand Bois, « Dieubon serait mort aussi par strangulation et son cadavre a été vu par plusieurs personnes. Il aurait été tué alors qu’il était allé chercher son bœuf de l’autre côté de la frontière. Ses agresseurs lui ont passé une corde au cou et l’ont étranglé », a déclaré le Maire de Cornillon/Grand-Bois.

Gabriel Michel serait mort après qu’il eut été pris pour cible par des Dominicains pendant qu’il s’apprêtait à aller récupérer son bétail à Bartolome de l’autre coté de la frontière. Père de 6 enfants et âgé de 39 ans, ce cultivateur pratiquait le métayage (système de moitié) depuis 20 ans, sur l’habitation d’un propriétaire terrien appelé Guay. Et c’est par le biais de ce dernier que ses proches ont été informés de la nouvelle de l’assassinat du cultivateur dont le corps a été inhumé en territoire dominicain. « Constatant que le cheval de Gabriel est arrivé chez lui sans son maître, fait rarissime, Guay s’était empressé de courir à la recherche du cultivateur. Et c’est alors que l’animal le conduisit jusqu’au cadavre de Gabriel qui gisait à la frontière entre Casuca (République Dominicaine) et Maroso (Haïti). Le propriétaire terrien dominicain a fait appel à un juge de paix pour le constat légal et a ensuite fait chanter les funérailles du défunt ». a rapporté le cousin de Gabriel Michel au GARR.

Selon les rumeurs, beaucoup plus d’Haïtiens auraient été exécutés dans plusieurs localités dominicaines avoisinant la zone de Savane Bonm, jusqu’à Descubierta, localité d’où le Dominicain décédé est originaire. Cependant, étant donné qu’il est difficile de se rendre sur les lieux, personne jusqu’ici n’a pu fournir des informations précises permettant de confirmer ces allégations. Des tentatives de la délégation haïtienne de se rendre à Descubierta et à Cacique où plusieurs cas d’assassinats sont signalés ont été infructueuses. Depuis l’événement, les militaires dominicains ont interdit aux Haïtiens de se rendre de l’autre côté, par mesure de sécurité, disent-ils.

b) Les blessés

Un rapport produit par un représentant du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM), Leoner Florian, fait état de 3 blessés observés dans un hôpital à Barahona. Deux de ces blessés répondent aux noms de Cael Bellevue, 49 ans originaire de Mathurin, localité située tout près de Savann Bonm et Bernard Baptiste, 29 ans, connu en République Dominicaine sous le nom de Julio César, originaire de Terre Froide (commune de Fonds-Verrettes). Les deux hommes, ont été agressés à Descubierta (RD), dans la nuit du 9 novembre 2011. Ils ont été amenés à la frontière haitiano-dominicaine au niveau de Malpasse, le vendredi 18 novembre 2011, par des représentants du Consulat haïtien à Barahona qui les a confiés à une délégation de GASET venue les accueillir. A leur arrivée, les rescapés portaient tous deux des traces de blessures sur tout le corps et un gros pansement au niveau du ventre. Selon les informations recueillies par le GARR, ils ont été éventrés et ont dû subir chacun une intervention chirurgicale à l’hôpital de Barahona. Vu leur état de santé encore chancelant, ils ont été conduits à un centre hospitalier de la capitale pour continuer à recevoir des soins.

Les personnes disparues

De nombreuses personnes sont portées disparues ou se seraient mises à couvert, selon les témoignages recueillis sur place auprès de leurs parents. Les jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2011, environ une centaine de personnes sont arrivées dans la localité de Savann Bonm fuyant le territoire dominicain. Certaines sont originaires de la zone, d’autres viennent de régions différentes. Il s’agit de personnes qui s’étaient mises à couvert depuis le mercredi 9 novembre et qui ont tenté de regagner leur demeure, plus de huit jours après. Leur arrivée inattendue a créé une situation humanitaire dans la zone.

Conséquences de l’incident survenu à Savann Bonm

Suite aux incidents, une certaine tension a régné dans la zone et les échanges économiques sont paralysés à un moment où l’on s’approche de la récolte du pois congo, une des denrées que les Haïtiens écoulent généralement à cette époque sur le marché dominicain. De plus, de nombreux paysans haïtiens ont besoin de récupérer leur bétail qui se trouve dans les localités dominicaines avoisinantes, car généralement c’est en territoire voisin qu’ils vont faire paître leurs animaux. Au terme de la rencontre tenue, le dimanche 13 novembre, entre la délégation haïtienne et les militaires dominicains, ces derniers se sont engagés à garantir la sécurité des Haïtiens dans la zone et à les aider à récupérer leur bétail. Il faut souligner à ce sujet que certains ressortissants haïtiens avaient commencé dans la matinée du dimanche 13, avec l’aide des militaires dominicains, à récupérer effectivement leur bétail.

Ce qui s’est passé dans ce point frontalier entre le 9 et 12 novembre 2011, met en évidence plusieurs problèmes qui méritent d’être signalés.

Un manque de protection de la population haïtienne évoluant en République Dominicaine, notamment les couches pauvres qui travaillent dans ce pays. A chaque incident impliquant un Haïtien, on trouve des Dominicains qui décident de s’attaquer aveuglément à toute personne suspectée d’être un Haïtien pour se venger.

L’absence d’autorités de l’Etat dans des points frontaliers où s’effectuent des échanges importants entre les populations des deux pays. Seulement 9 policiers desservent la commune de Cornillon/ Grands-Bois, dont la superficie est de 223 kilomètres carrés et la population estimée à plus de 50,000 habitants. Les policiers sont tous cantonnés au commissariat qui se trouve au bourg de Cornillon/Grand Bois à cinq heures de marche et à deux heures de véhicule du lieu de l’événement.

La présence de civils armés dans les zones reculées qui sont acceptés tant par la population que par les autorités.

Face à cette situation préoccupante, souvent répétée à la frontière, le GARR exhorte les autorités haïtiennes à remplir leur mission de garantir le droit à la vie et à la sécurité de leurs ressortissants. Dans cette perspective, il fait les propositions suivantes :

A court terme :

Fournir une assistance aux autorités locales pour qu’elles puissent faire face à la situation humanitaire qui prévaut à Cornillon/Grand-Bois suite à l’incident.

Assurer le suivi médical des victimes qui se trouvent à l’hôpital.

Poursuivre les investigations pour déterminer exactement le nombre d’Haïtiens qui ont été victimes

Aider les paysans à récupérer leur bétail laissé en territoire dominicain

Mettre tout en œuvre pour appréhender le nommé Salmane qui est à l’ origine de l’incident et le traduire par-devant les tribunaux. Ceci donnera un signal clair aux Dominicains de la volonté de l’Etat haïtien de ne pas tolérer l’impunité.

Demander aux autorités dominicaines de prendre des mesures pour faire stopper les agressions contre les ressortissants haïtiens qui se trouvent sur leur territoire. Leur demander d’appréhender ceux qui se font justice eux-mêmes en s’attaquant à toute personne identifiée comme ressortissant haïtien.

Prendre, de concert avec les autorités dominicaines, des mesures pour garantir la reprise des échanges commerciaux à ce point frontalier, activités desquelles dépendent les populations des deux côtés.

Stopper tout de suite le recours à l’utilisation de civils armés pour résoudre des problèmes de contrôle du territoire et de sécurisation de certains espaces.

A moyen terme

Renforcer la présence de l’Etat dans les deux marchés frontaliers qui ont lieu dans deux sections de la commune de Cornillon/Grandbois. Il faut une présence permanente non seulement de la police, mais aussi d’autres agents tels la Mairie etc.

Renforcer la présence du Ministère des Affaires Etrangères dans les zones Sud de la frontière où il y a beaucoup d’échanges entre Haïtiens et Dominicains en installant un consulat à Jimani qui peut répondre plus rapidement à certaines situations. A défaut, avoir des annexes de ce consulat et des agents qui visitent régulièrement ces marchés.

Promouvoir dans la zone frontalière des mécanismes de gestion pacifique de conflit et la création d’organisations qui font la promotion et la défense des Droits humains et la convivialité entre les deux peuples à travers la mise en œuvre d’un ensemble d’activités.

Port-au-Prince, 19 novembre 2011.

Rapport préparé par le Bureau Exécutif du GARR

Colette Lespinasse

Coordonnatrice

La délégation était ainsi composée : Me Altes Octave/ Section Droits Humains et Migration/ GARR Fouchard Bertho / Administration/ GARR Jacklin Jean Paul / Responsable de Communication du Projet "Vers une culture de Droits Humains et une coexistence pacifique à la frontière haïtiano-dominicaine".

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Dernière modification le lundi, 06 février 2012 16:45

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