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17 Nov, 2017
vendredi, 22 septembre 2017 20:31

Arrêt génocidaire du 23 septembre 2013: Pour que l’on s’en souvienne Spécial

Des Dominicaines et Dominicains dénationalisés lors d'un sit-in en République Dominicaine Des Dominicaines et Dominicains dénationalisés lors d'un sit-in en République Dominicaine Photo: Google

Le 23 septembre 2017 marque le quatrième anniversaire de l’Arrêt 168-13, prononcé par le Tribunal constitutionnel de la République Dominicaine. Cette commémoration est venue à un moment où l’ouragan Maria, de catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson affecte plusieurs communes dominicaines. Plusieurs familles dominicaines sont placées dans des abris et d’autres sont restées cloitrées dans leurs maisons en raison de fortes averses qui s’abattent sur leurs villes. La Plateforme d’organisations dominicaines Dominican@s Por Derecho a annoncé, le 21 septembre 2017 le report des activités commémoratives dans le but de faire  face à l’ouragan. Plusieurs pays de la Caraïbe, notamment La Dominique et Porto Rico, sont terriblement touchés avec des pertes en vie humaine et des dégâts matériels considérables. Le GARR reste solidaire au peuple dominicain et aux migrants et migrantes haïtiens dans cette circonstance.

Néanmoins, la situation confuse des personnes victimes de l’Arrêt TC 168-13, qualifié de génocide civil par le journaliste dominicain Juan Bolivar Diaz, ne peut être jetée aux oubliettes. C’est un devoir de mémoire de toujours rappeler cet acte sinistre qui constitue un évènement majeur dans l’histoire de la République Dominicaine et surtout un tournant capital dans la vie de centaines de milliers de personnes. Au regard des prescrits du Droit International des droits de l’homme, il est du devoir de l’Etat dominicain de redresser la barre par rapport aux écarts des acquis de la lutte contre la discrimination et l’apatridie qui sont en perpétuelle évolution dans la société dominicaine.

Car, même si la mobilisation régionale et internationale contre cette sentence raciste perd de plus en plus l’envergure initiale, rien n’enlève pour autant ses conséquences désastreuses sur la vie de plus des centaines de milliers Dominicains et Dominicaines d’ascendance étrangère. Aujourd’hui, ces victimes en majorité d’ascendance haïtienne sont considérées comme des citoyens et citoyennes de seconde zone. Elles ne sont pas en mesure de jouir pleinement de leurs droits civils et politiques encore moins de leurs droits socio-économiques.

L’on se rappelle en mai 2014, l’Administration de Medina, pour calmer la clameur des mobilisations nationales et internationales, avait publié la loi 169-14. Cette loi dite « loi de naturalisation » ne fait que renforcer la décision de la Cour en montrant que les enfants nés en République dominicaine de parents étrangers en situation irrégulière devaient être considérés comme des étrangers, proposant certaines concessions, plutôt que des réparations pour les violations des droits humains.

Quatre ans après la sentence, la situation des victimes change, évolue mais se complique. Un nombre important d’entre elles se noient dans l’anonymat en raison de leur niveau d’éducation et leurs conditions socio-économiques précaires. Les plus connues sont celles dont les noms sont restés gravés suite aux multiples procès entamés par devant les tribunaux nationaux et internationaux contre la République Dominicaine.

Juliana Deguis Pierre, une Dominicaine d`ascendance haïtienne, fait partie de ce groupe. Même si elle a reçu de nouveaux papiers, elle se trouve dans l’incapacité de jouir pleinement de ses droits. A plusieurs reprises, son cas a été soulevé par des organisations dominicaines partenaires du GARR, notamment le Mouvement socio-culturel des travailleurs haïtiens (MOCTHA)

Les autorités dominicaines avaient annulé l’acte de naissance de Mme Deguis Pierre sous prétexte qu’elle n’a pas droit à la nationalité dominicaine en raison de son origine haïtienne. Elle était venue pour la première fois en Haïti en mai 2017 lors d’un colloque sur l’identité et la nationalité organisé conjointement par le GARR et des organisations dominicaines.

Dans le cadre du travail de monitoring du GARR  avec des partenaires à la frontière haïtiano-dominicaine,  plus de 6000 personnes enregistrées parmi les victimes anonymes vivent dans des conditions difficiles en Haïti.

Dans ce même contexte, ce mois d’octobre marquera le quatre-vingtième anniversaire du  massacre de 1937 qui a été la plus manifeste expression et la plus violente de l’idéologie anti-haïtienne de la République Dominicaine. Après tant d’années, la sentence du 23 septembre 2013 a ravivé les séquelles de cet évènement organisé par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo et ses alliés. Plus de 15000 Haïtiens et Haïtiennes y ont trouvé la mort.

Actuellement, un ensemble d’organisations de la société civile haïtienne planifient des actions pour rappeler ce drame qui a laissé un goût amer dans les relations des deux peuples. Même si cette cicatrice historique reste comme tant d’autres d’ailleurs, elle peut être guérie par des actions contraires qui reflètent le respect et l’acceptation de l’autre sur l’Ile. A cette fin, chaque secteur étatique ou société civile a sa part de responsabilité.

Les relations entre Haïti et la République Dominicaine vont de bon train, entend-on souvent dire le président haïtien Monsieur Jovenel Moise dans la presse haïtienne. L’amitié est au point tel, qu’avant son investiture il avait rendu visite, en Janvier 2017, à son homologue dominicain. Pourtant, ce rapport « harmonieux » n’aide pas vraiment dans la recherche de solutions aux problèmes binationaux. Plus d’un dira, peut-être, que ces derniers ont toujours existé. Mais comment expliquer qu’ils demeurent encore alors que différents gouvernements se suivent et se félicitent de leur prétendue amitié?

Les rapports entre les deux pays sont dynamiques et complexes. Les avancées dans un domaine quelconque qui peut être économique ou environnemental n’entrainent pas automatiquement des changements au niveau social et culturel et encore moins l’amélioration des conditions de vie des plus vulnérables dans une perspective de droits humains. Les deux gouvernements doivent en être conscients et décider définitivement de travailler à cette fin au niveau de leur territoire. C’est le vœu du GARR et de tous les autres artisans de paix qui se trouvent des deux côtés de l’Île.

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Dernière modification le vendredi, 22 septembre 2017 20:52

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