13 Nov, 2018
mardi, 07 avril 2015 19:40

Des organisations de la société civile dominicaine appellent l’armée nationale et la Direction générale de la migration à se conformer selon les règlements de la République Dominicaine Spécial

Des rapatriés jetés à la frontière de Jimani/Malpasse, le 6 avril 2015 Des rapatriés jetés à la frontière de Jimani/Malpasse, le 6 avril 2015 Photo:SJM-Jimani

Depuis le début de l’année 2015,  la 3ème brigade des forces armées nationales dominicaines, basée à San Juan de la Maguana et celle de la 5ème dont le siège est à Barahona ont entamé conjointement avec la direction générale de la Migration, une persécution contre les étrangers, notamment les Haïtiens résidant et travaillant dans le sud du pays depuis de nombreuses années. Hier lundi 6 avril, des militaires dominicains ont menée une opération aux villes de Neyba, Barahona et Jimani où ils ont intercepté 57 ressortissants haïtiens. Ces derniers ont juste laissé leur emploi, se promenaient dans la rue quand un camion de l’armée nationale dominicaine se dirigeait vers eux. Cette pratique des autorités, empêche aux gens d’avoir accès au Plan National de Régularisation dont des milliers de personnes doivent bénéficier. Il ya quelques jours, l’armée nationale dominicaine avait commenté avoir rapatrié 40,000 personnes en seulement 70 jours, ce qui ne serait pas conforme aux procédures d’immigration et par conséquent, constituerait un obstacle pour l’accès à un statut régulier.

L'objectif du gouvernement de Danilo Medina lorsqu’il a conçu le Plan National de Régularisation des Etrangers était de permettre aux immigrants en situation irrégulière qui ont plusieurs années dans le pays, de cesser de vivre sous la menace d'expulsion qui les sépare de leur famille et les oblige à regagner leur pays. Pour ce faire, les personnes sans documents nécessaires devaient répondre à certaines exigences telles que l'absence d'un casier judiciaire, avoir plus de trois ans en République Dominicaine, des liens avec la société et démontrer leurs conditions de travail. Après avoir démontré les éléments précédant, ils pourraient accéder au Plan de Régularisation et travailler légalement. Avec le rapatriement d’hier, où il y avait des femmes commerçantes, des écoliers et des hommes qui travaillaient au moment de leur arrestation, prouvent clairement la volonté non équivoque de l'armée nationale et la direction générale de la migration de violer les règlements migratoires actuels.

Comme institutions engagées dans la justice sociale, nous reconnaissons la souveraineté de la République Dominicaine visant à contrôler les flux migratoires et à chercher des mécanismes de contrôle, mais ces mécanismes ne peuvent violer les droits fondamentaux des migrants et migrantes, ils ne devraient pas être en marge des accords internationaux signés et ratifiés par l'État dominicain, non plus violer  la Constitution, le code de procédure pénale, le règlement de la Loi sur la migration, le décret 327-13 de régularisation des étrangers et le respect de la dignité humaine.

C’est pour toutes ces raisons susmentionnées que différents organisation communautaires de base et des ONGs appellent l’armée nationale dominicaine et la direction générale de la migration, à travailler pour construire un Etat de Droit fondé sur l'article 8 de la Constitution dominicaine, à  suspendre les raids et les persécutions arbitraires contre  des personnes étrangères notamment celles qui sont inscrites au  Plan National de Régularisation des Etrangers ; à augmenter les opérations de vigilance contre les réseaux de traite et de trafic humain à la frontière en vue de la protection efficace des droits de la personne.

 

 

SJM-Jimani

RFJS

 

Traduit par le GARR

 

 

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Dernière modification le mardi, 07 avril 2015 19:58

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