[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Haïti-République dominicaine Relations Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://garr-haiti.org Sat, 22 Sep 2018 00:39:33 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Réouverture du point frontalier Carisal/Comendor https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2006-réouverture-du-point-frontalier-carisal-comendor https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2006-réouverture-du-point-frontalier-carisal-comendor La frontière de Carisal/Comendador

Les activités ont repris le lundi 17 septembre 2018 à la frontière de Carisal/Comendador. La présence de camions transportant des marchandises provenant d’Elias Piña, République Dominicaine, a été constatée sur le territoire haïtien.

Les commerçant-e-s ont pu effectuer leur transaction comme à l’ordinaire ce lundi jour de marché frontalier dominicain d’Elias Piña.

Le bureau de la douane haïtienne a aussi fonctionné contrairement au vendredi 14 septembre 2018 où les activités ont été perturbées.

Cela était dû, on se le rappelle, à une altercation opposant des agents douaniers de Belladère à un camionneur haïtien. Ce dernier refusait de laisser contrôler sa cargaison de marchandises qu’il transportait en provenance du territoire voisin.

Des policiers basés à Carisal avaient lancé du gaz lacrymogène au point que le camion aurait été brulé sur le coup.

Ce qui avait contraint le directeur de la douane de quitter son bureau lorsqu’une vingtaine de résidents étaient venus apporter leur solidarité avec le transporteur.

Des tirs sporadiques avaient été entendus du côté des manifestants et du côté des agents policiers qui entendaient mater ce mouvement pour avoir le contrôle de la situation. La frontière de Carisal/Comendador allait être fermée au cours de l’incident.

Le GARR regrette que des transporteurs haïtiens continuent d’enfreindre les principes relatifs à l’importation de marchandises de la République Dominicaine lorsqu’il prend en compte les incidents survenus le 18 août 2018. https://news.garr-haiti.org/index.php/rapports/file/67-rapport-du-garr-sur-l-incident-survenu-a-la-frontiere-de-belladere-le-18-aout-2018?start=40

Il en profite pour appeler au renforcement de l’effectif des policiers au niveau des différents points frontaliers en vue de combattre la contrebande qui a déjà causé trop de torts à la population haïtienne.  

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Mon, 17 Sep 2018 20:42:19 +0000
Visite en Haïti d’une délégation du Mouvement des Femmes Dominico-Haïtiennes https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2002-visite-en-haïti-d’une-délégation-du-mouvement-des-femmes-dominico-haïtiennes https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2002-visite-en-haïti-d’une-délégation-du-mouvement-des-femmes-dominico-haïtiennes La délégation dominicaine accompagnée des représentants du GARR et du SJM

Une délégation du Mouvement des Femmes Dominico-Haïtiennes (MUDHA) a été en Haïti du 29 au 31 août 2018. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens existant entre ladite organisation dominicaine des droits humains et celles travaillant dans le domaine de la migration haïtienne en République Dominicaine. Conduite par Cristiana Luís Francisca, présidente de MUDHA, cette délégation en a profité pour rencontrer le Directeur des affaires dominicaines du Ministère des Affaires Etrangères, Joseph Pierre Lamothe.

Dans leurs discussions avec le GARR, les représentantes de MUDHA se sont montrées très préoccupées par la fin du second moratoire relatif au Plan National de Régularisation des Etrangers (PNRE). Selon elles, le non renouvellement dudit programme aura pour conséquence d’intensifier les rapatriements d’Haïtiens/Haïtiennes à la frontière.

Les responsables de MUDHA ont mis en question les données statistiques communiquées par la presse dominicaine qui parle de 240,000 migrants haïtiens bénéficiaires du PNRE.

Jenny Carolina Moron, responsable du département juridique et des droits de l’homme  à MUDHA, estime qu’il y a très peu de migrantes et migrants haïtiens qui sont bénéficiaires du programme. Cela est dû au manque de clarté dans les informations communiquées aux migrantes et migrants bénéficiaires par les autorités dominicaines. Tout cela montre, selon elle,  que l’Etat dominicain n’avait pas la volonté de permettre à bon nombre de migrantes et migrants haïtiens de se régulariser.

Il convient de souligner que la Direction générale de la migration dominicaine a annoncé à la fin du mois d’août 2018 que les migrants qui ont réussi à déposer leurs documents dans le cadre du second moratoire ont jusqu’au 10 octobre 2018 pour recevoir une réponse.

MUDHA appelle les autorités haïtiennes et dominicaines à s’asseoir en vue de trouver une solution favorable à des centaines de milliers de migrantes et migrants qui sont sous la menace de déportations dans les jours à venir. 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 07 Sep 2018 20:22:12 +0000
Une famille migrante haïtienne de 5 personnes humiliée et rapatriée à Carisal/Comendador https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2001-une-famille-migrante-haïtienne-de-5-personnes-humiliée-et-rapatriée-à-carisal-comendador https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/2001-une-famille-migrante-haïtienne-de-5-personnes-humiliée-et-rapatriée-à-carisal-comendador Vue d'une opération de rapatriements

Wilmise, une mère allaitante de 24 ans, son bébé de 7 mois, ses deux autres filles jumelles âgées de 3 ans ainsi que son mari ont été rapatriés au point frontalier de Carisal/Comendador, à Belladère, le 28 août 2018.

Originaire d’Ouanaminthe, Nord-Est, la jeune migrante a vécu deux ans à Santiago, province de la République Dominicaine où est né son bébé. Elle a indiqué avoir été humiliée par les agents de la migration dominicaine qui ne lui ont pas permis de récupérer ses effets.

« Le 27 août 2018, à 6 heures du matin, des agents de la migration dominicaine se sont introduits à notre domicile. Ils nous ont contraints de monter dans un mini camion qui partait à la recherche d’autres Haïtiens. Nous avons été gardés dans ce véhicule jusqu’à 1 heure de l’après-midi avant d’être conduits dans un centre carcéral où nous avons passé toute une nuit sans avoir accès à la nourriture et à l’eau.», a-t-elle dénoncé.   

Wilmise s’est plainte du mauvais traitement dont sa famille a été l’objet au moment de son incarcération.

« Nous avons dormi à même le sol. J’ai dû placer mon bébé sur ma poitrine pendant toute la nuit et mon mari était obligé d’enlever ses vêtements pour faciliter le sommeil à mes deux filles jumelles. », a-t-elle déploré.

Rapatriés à la frontière de Carisal le 28 août 2018, Wilmise et son mari ont marché plus de 2 kilomètres pour arriver au centre-ville de Belladère où ils ont été contraints de dormir sur la place publique avant d’être dirigés au bureau régional du GARR.

Accueillis par ladite institution, la mère allaitante et son mari se sont montrés très inquiets de l’avenir de leur famille qui ne dispose d’aucune ressource financière pour survivre en Haïti.

Le GARR s’indigne des conditions dans lesquelles les autorités dominicaines continuent de violer les droits des ressortissantes et ressortissants haïtiens dans les opérations de rapatriements. Il appelle au respect du Protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriements paraphé par les deux Etats insulaires en décembre 1999.

Il convient de souligner que le point d dudit Protocole fait obligation aux autorités dominicaines d’adopter des mesures concrètes pour que les rapatriés puissent emporter leurs effets personnels au moment de leur rapatriement.

Le GARR demande aux  autorités haïtiennes d’assumer leur responsabilité vis-à-vis des couches les plus vulnérables du pays. Il les exhorte à créer des conditions favorables pouvant les inciter à rester dans le pays sans avoir besoin d’aller se faire humilier en territoire étranger.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Wed, 05 Sep 2018 20:16:22 +0000
Rapatriements au niveau de Belladère https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1999-rapatriements-au-niveau-de-belladère https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1999-rapatriements-au-niveau-de-belladère Des migrants haïtiens lors d'une opération de rapatriements à Belladère

Le mois de juillet 2018 a été marqué comme d’habitude à Belladère par des vagues de rapatriements des compatriotes haïtiens. Du premier au 31 juillet, 2493 personnes ont été rapatriées à la frontière. De ce nombre, on compte 76 garçonnets, 1 fillette, 195 femmes, 2221 hommes.

208 personnes dont 11 garçonnets, 1 fillette, 5 femmes et 192 hommes, accueillies au bureau du GARR ont reçu une assistance. Cette dernière consiste généralement en appui psycho-social et médical, kits hygiéniques, vêtements et chaussures, en nourriture, hébergement et frais de transport et référencement.

Selon les témoignages de plusieurs des migrantes et migrants rapatriés, les conditions de leur rapatriement ne respectent aucun principe des droits fondamentaux. Ils/elles ont été l’objet de plusieurs violations notamment le droit à l’alimentation, à la santé, à la sécurité, à la non-discrimination, et à l’identité.

En effet, ils/elles se plaignent d’être placés en garde à vue sans eau, sans nourriture et sans lits. D’autres dénoncent les agents de l’immigration dominicaine qui ont saisi leur document de voyage et pièce d’identité notamment passeport, carte d’identification nationale. Certains ont même été l’objet de bastonnade de la part des soldats

« On m’a fait passer toute une soirée en prison avec des menottes en main sans eau et nourriture. C’est pour la première fois que j’ai connu une telle misère. J’avais même eu le temps de pleurer ma mort », a fait savoir un Saint-Louisien qui a vécu 9 ans en République Dominicaine.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 23 Aug 2018 19:37:19 +0000
Reprise des activités au point frontalier de Carisal/Comendador https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1995-reprise-des-activités-au-point-frontalier-de-carisal-comendador https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1995-reprise-des-activités-au-point-frontalier-de-carisal-comendador Le point frontalier de Carisal/Comendador

Les activités ont repris au point frontalier de Carisal/Comendador dans l’après-midi du 20 août 2018 suite à une rencontre entre le haut état-major dominicain du Corps Spécialisé de la Sécurité Frontalière Terrestre (CESFRONT) et les autorités locales de Belladère, a informé Ulrick Camille, animateur du GARR dans cette commune.

Il convient de rappeler que le 18 août 2018 aux environs de 15 heures, un incident violent ayant opposé des civils haïtiens à des militaires dominicains s’est produit à la frontière. Ce qui a créé un vent de panique au sein de la population.

En effet, un camion qui transportait du ciment en provenance de la République Dominicaine, a été confisqué par les autorités de la douane dominicaine d’Elias Piña suite au refus du transporteur de laisser inspecter les produits importés.

En représailles, deux camions appartenant à des Dominicains qui se trouvaient à Carisal ont été saisis par un groupe de civils haïtiens. Ces derniers ont aussi lancé des pierres et des bouteilles en direction du territoire dominicain.

Renforçant leur effectif, les militaires du CESFRONT ont investi le territoire haïtien et tiré à hauteur d’homme sur le groupe de ressortissants haïtiens. Six usagers de la frontière ont été touchés à la cuisse, à la jambe et au thorax. Ils ont été transportés au centre hospitalier de Mirebalais.

Des impacts de projectiles ont été constatés sur les murs du bâtiment logeant le Bureau de  la douane haïtienne, a constaté le GARR.  

Le GARR condamne la violation de l’intégrité du territoire national par l’armée dominicaine. Il déplore le fait que de paisibles citoyens qui vaquaient à leurs activités soient victimes de ce grave et malheureux incident. Il demande aux autorités concernées de leur prêter assistance.

Par ailleurs, il regrette l’agissement du camionneur qui a enfreint les principes relatifs à l’importation de marchandises.

Le GARR en profite pour exhorter les autorités haïtiennes à poursuivre les pourparlers binationaux en vue de meilleures relations entre les deux peuples partageant l’île.

Il les appelle à renforcer la présence des forces de l’ordre à la frontière afin de freiner la contrebande et de protéger les populations des communes frontalières qui sont livrées à elles-mêmes.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 21 Aug 2018 16:48:05 +0000
La CCHD attire l'attention des autorités insulaires sur la fin du PNRE https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1994-la-cchd-attire-lattention-des-autorités-insulaires-sur-la-fin-du-pnre https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1994-la-cchd-attire-lattention-des-autorités-insulaires-sur-la-fin-du-pnre La Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR, Géralda Sainville et l'Officier de communication du Service Jesuite aux Migrants, Lunos Saint Brave, lors d'une conférence de presse au siège social du GARR à Christ-roi, le 16 août 2018

Déclaration conjointe de l'Assemblée ordinaire de la CCDH

7 et 8 août 2018

 

 

Port-au-Prince, République d'Haïti

Les organisations membres de la Commission de Concertation Haïtiano-Dominicaine (CCHD) saluent les efforts de l'État dominicain dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Régularisation des Étrangers (PNRE) en situation irrégulière lancé en 2014, processus suivi de près par l'ensemble des institutions sociales qui travaillent pour le respect des droits des migrants et migrantes et le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux nations de l’Île.

Toutefois, la CCHD exprime ses profondes préoccupations relatives à l’échéance du deuxième moratoire accordé aux migrantes et migrants haïtiens inscrits au PNRE afin de compléter leur dossier de demande de régularisation. D’un côté, les défaillances en termes de communication et sensibilisation des intéressés et d’un autre les profondes déficiences de l’Etat haitien à leur fournir les documents nécessaires, sont deux facteurs clés qui laissent dans l’incertitude des dizaines de milliers de demandeurs face à la date butoir du 26 août 2018.

En regard à cette situation aggravée par la démission du gouvernement haitien depuis près d’un mois, la CCHD demande au gouvernement dominicain de reconsidérer le délai accordé, jusqu’à l’installation en Haiti de nouvelles autorités et d’interlocuteurs valides pouvant contribuer à l’issue heureuse d’une action aussi ambitieuse comme le PNRE. 

Dans cette conjoncture, la CCHD est convaincue que la coopération bilatérale jointe à l’appui de la société civile est indispensable en vue de la mise sur pied de mécanismes d'informations clairs et abordables pour toutes les migrantes et tous les migrants enregistrés en tant que non-résidents, afin d'établir l'ensemble des droits que leur statut actuel implique. Par exemple, plus d’informations sur l’accès à la sécurité sociale et la possibilité d’ouvrir un compte bancaire, entre autres éléments.

Aussi, il est opportun de souligner à l’attention des autorités que les données de la deuxième enquête d’immigrants en République dominicaine (ENI 2017), publiées en 2018, démontrent d’une part que le PNRE a couvert moins de la moitié de la population migrante haïtienne en situation irrégulière ; d’autre part que des milliers de Dominicains et Dominicaines d’ascendance étrangère confrontent une situation d’apatridie non résolue par la loi 169-14. 

La CCHD, en tant qu’articulateur d’initiatives pour une bonne compréhension binationale, fait un appel au strict respect des traités internationaux signés par les deux pays et accords bilatéraux qui réglementent la question des rapatriements et expulsions afin d’éviter des opérations collectives qui affecteraient injustement des personnes établies ou nées en territoire dominicain avant la réforme constitutionnelle de 2010 et la mise en application de la loi de l’immigration 285-04. 

 

Les organisations membres de la Commission de Concertation Haïtiano-Dominicaine (CCHD) recommandent aux deux États de :

  • Conjuguer leurs efforts en vue de la relance des travaux de la commission mixte bilatérale aussitôt que le nouveau gouvernement haïtien soit installé afin d’établir un dialogue franc et productif sur la question migratoire.
  • Ouvrir cet espace de dialogue de haut niveau à la participation formelle de la société civile insulaire à travers des représentantes et représentants d’organisations dont le travail est dédié aux différents aspects des rapports entre les deux pays.

Lancée en 2013, la CCDH est une initiative de rapprochement et de coordination entre des organisations haïtiennes et dominicaines pour une meilleure attention aux migrantes et migrants et des échanges permanents relatifs à l’agenda binational.

Pour la CCDH :

 

En Haití 

  • Fondation Zile-Haiti (FZ);
  • Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) ;
  • Observatoire de Recherche sur les Rapports Élites-Populations et les Migrations (ORREM) ;
  • Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) ;
  • Sant Pon Ayiti (SPA);
  • Service Jésuite aux Migrants – Solidarité Fwontalye Haïti (SJM-SFw-Haïti).

En Republique Dominicaine

  • Movimiento de Mujeres Dominico Haitianas (MUDHA)
  • Movimiento Socio Cultural para los Trabajadores Haitianos (MOSCTHA);
  • Centro de Observación Migratoria y el Desarrollo Social en el Caribe (OBMICA).
  • Centro de Desarrollo Social (CEDESO)
  • Centro Cultural Domínico Haitiano (CCDH)
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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 16 Aug 2018 19:02:35 +0000
Renforcer le rôle des leaders communautaires dans l’accueil des personnes rapatriées au niveau de la frontière https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1991-renforcer-le-rôle-des-leaders-communautaires-dans-l’accueil-des-personnes-rapatriées-au-niveau-de-la-frontière https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1991-renforcer-le-rôle-des-leaders-communautaires-dans-l’accueil-des-personnes-rapatriées-au-niveau-de-la-frontière Des participantes et participants suite à une séance de formation à Ganthier

Sous le leadership du GARR, une série d’ateliers ont été réalisés de janvier 2017 à juillet 2018 dans les communes frontalières d’Haïti. Le plus récent s’est déroulé dans la commune de Ganthier, le 31 juillet 2018.

A travers ces activités, le GARR se donne pour mission de renforcer la connaissance et la capacité des leaders communautaires, notamment les autorités locales, les religieux, les jeunes, les femmes, les professionnels des médias et les représentants d’organisations communautaires de base (OCB). Ce qui permettra de constituer des réseaux plus efficaces dans les communes frontalières qui accueillent quotidiennement des migrantes et migrants  haïtiens rapatriés.

Ces ateliers constituent aussi un espace de dialogue qui vise à promouvoir des échanges entre les participantes et participants provenant de différents secteurs tout en identifiant des domaines de collaboration au niveau des communautés.

Le GARR se propose, par ailleurs, d’engager dans les communautés frontalières des réflexions sur les stratégies de lutte contre les problèmes qui les affectent tels que la migration irrégulière, le problème d’état civil et d’autres violations de droits humains.

Au cours de ces séances de travail avec les communautés frontalières, l’institution de promotion et de défense des droits des migrants a présenté les résultats obtenus dans ses différentes interventions à la frontière, notamment ceux relatifs à l’accueil et à la réinsertion des rapatriés.

Soulignons que le GARR fournit depuis 27 ans une assistance humanitaire aux migrantes et migrants haïtiens rapatriés de la République Dominicaine. A travers cette assistance, les rapatriés reçoivent généralement un appui psychosocial, de la nourriture, des vêtements, un appui médical, de l’hébergement et des frais de transport.

En ce qui concerne le volet réinsertion, les rapatriés reçoivent une assistance financière pour mener des activités génératrices de revenus (AGR), des logements sociaux et un accompagnement pour régulariser leur situation à l’état civil.

Les personnes réinsérées sont formées sur des thématiques liées aux droits humains. Celles qui sont bénéficiaires de l’appui économique sont outillées en gestion des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Un appui scolaire est également fourni aux enfants rapatriés.

Tout en se croyant redevable envers les bénéficiaires de ses différents programmes, le GARR travaille à porter les leaders communautaires à être de véritables acteurs pour de réels changements dans leurs communautés. Une stratégie efficace pour améliorer l’accompagnement des migrantes et migrants haïtiens rapatriés de la République Dominicaine.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 03 Aug 2018 16:03:48 +0000
Un délai de 3 mois accordé par la CIDH aux autorités dominicaines pour se prononcer sur le dossier d’un migrant haïtien agressé en République Dominicaine https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1983-un-délai-de-3-mois-accordé-par-la-cidh-aux-autorités-dominicaines-pour-se-prononcer-sur-le-dossier-d’un-migrant-haïtien-agressé-en-république-dominicaine https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1983-un-délai-de-3-mois-accordé-par-la-cidh-aux-autorités-dominicaines-pour-se-prononcer-sur-le-dossier-d’un-migrant-haïtien-agressé-en-république-dominicaine Jean Wilkens Guillaume lors de la conférence de presse

La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) accorde un délai de  trois mois  à  l’Etat dominicain pour s’expliquer des actes de violence qui avaient été perpétrés en République Dominicaine, en 2007,  à l’encontre de Jean Wilkens Guillaume, un migrant haïtien de 47 ans.  

Au cours d’une conférence de presse tenue au Bureau du GARR à Christ-roi (Port-au-Prince), le 1er août 2018,  M. Guillaume  a déclaré résider en République Dominicaine depuis 1994. Il travaillait dans le domaine du tourisme et de la construction.

En 2007, au moment où il vaquait à ses activités, trois agents de l’immigration dominicaine lui ont demandé de leur présenter son document.

M. Guillaume leur a soumis sa carte de résidence valide. Les agents de l’immigration ont confisqué ce document et l’ont battu sévèrement.  Ce qui l’avait empêché de continuer à travailler, a-t-il expliqué.

Le migrant haïtien avait porté plaintes sans succès auprès de la police et de la justice dominicaine.  Trois mois plus tard, sa carte de résidence lui avait été remise après qu’il eut contacté les représentants diplomatiques haïtiens à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo et sollicité l’appui des organisations des droits humains en République Dominicaine.  

En 2011, M. Guillaume allait être arrêté et mis en prison à Haina où il a passé 1 mois et 17 jours avant d’être  rapatrié au point frontalier de Comendador/Elias Piña. Il avait été accueilli au bureau régional du GARR à Belladère.

Selon les explications du migrant haïtien, il n’avait pas été en situation irrégulière en territoire voisin au moment de sa reconduction à la frontière.   

N’ayant pas été satisfait de la décision des autorités de la migration dominicaine, il est retourné en République Dominicaine durant la même année.

Le 30 juillet 2013, il avait saisi la CIDH en vue de porter l’Etat dominicain à lui rendre justice et réparation pour le préjudice qui lui avait été causé.

Dans une correspondance datée du 19 avril 2018 adressée  à l’Etat dominicain dont une copie a été transmise à Jean Wilkens Guillaume, la CIDH a informé le gouvernement dominicain «qu’un délai de trois mois lui a été accordé pour présenter ses remarques, conformément à l'article 30 du règlement intérieur de ladite institution de droits humains».

Jean Wilkens Guillaume qui s’est montré satisfait de la démarche de la CIDH, a indiqué qu’il ne baissera pas les bras jusqu’à l’aboutissement du dossier.  

La CIDH est un organe principal et autonome de l'Organisation des États américains (OEA), dont le mandat découle de la Charte de l'OEA et la Convention américaine des droits de l'homme. La Commission a pour mandat de promouvoir le respect des droits humains dans la région et agit comme un organe consultatif de l'OEA en la matière.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 03 Aug 2018 12:44:27 +0000
28873 rapatrié-e-s et 680 retourné-e-s spontanés recensés pour le premier semestre de l’année 2018 https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1981-28873-rapatrié-e-s-et-680-retourné-e-s-spontanés-recensés-pour-le-premier-semestre-de-l’année-2018 https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1981-28873-rapatrié-e-s-et-680-retourné-e-s-spontanés-recensés-pour-le-premier-semestre-de-l’année-2018 Vue d'une opération de rapatriements

Les autorités de la migration dominicaine continuent de durcir le ton dans les opérations de rapatriement à la frontière haïtiano-dominicaine. Durant les six premiers mois de l’année 2018, 28873 cas de rapatriement et 680 retournés spontanés ont été recensés par le GARR  au niveau des points frontaliers officiels et non officiels. Beaucoup de mineurs non accompagnés ont été dénombrés parmi lesquels 124 ont été enregistrés par le GARR. Ces données statistiques, on se le rappelle, ne correspondent pas toujours à la totalité des migrantes et migrants rapatriés.  

 

Bastonnades, confiscation de documents de voyage et des cartes de résidence du PNRE des migrantes et migrants, vol d’objets de valeur dont des téléphones portables ont été entre autres les divers cas de violations des droits humains qui ont été recensés et dénoncés par les personnes rapatriées qui avaient été accueillies par le GARR.

Voltaire Domond, 35 ans et Thabot Charles, 26 ans, deux migrants haïtiens, se sont vus confisquer leurs passeports munis d’un visa valide avant d’être reconduits au point frontalier Carisal/Comendador, à Belladère en février 2018. Ces derniers sont respectivement originaires de Saint-Raphaël (Nord) et de Saint-Michel-de-l’Attalaye (Artibonite).

Mogène Pierre dont le téléphone portable a été confisqué lors de son rapatriement, a dénoncé également le comportement d’un militaire dominicain qui aurait saisi sa carte de résidence du PNRE appartenant à un autre rapatrié.  

Mis à part la question de confiscation de documents d’identité et de voyage, le traitement accordé aux rapatriés est criant. Les migrantes et migrants sont arrivés pour la plupart à la frontière dans des conditions déshumanisantes avec des vêtements sales, des chaussures et vêtements déchirés.

Bon nombre d’entre eux ont déclaré avoir été violemment frappés par des militaires et des agents de la migration durant le processus de leur rapatriement. « Du centre de détention jusqu’à notre arrivée à la frontière, nous avons été malmenés et traités avec mépris. », ont-ils dénoncé.

Au Bureau du GARR à Belladère, plusieurs migrants ont été reçus avec des blessures graves. Le cas le plus récent est celui de Rochenel Jean, un migrant de  27 ans. Il a été sévèrement attaqué à l’arme blanche par 3 civils dominicains qui avaient investi son domicile dans la nuit du 26 juin 2018. Deux jours après,  les autorités dominicaines l’ont rapatrié sans qu’il ait obtenu justice et réparation pour le préjudice qui lui a été causé.

Soulignons que les violations des droits humains sont commises comme une lettre à la poste lors des opérations de rapatriement. Une situation qui inquiète vivement le GARR qui assure depuis près de 27 ans le monitoring au niveau de la frontière.

Un autre fait courant, les autorités dominicaines n’ont pas accordé du temps aux migrants pour récupérer les biens acquis pendant de longues années de travail en République voisine.

Selon les données enregistrés, les migrantes et migrants rapatriés au cours du premier semestre de 2018 ont vécu entre trois mois et dix ans en territoire dominicain.

Il convient de noter que Carisal/Comendador (Centre) est le point frontalier ayant accueilli le plus grand nombre de rapatriés avec un total de 13722. La frontière d’Ouanaminthe (Nord-est) vient en deuxième position avec un effectif de 11417 personnes rapatriées. Celle d’Anse-à-Pitres/Pedernales (Sud-est) a accueilli plus de 1500 rapatriés. Viennent enfin Malpasse/Jimani (Ouest) avec 1946 rapatriés et Cornillon/Grand-Bois un point non officiel du département de l’Ouest avec un total de 228 personnes.

Rappelons que les rapatriements et retours spontanés qui ont été observés à Anse-à-Pitres (Sud-est) étaient provoqués notamment par l’assassinat d’un couple dominicain survenu à Las Mercedes (Pedernales) en février 2018. 60 nouveaux cas de rapatriement avaient été également observés le 20 juin 2018.

San Juan de la Maguana, Santo Domingo, Las Mercedes, Barahona, Higuey, San Pedro de Macoris, sont entre autres les différentes villes dominicaines où les migrantes et migrants haïtiens rapatriés ont vécu.

Le GARR plaide en faveur du respect des droits des migrants haïtiens dans les opérations de rapatriement. Il appelle une fois de plus le gouvernement haïtien à se soucier davantage des droits économiques de ses ressortissantes et ressortissants qui sont livrés à eux-mêmes en territoire dominicain.

Il en profite pour attirer l’attention de l’Etat haïtien sur la fin de la prolongation des cartes de résidence octroyées aux migrants haïtiens dans le cadre du (PNRE) qui est prévue le 26 août 2018. Les bénéficiaires dudit programme qui s’estiment à environ 239 000 migrants seront sous la menace de déportation.

A noter que 274557 migrants dont 134291 rapatriés et 140266 retournés spontanés se sont retrouvés en Haïti de juillet 2015 à juin 2018 sans être jusqu’ici réinsérés.

Il est urgent que les autorités haïtiennes entrent en pourparlers avec l’Etat dominicain pour éviter un éventuel rapatriement massif dans les mois à venir.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Thu, 05 Jul 2018 19:39:44 +0000
Un migrant haïtien agressé à coups de machette en République Dominicaine https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1980-un-migrant-haïtien-agressé-à-coups-de-machette-en-république-dominicaine https://garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1980-un-migrant-haïtien-agressé-à-coups-de-machette-en-république-dominicaine Drapeaux d'Haiti et de la République Dominicaine

Rochenel Jean, un migrant haïtien de 27 ans, a été sévèrement attaqué à l’arme blanche par 3 civils dominicains dans la nuit du 26 juin 2017. L’incident regrettable est survenu à Juan de Herrera, une municipalité de la province dominicaine de San Juan, a rapporté Louistan Dormévil, animateur du GARR à Belladère.

Après avoir reçu plusieurs coups de machette des assaillants dominicains qui ont investi son domicile,  M. Jean a déclaré avoir eu la vie sauve parce qu’il faisait semblant d’être mort.  

Les malfrats dominicains ont emporté presque tout ce qu’il avait à la maison entre autres, un appareil de radio, un téléviseur et un ventilateur.

Le migrant haïtien s’était rendu rapidement à l’hôpital en vue de recevoir des soins que nécessitait son cas. Après avoir été soigné, le médecin dominicain l’a remis aux agents de la Direction générale de la migration.   

Il a été rapatrié, le 28 juin 2018, au point frontalier de Carisal/Elias, à Belladère, après avoir  été gardé pendant une nuit dans un centre carcéral à Haina.

Originaire de Cerca-la-Source, Rochenel Jean travaillait dans le domaine de la construction en République Dominicaine et y a vécu 10 ans.

Il a fustigé le comportement des autorités de la migration dominicaine qui l’ont rapatrié en Haïti bien qu’il ait été victime sans avoir eu la possibilité d’obtenir justice et réparation pour le préjudice qui lui a été causé.

Il convient de rappeler que le 18 février 2018, à Los Morenos, une localité de Villa Mella, Jodesty Prucien, un migrant haïtien de 39 ans avait été aussi  victime d’une attaque de la part de 2 voleurs dominicains. Ces derniers avaient investi son domicile et l’avaient assassiné à l’arme blanche, selon les témoignages de la femme du défunt. 

L'agresseur dominicain avait  été appréhendé par la police et relâché quelques jours plus tard.

Le GARR s’est dit inquiété des actes de violence perpétrés à l’encontre des migrants haïtiens en République Dominicaine.

Il appelle les autorités haïtiennes à travailler de concert avec l’Etat dominicain pour que Rochenel Jean et toutes les autres victimes puissent obtenir justice et réparation.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Mon, 02 Jul 2018 20:15:11 +0000